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CHAPITRE VIII

DE LA CÉSURE DANS l'aLEXANDRIN

Nous voici arrivés au vers le plus important et le plus usuel, à celui qui, nommé alexandrin, dès le douzième siècle, pour avoir été mis en honneur par Alexandre de Paris ou de Bernay dans son Roman cVAlexandre, est devenu le mètre des sonnets de Ronsard, des tragédies de Corneille et de Racine, des comédies de Molière, des Méditations, de la Légende des Siècles, des Destinées, des Poèmes Barbares, de presque tous les chefs-d'œuvre anciens ou récents, dramatiques, épiques ou lyriques, de notre littérature.

Nous ne pouvions, sous le rapport de la césure, ranger l'alexandrin dans aucune des catégories précédentes; car s'il est, en principe, un vers à césure fixe dans les siècles classiques, il est déjà timidement, dès ce temps-là, le vers à une ou deux césures mobiles qu'il va devenir franchement avec les poètes romantiques. Nous l'étudierons sous ces deux aspects, et nous chercherons, enfin, si son évolution ne doit pas, en bonne logique, aboutir à

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certaines, réformes que le romantisme lui-même n'a pas admises et que réclament les écoles nouvelles.

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