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CHAPITRE III

Les jardins primitifs des Romains n'avaient pas l'agrément des jardins homériques. L'antiquité s'est chargée elle-même de nous fournir sur ce sujet les plus amples renseignements dans ces nombreux traités : Georgica, Cepurica, o,ù l'instinct pratique de ce peuple s'est donné libre . jeu. Columelle, auX'- livre de son Jgriculture, fait autorité en cette matière. Il nous apprend que l'hortus, mot dérivé du grec /.os'o?, était un petit enclos, que soignait la mère de famille, et où elle cultivait les légumes nécessaires au ménage, et les fleurs pour le culte. Tel ce jardin nous apparaît dans la loi des Douze-Tables, et dans les écrits de Gaton, et même de Varron, bien que celui-ci ait exclu l'horticulture de leur objet.

Mais les victoires des Romains en Orient, drainant à la Ville les richesses fabuleuses des monarques asiatiques, amenèrent de- notables changements dans les mœurs. A partir de Sylla (1387S) et des guerres contre Mithridate, le luxe bouleversa les vieilles coutumes; on dédaigna, entre autres choses, l'ancien potager, que l'on dissimula du mieux que l'on put dar\s un coin des immenses propriétés, et, au risque de gêner la culture du blé. le sol de l'Italie se

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couvrit depaixs et de jardins magnitiques, caractéristiques de l'époque gréco-romaine.

C'est par Rome d'abord que l'on commença. Dans ses Promenades archéologiques, M. Gaston Boissier croit pourtant « que nous serions fort surpris de n'y pas trouver de jardins. Quand les empereurs voulaient goûter le plaisn- des champs, ils sortaient de Rome. Tout près de la ville, sur le lac d'Albe, à Tibur. ils possédaient des villas charmantes, qu'il leur était facile de visiter tant qu'il leur plaisait. S'ils tenaient à jouir de la vraie campagne, de la campagne sans apprêts et sans parure {nis verum barbariimque), ils allaient plus loin. On sait combien Antonin était heureux de faire les vendanges dans ses grands domaines du Latium. Cela leur suffisait, et ils ne semblent pas avoir jamais planté sur le Palatin de ces jardins fastueux dont les riches d'aujourd'hui aiment à entourer leur demeure. 11 est pourtant question des jardins d'Adonis (Adonea), qui se trouvaient dans le palais de Domitien ; mais ils devaient avoir fort peu d"étendue. Néron seul devança nos goûts; mais peut-être était-ce moins par amour des champs que pour se donner <■ le plaish- superbe de forcer la nature ». 11 lui semblait eans doute e.xtraordinaire et tout à fait digne d'un César d'amener des forêts au milieu de Rome et de posséder un étang d'eau salée à dix lieues de la mer ».

Il est sûr que les poètes, dans leur zèle à faire valoir les richesses de leurs mécènes, ont là-dessus outrepassé la réalité; mais il n'empêche que la cité était bien partagée à cet égard, comme il arrive en toute ville, et surtout dans cellelà. où le jardin, intéressant la salubrité, est exigé par les conditions mêmes de la vie. jusqu'à .\uguste. on y comp-

tait beaucoup de jardins publics : les prata Flaminia, une chênaie au Champ de Mars, un lauretum sur l'Aventin, qui, ayant disparu sous les empiétements des bâtisseurs, durent être remplacés par des promenades nouvelles que Pompée, César, Auguste, Agrippa et Néron offrirent à l'édilité urbaine. Le nombre des jardins privés était aussi très grand, et, parmi eux, ceuxdes Scipions, de Domitia, de Fronton, de Varius- Combien de jardinets, en outre, en pleine ville, dans le peristylium, accompagnés d'un solarium, et dans les faubourgs tout proches, où les bourgeois allaient humer Tair frais, les affaires une fois terminées ! Et voici, avecle nom de leurs anciens propriétaires, toute la série des jardins impériaux, qui acquis peu à peu ou confisqués par les empereurs, dont la politique était de les agglomérer et de les enfermer dans le mur de Servius, puis dans celui d'Aurélien, pour s'y réfugier en cas de révolte, constituaient des domaines fort étendus avec bosquets, vignes, prairies et pâturages. Il y avait, sur TEsquilin, les jardins de Mécènes, Aelius Lamia, Domitia, Epaphrodite; de Lucullus et de Salluste sur le Pincio ; d'Asinius Pollion, près du Goelius et de l'Aventin; de Torquatus, non loin de la porte Labicane, d'Agrippine au Vatican, de Servilius entre la route d'Ostie et la voie appienne, et tant d"autres encore, qui étalaient sur les sept collines leurs thermes, leurs fo^' rums, leurs belvédères, comme celui d'où Néron contempla l'incendie de Rome.

Le développement de la ville, comme il se passe pour toute capitale, pour Paris, par exemple, influa d'ailleurs sur le nombre et la qualité des jardins. Quand les affaires s'accroissaient, l'augmentation du commerce se traduisait par de nouvelles constructions, que l'on faisait aux dépens

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des vergers intérieurs. Il arriva aussi que les citadins désirèrent avoir, aux jours fastes, un autre horizon que la perspective accoutumée ; on les vit bâtir des villas élégantes aux faubourgs, le long du Tibre'. Puis il leur fallut encore aller plus loin, car la plèbe s'avisa à son tour de venir sous les maigres tonnelles des quartiers excentriques, pour apercevoir un peu de gazon en train de cuire aux ardeurs de la canicule ; elle buvait, gesticulait, criait, afin de manifester son contentement. Les bourgeois placides s"en furent à Tusculum, à Préneste, à Tibur ; puis devant le flot sans cesse envahissant, ils se répandirent dans la péninsule : <■ C'est ainsi que toute l'Italie, depuis le golfe de Baies jusqu'au pied des Alpes, se peupla de villas élégantes. » Les empereurs eux-mêmes, qui n'étaient pas fâchés de se soustraire parfois à leurs habitudes, suivirent le mouvement; des villas impériales s'édifièrent, comme par enchantement, à Capri, au cap Misène, à Antium, Albe, Subiaco, Centumcellae, Tibur, sur la voie Prénestine, à Lanuvium et à Lorium.

Les fouilles de Pompéi ont permis de se faire une idée exacte du petit jardin de ville : « Presque partout, dit Taine, dans son Voyage en Italie, au centre de la maison, est un jardin grand comme un salon, au milieu un bassin de marbre blanc avec une fontaine jaillissante, à l'entour un portique de colonnes. Quoi de plus charmant et de plus simple, de mieux choisi pour passer les heures chaudes du jour? Les feuilles vertes entre les colonnes blanches, les tuiles rouges sur le bleu du ciel, cette eau murmurante qui chatoie vaguement parmi les fleurs, cette gerbe de

' Gaston Boissier. Proinciuides archéologiques et Noinclles promenades archéologiques.

perles liquides, ces ombres des portiques tranchées par la puissante lumière, y a-t-il un meilleur endroit pour laisser vivre son corps, pour rêver sainement et jouir, sans apprêt

POMPLI. — XYSTE ET TRICLIXIUM SOUS UNi: TREILLE UE LA MAISON DE SALLUSÏE.

ni raffinement, de ce qu'il y a de plus beau dans la nature et dans la vie? Quelques-unes de ces fontaines portent des, têtes de lion, des petites statues gaies, des enfants, des lézards, des fauves qui courent sur la margelle. Dans la

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plus vast-ede toutes ces maisons, celle de Diomède, des orangers, des citronniers, semblables probablement à ceux d'autrefois, font briller leurs pousses vertes; un vivier luit, une petite colonnade enferme une salle à manger d'été ; tout cela s'ordonne dans l'enceinte carrée d"un grand portique- »

Dans ces jardins entre quatre murs, il y avait surtout des orangers, des palmiers et des lauriers, comme le montre une peinture du jardin des Thermes, près la porte de Stables, à Pompéi (fig. 6) ; des paons se pavanaient sous leur ombrage, parmi les roses; c'était le bosquet ; on s'ingéniait à avoir de jolies fontaines, des vasques élégantes, d'où Teau s'enfuyait par minces filets, qui, canalisés dans des rigoles de marbre, devenaient ïeuripe, un euripepeu méchant, que n'eussent certainement pas reconnu les gens de Béotie et d'Eubée ; pour un peu, les nymphes, les silènes, les saisons dont le marbre égayait ici et là le bosquet, eussent constitué le musée de la maison. Du moins n'y avait-il pas, en ces parterres de l'atrium, de ces boules de jardin, dont l'invention était réservée à notre âge de progrès. Et dès lors toute indulgence est permise pour ces exagérations, qui sont d'ailleurs de tous les temps. Les colonnes du périst}Tium enfermaient ces merveilles en miniature. Parfois aussi, quand il n'y avait pas d'étage à la maison, le propriétaire établissait une {errasse, un solariu?n, comme dans la maison de Salluste ; des arbustes en caisse y poussaient leurs rameaux, que l'on recourbait en forme de tonnelles, où l'on venait goûter la fraîcheur du crépuscule. Parfois enfin, comme l'horizon ne laissait pas d'être borné, en bas et en haut, on peignait à fresques des trompe-l'œil, comparables à celui de !a table 70 de

Niccolini, où des collines couvertes de pins-parasol et de cyprès, des colonnades majestueuses, un étang, des fontaines de style invitaient aux plus lointaines songeries (fig. 6, ;, 8).

Le suburbamim ou jardin de faubourg avait plus d'impor-

FIG. 8. — VIRIDAKIUM Di; LA MAISON Di:S VETTIt.

tance, et faisait rêver les gens du peuple, qui, au témoignage de Pline, n'avaient pour jardin que des pots de fleurs placés à leurs fenêtres, et que les révolutions ne respectaient même pas. Sur les rives du Tibre, il était étage en terrasses, regardant le cours lent du fleuve; dans un bassin central, un jet d'eau faisait du tapage; non loin, un pavillon était réservé aux siestes de l'après-midi. Si la superficie était d'importance, il était, en quelque

endroit, un potager pour les légumes nécessaires, et des parterres desséchés où des merveilles d'industrie arrivaient à faire pousser quelques maigres fleurettes.

Les vrais jardins se trouvaient à distance de la ville, dans la campagne romaine, ou plus loin encore, en province, à l'usage des particuliers aisés et des empereurs. On ne saurait prendre comme exemple de jardin privé celui d'Horace, à Varia, près de Tibur, en Sabine. D'abord, le poète n'était pas un fanatique de la campagne : ^ plus léger que \t vent, dit-il. je désire être à Tibur quand je suis à Rome, et regrette Rome quand je suis à Tibur. » Néanmoins, Gaston Boissier s'est ingénié à le reconstituer : 0 près de la maison, il y avait un jardin qui devait contenir de beaux quinconces bien réguliers, et des allées droites enfermées dans des haies de charmilles, comme c'était la mode alors. Horace s'est élevé quelque part contre la manie que l'on affectait de son temps de remplacer l'ormeau, qui s'unit à la vigne, par le platane, larbre célibataire, comme il l'appelle ; il attaque ceux qui prodiguent chez eux les parterres de violettes, les champs de myrtes, vaines richesses de l'odorat. Ktait-il resté fidèle à ses principes ? N'avait-il rien donné à l'agrément? Et son jardin ressemblait-il tout à fait à celui de Caton. où Ton ne trouvait que des arbres et des plantes utiles ? Je n'oserais pas trop l'affirmer. Il lui est arrivé plus d'une fois de ne pas s'appliquer à lui-même les préceptes qu'il donne aux autres, et d'être plus rigoureux dans ses vers que dans sa vie. » N'oublions pas que notre bon Horace, ancien combattant de Philippes, avait la coquetterie de préférer le passé au présent, au moins en poésie.

Nous avons des témoignages plus explicites dans les

Sylves de Stace, où se trouvent décrites les deux villas de Vopiscus et PoUius Félix, à Tibur et à Sorrente, sur le golfe de Baïa, dans les lettres de Pline le Jeune, même dans les écrits de Sénèque et de Quintilien. Peut-on en inférer une philosophie de l'horticulture chez les Romains ? S'ils avaient voulu rester conséquents avec eux-mêmes, gens pratiques

J IG. 9. — l'AVSAGF. liGYPI'DN.

(Peinture d'une maison située région IX, d'aptes P. Gusman.)

et positifs avant tout, ils n'eussent dessiné que des potagers ou des vergers utiles : le potager est pour eux une chose misérable. Ils auraient laissé aux arbres, aux choses leurs formes naturelles : ils les ont violentées. Et cependant un jardin romain est bien l'image du génie romain. Il est tiré au cordeau, comme une ville nouvelle, régenté, gouverné comme une province conquise ; les allées y sont droites, bien sablées, harmonieusement réparties ; par endroits, des bassins de marbre, un monde de statues attestent le peuple cossu, à qui l'on doit le respect ; des

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coupes savantes, pratiquées en pleine futaie, et supprimant une intimité indigne de dominateurs universels, étendent le regard en des perspectives immenses, vers ces lointains mystérieux où les aigles partout triomphent. Sénèque a beau préférer aux machines « les ruisseaux dont on n'a pas contraint le cours et qui coulent comme il plait à la nature, et les prairies qui sont charmantes sans art ». Sénèque est une manière de décadent, un Romain nouveau, un provincial de Cordoue, en qui ne se résument pas, élaborées par l'atavisme, les qualités caractéristiques du peupleroi. Le Romain a dompté la nature, comme les nations.

On s'est parfois demandé comment il se faisait que Rome n'eût pas aimé la nature fruste et sauvage, préférant le paysage correct et compassé de ses parcs. Quintilien ne se sent pas d'aise devant une plantation bien alignée : « Est-il rien de plus beau qu'un quinconce disposé de telle manière que, de quelque côté qu'on regarde, on n'aperçoit que des allées droites? » Dans son De Amicitia, Cicéron dit qu'il faut une grande habitude des sites montagneux pour pouvoir y prendre de l'agrément. M. Boissier a fait à ce p;-opos une ingénieuse remarque : « Pendant plusieurs siècles, des officiers romains, des chefs de légion, des gouverneurs de province, des intendants de l'empereur, gens d'un esprit ouvert, d'un goût éveillé, ont franchi les Alpes, sans éprouver d'autres sensations que l'ennui et l'effroi. Ils auraient été fort surpris d'apprendre que des milliers de voyageurs iraient un jour admirer ce spectacle qui leur semblait si rebutant. On n'allait guère voir alors les hautes montagnes par curiosité. Avant de passer le Saint-Gothard, si on ne pouvait pas s'en dispenser, on faisait un vœu à Jupiter^ ro //// et reditu, et le poète Claudien

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dit que lorsqu'on apercevait les glaciers, il semblait qu'on avait vu la Gorgone, tant on était épouvanté. » Les temps sont bien changés.

L'essentiel de ce jardin romain si ordonné est simple, comme celui du jardin français du xvii^ siècle, qui en est l'interprétation agrandie. Voici le parterre ou xystiis (fig. 7), composé de plates-bandes géométrique, areae, areolae, entouré d'allées droites, ambulationes, se coupant à angle droit ; les parterres se groupent de façon harmonieuse autour d'un bassin central : fons, labrutn, piscina, avec des jets d'eau, fontes surgentes (fig. 10). Il y a ici et là des serres, grottes, pavillons, des portiques ; un peu partout de beaux arbres, massés en bosquet, et des arbustes tondus par l'art des topiarii : des statues de marbre jettent leur tache blanche sur le fond noir des charmilles, l'office principal du gazon et des arbres étant d'ailleurs de les faire mieux valoir. Parfois des terrasses, pensiles ambulationes, retiennent les terres en pente, et s'allongent le long d'une rivière ou d'un ruisseau. Dans un coin est la vigne où travaille le vinitor, le potager où est Volitor^ le verger'que soigne ïarborator ; Vaquarius passe, arrosant les plates-bandes, sous l'œil de l'intendant, villicus hortorum, à moins qu'un simple jardinier n'accomplisse à lui seul ces diverses besognes dans les villas modestes. Pour les domaines impériaux, tout un personnel est dressé à cet usage : le procurator ou régisseur, les villici, dispensatores, topiarii, coactores, sous ses ordres.

Ce personnel peut paraître nombreux ; pourtant il suffit à peine à ces multiples occupations, dont la plus lourde est Vopus topiarii. Le topiarius est un personnage dont l'importance augmente sans cesse sous l'Empire. Armé

de ses ciseaux et de son sécateur, il taillait, émondait d"un bout de l'année à l'autre, ennemi né de la croissance libre, réfrénant les écarts de la ramure, donnant aux arbustes de belles formes géométriques : rondes, sphériques, ovales, carrées, rectangulaires, coniques, imposant aux branchettes feuillues l'obligation de se prêter aux sculptures les plus classiques, comme de représenter des animaux, des torses humains, comme de redire partout aux visiteurs, par leurs dispositions, le nom du propriétaire. Tel était renommé pour sculpter ainsi dans la verdure de belles chasses à courre, et n'avait pas son pareil pour faire japper un chien ou cabrer un cheval ; celui-là excellait dans les flottes, et la représentation des galères. A la fin de la journée, la bonne sève coulait de partout ; les arbres dressaient dans le ciel des moignons dénudés ; l'aubier, mis à nu, rougeoyait à la lumière ; les topiarii se retiraient heureux d'avoir ainsi saccagé la nature, rendant grâces en leur âme à ce Matius, chevalier, ami d'Auguste, inventeur dun si bel art, personnage d'ailleurs pacifique, et qui préférait ces carnages à ceux de la guerre. Leur adresse s'appliquait aussi à élever de vraies murailles de verdure, taillées en pleine charmille, et qui accompagnaient les allées ; ou bien encore ils reliaient les rangées de platane avec du lierre, plantaient du buis entre les arbres, déposaient par derrière des ifs. des myrtes ou des lauriers ; et cet assemblage était si touffu, que le soleil même avait de la peine à le pénétrer. La vraie sculpture, qui avait une place si considérable dans l'horticulture romaine, console de ces fantaisies déplaisantes. Juvénal appelait les jardins de Lucain '.jardins de marbre. On ne voyait dans les parcs que blancheurs

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de Paros et de Pentélique, qui, après avoir orné les Temples de l'Hellade, venaient, arrachées à leur patrie, illustrer la vieille Rome. Les peintures de Pompéi montrent qu'il y avait des statues partout (fig. 6, ;, 8, 9, lo, u, 12) : « de distance en distance, on a ménagé de petits cabinets de verdure, formés de cannes entrelacées et couverts de vignes, au fond desquels on aperçoit une colonne de

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