VILLA D ESTE. CASCADE D HERCULE
(État actuel.)
mythologiques : Esculape, Hygie, Pomone, aux Sibylles, à Bacchus, Vénus, Diane, à la Nature, à Antinoé, Neptune, Triton (fig. 29, 46). D'exquises gravures de Pérelle et d'Israël Silvestre montrent d'immenses escaliers en fer à cheval encadrés d'arbres, des fontaines par gradins, et des jets d'eau lançant leurs gerbes entre d'immenses vases à fleurs (flg. 29).
Il convient de signaler encore, à Rome, les jardins du palais Colonna, la villa Madama, la vigna di Papa Giulio, et les Orti Farnesiani, sur le Palatin, aujourd'hui détruits.
IIO
1, ART DES ÎARDINS
L'ensemble devait êtremerveilleux. En ses Promenades dans Rome ', Stendhal, qui fit preuve au cours de ses voyages en Italie de facultés observatrices si délicates, remarque combien les Italiens d'aujourd'hui savent encore apprécier ces
(jLNl.s. — CAMl't) SANIO.
ilitat actuel.)
vestiges d'un art ancien. « J'ai vu des Romains passer des heures entières dans une admiration muette, appuyés sur une fenêtre de la villa Lante, sur le mont Janicule. On aperçoit au loin les belles figures formées par le palais de Monte-Cavallo, le Capitule, la tour de Néron, le Monte Pincio et l'Académie de France, et l'on a sous les yeux, au bas de la colline, le palais Corsini, laFarnésina.IepalaisFarnèse. »
' Stendliah Piviiienades dans Rome, l. p. 104.
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ji(,. 31, — \]:K()Ni:. — vu.i.A GiLsii. (État actuel
112 LARTDESJARDINS
Les jardins du Palais Doria à Gênes sont de 1529; le plan en est dû au frère Montorsoli, architecte romain, et les arabesques à Périno del Vaga, élève le Raphaël ; les escaliers sont décorés de portiques à arcades, et, au milieu des parterres, une immense fontaine supporte la statue d'Andréa Doria, amiral de Gênes, et, pour ce, figuré en Neptune appuyé sur son trident. On mentionne encore dans la même ville les jardins Balbi, Sauli et Durazzo, le Campo-Santo (fig. 30). A Vérone, les jardins Giusti. très remaniés, il est vrai, sont des plus remarquables (fig. 31).
Mais, en cet ordre d'idées, comme en toutes choses artistiques d'ailleurs, la palme est à Florence, la ville des fleurs, comme Athènes était la cité des violettes. Dans ïltalie dliier, Edmond et Jules de Goncourt disent que « les villas, ces blanches demeures, dans la noire verdure du leccio (chêne vert), font la riante ceinture de Florence ». Et ceci est pour infirmer l'étrange jugement de Stendhal : « Les Italiens modernes abhorrent les arbres ; les peuples du Nord qui n'ont pas besoin d'ombre vingt fois par an, les aiment beaucoup ; cela tient à l'instinct de cette race d'hommes nés dans les bois. »
Les Médicis furent de grands bâtisseurs. Dès le milieu du XV* siècle, la capitale de la Toscane et les environs leur doivent nombre de villas^ somptueuses, où ils donnèrent des fêtes magnifiques aux écrivains et aux artistes. II convient de signaler, en premier lieu, le palais Pitti (fig. 32), et le jardin Boboli, qui eut pour sculpteur Tribolo, et pour architecte Buontalenti. Ces deux maîtres eurent à compenser par d'autres agréments une grande pénurie d'eau; mais, devant la villa, les perspectives étaient merveilleuses, et ils en accrurent encore la magnificence par un artifice
fort heureux : ils substituèrent à l'habituel jardin de parade un cirque, dominé par des terrasses de chêne, dont les lignes semblaient continuer les ailes latérales du monument. Une allée de C3^près, dévalant en bas la pente, conduit à la petite île Gian-Borgia.
Les Concourt ont eu l'occasion, en 1856, de visiter ces lieux, et voici la jolie description qu'ils en donnèrent : « Un coin charmant que le jardin Boboli ; une petite île, au milieu de laquelle, d'une petite forêt de citronniers en fleurs, s'élève la statue de Jean de Bologne, le créateur des na'iades de l'Arno, le distributeur poétique des eaux du fleuve ; une petite ile qu'entoure une élégante barrière, formée par des compartiments de trois balustres sculptés en forme de congélations, rompue de distance en distance par une console plus basse, où est posé un oranger. Deux grilles ouvrant entre quatre colonnes, par une jetée de pierre qui traverse le canal, mènent à Tile, où des tritons sont penchés sur des vasques formées d'une grande coquille avec les enroulements d'un corps finissant en queue squameuse de dauphin, dans le contorsionné d'une rocaille, où semble avoir passé la violence du ciseau de Michel-Ange. Deux fausses entrées sont décorées d'amours, au milieu d'attributs de Neptune ; et de l'eau, où trempent de grands pots rouges fleuris, deux escaliers, montés sur des chevaux marins, escaladent la berge. Là, sous cette verdure intense des citronniers et des orangers, la blancheur des marbres est telle, que tout ce monde maritime apparaît comme une grandiose sculpture en biscuit pâte-tendre, posée sur un papier vert velouté. »
C'est le même goût que l'on remarque dans la villa de Cafaggiolo, dans celle de Careggi, élevée, en mémoire de
i[6 i.'art des jardins
racadémie platonicienne, par Laurent le Magnifique, qui y hébergea Marsile Ficin, Pic de la Alirandole. Landini, Cavalcanti. Ange Politien, et dans les résidences champêtres de Pratolino et de Casteljo, pour lesquelles les Médicis gaspillèrent les finances de la ville '.
Vers la fin du xvi^ siècle, les architectes semblent restreindre les orgues d'eau, les coups de vent, les jeux à surprises, sur lesquels on aura l'occasion de revenir un peu plus loin, et qu'ils dissimulent dans des grottes spéciales. De cette époque date la villa Negroni-Massimi, sur l'Esquilin et le Viminal ; on commence de la construire en 1580. Les plans du casino inférieur sont de Domenichino : du belvédère on a une vue magnifique sur la basilique Sainte-Marie-Majeure, sur une colline de cyprès et la campagne romaine.
Le plan delà villa Aldobrandini, près Frascati, est peutêtre de Giacomo délia Porta, l'architecture d'eau d'Horace Olivier. Il comporte un tertre, un jardin de parade, une cascade, de grandes architectures sur des rochers âpres et escarpés. Une fontaine en rocailles y est du plus bel effet, encadrée de deux statues dans des niches, sous des portiques supportant des vases de fleurs, et adossée à deux escaliers, qui conduisent à une terrasse. Israël Silvestre en a donné une jolie gravure.
Il faut citer, en outre, la villa Alattei (fig. 33), sur le Coelius (1582), et la villa Médicis, sur le Monte-Pincio, où est installée l'Académie de France à Rome. C'est sous ses berceaux de verdure, le long du leccio, que la plupart des grands artistes français se sont imprégnés de la tradition
' Pour ces deux villas, voy. plus loin les descriptions de Montaigne.
antique. Velasquez. du temps qu'il était à Rome, en 1O31). V habita, par privilège spécial du duc de Toscane, qui en était propriétaire. 11 en rapportadeux petits tableaux, qui.
lie;. 54. ROME. — VUE PRISE Dl- LA VILLA MÉDICIS, P.\K VELASQL'EZ.
(Musée du Prado.)
au témoignage de M .M. Emile Michel et Beruete, sont des chefs-d'œuvre, présentant l'apparence de Corot, avec leurs « tons dominants gris argentés, et leurs verts foncés et délicats ». l.e premier représente d'immenses cyprès
ii8 l'artdesjardins
dominant une terrasse, le second un portique en réparation et une vue sur la villa. L'architecture de celle-ci est d"Annibale Lippi K
On pourrait arrêter ici Ténumération des villas italiennes de la Renaissance, puisque nous voici arrivés au xvu^ siècle ; il parait préférable pourtant de la poursuivre jusqu'à l'époque où les jardins de \'ersailles. eux-mêmes inspirés de l'art italien, influèrent sur lui à leur tour. Carlo Maderna construisit, après 1600, les grottes et jets d'eau du Quirinal (fig. 35I ; Jean Fontana la villa Borghèse di Mondragone, près Frascati, où Paul \' allait oublier les fatigues du pouvoir.
Devant la porta San-Pancrazio à Rome est la villa Pamphili, dont la renommée est universelle (tig. 39) ; on l'a bâtie sur l'emplacement des anciens jardins de Néron, de même que les villas L.udovisi, .Médicis et Barberini recouvrent les parcs de Salluste, de LucuUus et de Galba. C'est le chevalier Alessandro Algardi qui la dessina, aux environs de 1650. Il fut singulièrement aidé parla situation remarquable de la villa, arrosée par l'abondante aqua Paolina, et qu'entourent une fort belle forêt de pins et des prairies fleuries d'anémones. Les visiteurs ne manquent pas d'admirer la fontaine de la Colombe Pamphylia avec ses niches, où des jets deau s'élancent pour retomber en cascade, la fontaine de Vénus sortant de l'onde, le Bel-Respiro enfermé de murailles de verdure et de statues (fîg. 38) et la grotte immense, toute ruisselante. Le coup d'œil, à l'époque de la construction, devait être merveilleux. La villa n'a pas laissé d'ailleurs d'intéresser les artistes ; et voici comme
' Beruetc. Vélasqiie:^, p. 50.
Tont vue les Goncourt, en 1856 : « La villa : lapparence d'un coffret de Benvenuto Cellini, en argent bruni, avec au-dessus de son toit, dans le bleu du ciel, de petites statues blanches qui ont l'air de sentinelles de l'Olympe au milieu d'arbres noirs penchés sur des eaux d'indigo, et. dans l'entour, des gazons, tout blancs du fleurissement des marguerites. Et des coins comme celui-ci : sous des pins parasols, sous ces baliveaux joliment violacés de soixante pieds, et dans leurs ombres remuantes sur les terrains, un morceau de vieille terrasse, aux balustres ventrus, surmontée de vases canelés, portant des aloès à la verdure bleuâtre, et où, de distance en distance, entre les pilastres, un œil de bœuf est masqué par de grands camélias en fleurs. Au centre, une petite fontaine, décorée d'un amour, porté sur un parvis de marbre blanc, par quatre faunins, parmi un semis de fleurs de lys en bronze, plaqué sur la muraille : petite fontaine entourée d'une petite pelouse, où s'élèvent des pots bleus, garnis de plantes grasses, et bordée d'entrelacs de violettes embaumantes dont les dessins sont pareils aux dents d'une broderie verte sur le sable jaune.
Et voici, pour finir, la villa Conti. aujourd'hui Torlonia. près Frascati ; la villa Barberini; le jardin du cardinal Montalte (fig. 40) ; et enfin les jardins de la villa Ludovisi tracés, au Monte-Pincio, sur les plans du cardinal Lodovico Ludovisi, en 1622, plans que Le Nôtre retoucha, lors de son voyage à Rome, et dont il s'inspira pour \'ersailles (fig. 41).
A la suite de ces parcs fastueux, pour être complet et faire contraste par surcroit, il conviendrait de mentionner les jardins particuliers, moins ambitieux, et dont on
trouve de jolies images dans les manuscrits et la peinture. Tels seraient le jardin avec labyrinthe, tonnelles, berceaux, kiosque, d'un noble vénitien, Magi, représenté dans une miniature de 1578 (tig. 42); Thortus conclusus, figuré dans la Sainte famille avec les anges de Filippino Lippi, avec sa balustrade carrée en bois, ses bancs de bois décorés de festons et de guirlandes (fig. 43) ; la tonnelle de La Vierge et l'enfant de Bernardino Luini, qui se trouve à l'Académie royale de Milan; le petit jardin de couvent, par terrasses carrées, enfermé de fines palissades, et qui se voit par l'entre bâillement d'une porte, à côté de la Vierge jouant avec Jésus (fig. 44), dans la Sainte-Famille, de Pietro Garofalo ; et encore, dans un volume de puids ou palinodies en l'honneur de la Vierge, une miniature où Notre Dame est assise avec Jésus, sur un rocher, tandis que, sous les remparts d'une ville, des jeunes filles causent dans un jardin, fermé d'une haute porte carrée, et ombragé par les arceaux des arbres.
On pourrait ajouter encore que des jardins botaniques furent créés à Ferrare, en 1540, par Brasavola; à Florence, pour le compte de Cosme, en 1543, par Lucas Ghini; à Padoue, en 1546; à Bologne, en 1548, par Aldrovande. Le célèbre naturaliste Conrad Gessner en cite une cinquantaine, au milieu du xvi^ siècle. Mais ces différents renseignements intéressent plus la curiosité que l'art ; ils ne concordent pas tous entre eux, la fantaisie particulière s'exerçant en ce domaine à sa guise. On ne trouve que dans les villas italiennes le véritable jardin de la Renaissance.
Il arrive bien des fois, quand on étudie Tantiquité ou le moyen âge, qu'on regrette de n'avoir pas une sorte de
guide descriptif, écrit par un contemporain, fût-il aussi crédule que le bon Pausanias. Pour les villas italiennes, la plupart détruites maintenant, ou tellement transformées, on est servi à souhait, puisqu'on peut les visiter
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ne. 37, — ROME. — I.A CASCADE DE LA VILLA PAMl'HILI.
lÉtat actuel.)
avec le meilleur des cicérones, avec Montaigne lui-même. C'est une fortune de faire route avec lui, s'instruisant de son expérience, goûtant le charme de sa bonhomie narquoise, et de son esprit si délicat. On sait qu'en l'année 1580, vers la cinquantaine, souffrant de la pierre, il réso-
1^4 i/art dks jardins
lut de visiter les stations thermales dune vertu reconnue. Il séjourna, au cours de son voyage, à Plombières, Augsbourg, Trente, Florence, à Rome où il résida cinq mois et où il reçut le titre de bourgeoisie, enfin aux bains de Lucques. Chemin faisant, il écrivit une relation, qu'a publiée. M. de Querlon, en 1774, sous le titre : Journal de voyage de Michel de Montaigne en Italie par la Suisse et l'Allemagne, en i58o et 1S81, avec des notes.
Voici ce qu'il vit à Pratolino : <■ Nous détournâmes en chemin sur la main droite environ deux milles, pour visiter un palais que le duc de Florence y a basti depuis douze ans, où il emploie tous ses cinq sens de nature pour Tembellir. 11 semble qu'exprès il ait choisi une assiette incommode, stérile et montueuse. voire et sans fontenes, pour avoir cet honneur de les aller quérir à cinq milles de là, et son sable et chaus, à autres cinq milles. C'est un lieu, là où il n'y a rien de plein. On a la veue de plusieurs collines, qui est la forme universelle de cette contrée. »
L'aspect général n'était pas très engageant ; mais la suite le dédommagea : « Il y a de miraculeux une grotte à plusieurs demures (niches) et pièces ; cette partie surpasse tout ce que nous avons jamais veu ailleurs... Il y a non seulement de la musique et harmonie qui se faict par le mouvement de l'eau, mais encore le mouvement de plusieurs statues et portes à divers actes, que l'eau esbranle, plusieurs animaux qui s'y plongent pour boire, et choses semblables. A un seul mouvement, toute la grotte est plaine d'eau, tous les sièges vous rejaillissent l'eau.. ; et, fuiant la grotte, montant contremont les eschalliers du château, il sort d'eux en deux degrés de cet cschalier, qui veut donner
126 i.'art des jardins
ce plesir, mille filets d"eau qui vous vont baignant jusques au haut du logis. »
C'est ce que Stendhal, dans son ouvrage, Rome Naples et Florence, constatait aussi à Milan, au jardin de Leinate et à ses risques et périls : « Il faut bien se garder de se promener seul à Leinate ; ce jardin est plein de jets d'eau destinés à mouiller le spectateur. En posant le pied sur la première marche d'un escalier, six jets d'eau me sont partis entre les jambes. » Montaigne s'était servi d'une expression plus pittoresque.
Par une saute d'opinion, dont l'auteur des Essais était coutumier, et qui augmente d'ailleurs le charme de son entretien, il est vite revenu sur sa première impression : « La beauté et richesse de ce lieu ne se peut représenter par le menu. Au-dessous du chasteau. il y a, entre autres choses, une allée large de cinquante pieds, et longue de cinq cens pas environ, qu'on a rendue quasi égale, à grande despance ; par les deux côtés, il y a des très longs et très beaux accoudouers de pierre de taille de cinq ou de dix en dix pas ; le long de ces accoudouers, il y a des surjeons de fontenes dans la muraille, de façon que ce ne sont que pouintes de fontenes tout le long de Tallée. Au fons, il y a une belle fontene qui se verse dans un grand timbre (bassin) par le conduit d'une statue de marbre, qui est une femme faisant la buée (lessive). Elle exprime une nape de marbre blanc, du dégoût de laquelle sort cette eau. et audessous il y a un autre vesseau ou il semble que ce soit de l'eau qui bouille, à faire la buée... 11 y a mille gardoirs (réservoirs), et se bâtit le corps d'un géant, qui a trois coudées de largeur à l'ouverture d'un euil ; le demeurant proportionné de mesmes. par où se versera une fontene
128 i.'art des jardins
en grande abondance. Il y a mille gardoirs et estancs, et tout cela tiré de deux fontenes par infinis canals de terre. Dans une très belle et grande volière, nous vismes des petits oiseaux, comme chardonnerets, qui ont la eue (queue) deus longues plumes, comme celles d'un grand chappon. 11 y a aussi une singulière étuve... »
Montaigne visita ensuite la villa de Castello, où son émerveillement ne fut pas moindre : «... Il y a diverses pièces de jardinage, le tout assis sur la pente d'une colline, de manière que les allées droites sont toutes en pente, douce toutefois et aisée ; les transverses sont droites et unies. Il s'y voit là plusieurs bresseaux (berceaux) tissus et couvers fort espès : de tous arbres odoriférans, comme cèdres, ciprès , orangiers, citronniers, et d'oliviers, les branches si jouintes et entrelassées, qu'il est aisé à voir que le soleil n'y sauroit trouver antrée en sa plus grande force, et des tailles de ciprès, et de ces autres arbres disposés en ordre si voisins l'un de l'autre, qu'il n'y a place d'y passer que pour trois ou quatre. Il y a un grand gardoir, entre les autres, au milieu duquel on voit un rochier contrefaict au naturel, et samble qu'il soit tout glacé audessus, par le moïen de cette matière de quoy le Duc a couvert ses grottes à Pratellino. et au-dessus du roc une grande médalle de cuivre, représentant un homme fort vieil, chenu,... ses bras croisés, de la barbe, du front... duquel coule sans cesse de l'eau goutte à goutte, de toutes pars, représentant la sueur et les larmes, et n'a la fontene autre conduit que celui-là. »
Comme de juste, il retrouva là les mêmes artifices d'eau : « Ailleurs ils virent, par très plesante expérience, ce que j'ay remarqué cy-dessus : car se promenant par le
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jaun^n. a ea regainlant les ângnlaiités, le iardiiiia^ les aîant pour cet effiect laissé de ccMmpagmen corne ils forent
en oertin endbnoit à contempler certenes figures de marbre, il sonrdït sons leurs ^eds et entre loors ïambes, par infinis petits trous, des trets d^ean ^ menas, qnlls étoient
(!|aasi ÙDTÎsîbles. et représentans somra^enement Men le d%oôt d'une petite ploie, de qooy ils fiounait tout arrosés, par le maitea de qodqae lessort souterrin que le janfinier r£=:::3i& à frihas de deux çans pas delà, avec td art que delà - il feisoit Isansser et baisser ces élancemans d'eau. rlescMt, les courbant et mouvant à la mesure : - :e mesme ieu est là en pluâeurs lieux... «>
I 1- f' -memcnts l'attendaient oicore : « Il y a - ' ~ . : entme les branches d'un arbre toufours
-îcise que nul autre qu'Us eûssoitveu : .^ ;.:;. ":t iss birandiics vives et vertes de
S'arbre. et t : ■ ~ r cabinet enâ finuié de cette ver-
doie, qull n j - . : ^z qu'au travo^ de quelqo^
oovcg tores qo'L ^- •^.isant escarto* les bran-
les -s et !à: e: : - 7; tours qu'on ne peut
it'.'.t- ~: : - : ues dans ce cabinet,
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