‹ L'art des jardinsChapitre 65 sur 74 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De tout temps, TAngleterre a aimé les jardins; elle s"y prête mieux peut-être qu'aucun autre pays avec ses propriétés immenses, où les forêts abondent, où le sol ne se refuse à aucune combinaison pittoresque. On ne compte plus en ce pays les immenses et beaux parcs. Tel celui du romancier Edward Buhver Lytton, où Charles Blanc étudia les deux styles pour sa Gravimaire des arts du dessin ; ChatSAYorth, au duc de Devonshire. dans le Derbyshire, avec les cascades de la Derwent; Windsor (fig. 152, 153); Mytton, dans le Lancashire, à M. Gérard Pollet; Elwaston- Castle, qui appartient au comte de Harrington. A Londres, Kensington (fig. 154. 155). Green-Park, Hyde-Park." Battersea-Park, Saint-James-Park offrent aux babys et aux ilâneurs des allées et des pelouses de choix.

Dans les Pays-Bas, il convient de mentionner le bois de Haarlem, dessiné comme un parc paysager, et le charmant bois de La Haye, où la promenade est si ravissante, surtout aux heures matinales, dans la solitude, quand les Hollandais font encore la grasse matinée. En Belgique, il y a Laeken au roi, Rieth au comte de Flandre. Enghien, Héverlé au prince d'Aremberg. le parc communal d"An-

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avait assez platement copié le genre français au siècle précédent, s'est montrée plus originale el mieux inspirée en celui-ci. C'est Skell qui inaugura le genre mixte à Munich, dans un delta de l'Isar. A leur tour, le prince

■ PARC DE WINUSOR.

Fro^more.

Pùkler-Muskau, en Silésie, Lenné et Mayer, créateurs de Monbijou, non loin de Berlin, ont réussi à dessiner de beaux parcs. Citons en outre Charl«ttenburg à Berlin, Babelsberg près Potsdam. Herrenhausen, en Hanovre, Albrechtsberg en Saxe, Sagan, Berg, Posenhofen, Insprûck, Carslbad (tig. 157;. En Autriche, c'est Mirabel, aux archevêques de Salzbourg, Hellbrunn. Lilienfeld, près de Mariazell, Ebenzoveier, et surtout Eisgrub, au prince de Lichtenstein, avec son parc traversé par la Thaya, ses deux lacs et sa forêt de Teimer.

Lltalie même, pays de tradition classique, n'a pu résister au charme du genre paysager ; mais les propriétaires de villas n'ont eu garde de détruire les dessins anciens.

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La serpentine.

quïls ont adaptés aux modes nouvelles en les raccordant. Ainsi ont été compris Monzà, près de Milan ; la villa San- Donato, créée par le prince Demidoff ; les villas Pallavicini, à Gènes, Giusti, à Vérone, la terrasse du couvent des

riG. 156, AMALFI. LA TERRASSE DU COUVENT DES CAPUCINS.

Capucins à Amalfi (fig. 156). Les environs de Naples surtout offrent aux yeux un magnifique spectacle de terrasses, de palais, de pelouses, que couronnent les pins parasols, dont l'aspect est si gracieux dans'un paysage. Pausilippc. Portici, Sorrente, Ischia, Capri, Castellamare, Terracine, Salerne, il suffit de prononcer ces noms pour évoquer à l'imagination le plus poétique et le plus noble panorama de nature.

En Turquie, ce sont souvent les cimetières qui servent de jardins publics et de promenades (fig. 158). On cite parmi

les plus beaux ceux de Scutari, de Péra, de Kussim-Pacha, à Constantinople. De ce dernier, Pierre Loti a donné une description émue dans son touchant roman d'A:^iyadé .- « Ce cimetière n'avait pas l'horreur de nos cimetières d'Eu-

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