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2. A publié en 1764 un remarquable travail intitulé : Umonneclad llioiighls.

L'AKT DES JARDINS.

A ce moment (1770) parut le premier livre fondamental sur l'art des jardins paysagers, publié par Whately ' . C'est un traité analytique traitant des matériaux, puis des scènes, et enfin des sujets du jardinage; le style en est clair et l'ordonnance parfaite. Et pour joindre l'exemple au précepte, Whately se mit à embellir avec goût la propriété de Nonesucli, qui appartenait à son frère, le révérend docteur J. Whately.

Brown, on devait s'y attendre, eut de nombreux imitateurs. La nouvelle « fashion » ne connut plus de bornes. Chambers, qui avait publié en 1772 sa description des jardins chinois - et qui avait donné des conseils à mi grand nombre de ses compatriotes désireux de construire ou de planter « à la chinoise », dit lui-même que les jardins tombèrent alors dans des excès ridicules. La demande trop abondante fit naître une foule de fabricants de jardins de bas étage, qui, pour avoir l'air de ressembler à Brown, tirèrent à des milliers d'exemplaires le massif rond, la ceinture d'arbres et la pièce d'eau inévitable. De ce moment, vers l'année de la mort de Brown, survenue en 1783, date une véritable décadence dans l'art des jardins paysagers en Angleterre, jusqu'à ce qu'une sorte de renaissance se fît jour sous l'inspiration de plusieurs hommes d'un talent supérieur.

Mais le développement des jardins paysagers en Angleterre se relie étroitement, vers cette époque, à celui qui avait lieu en France, où nous devons retourner un peu en arrière.

Nous avons laissé les jardins en France au moment oii tout était asservi à la ligne droite et à la froide symétrie, depuis les palais jusqu'aux modestes maisons de campagnes. L'excès qui résulta de cet état de choses dura assez longtemps, puisqu'il faut atteindre l'année 1763 pour trouver des traces du nouveau style dans YEssai sur l' Architecture, de Laugier.

Mais déjà le sentiment de la nature se propageait en France, avec l'école philosophique dont J.-J. Rousseau fut le plus illustre représentant. Dès 1759, il avait publié la Nouvelle IJcloise, et la description qu'il fit des jardins de Clarens, n'avait pas peu contribué à inspirer à ses lecteurs l'idée de réaliser le rêve de celui qui s'était nommé « l'amant de la nature ». Ses Lettres sur la botanique et d'autres passages de ses œuvres où le philosophe génevois se révèle comme un amateur enthousiaste des beautés naturelles, augmentèrent le nombre de ses adeptes. Son ami, le marquis René de Girardin, entreprit bientôt de transformer sa propriété d'Ermenonville, près Paris, suivant les indications de Rousseau.

Ces préceptes étaient encore assez vagues, et le marquis de Girardin paraît avoir commis bien des erreurs, ainsi qu'il l'avoue lui-même dans l'introduction de son ouvrage ^ mais déjà le nouveau style qui se développait

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