LA FLORE D’UN AMOUREUX
Soüs lâ plüs 1 friiîchë | dës côu | leurs Je vous peindrai, ma belle amie;
Elle a revu s’ouvrir les fleurs „
Au moins vingt fois pendant sa vie.
A la blancheur d’un front de lis S’unit la rose à teinte vive;
Ses yeux ressemblent à l’iris Et son cœur à la sensitive.
Ce fier palmier, qu'aux plus beaux jours.
Un vent léger plie et balance,
De sa taille et de ses contours A la noblesse et l’élégance.
L’amour compare, dans mes chants ,
Sa douce haleine à la rosée.
L'immortelle à ses sentiments Et son esprit à la pensée.
Simple et naïve en ses atours.
Fuyant le luxe et la toilette.
L’aimable objet de mes amours Imite l’humble violette.
Mais ce qu’elle a de plus charmant,
Que tout le monde ici m’envie :
Comme le lierre, à son amant,
Elle s’attache pour la vie.