Alcahali, 357, et Garboneres, 44> Q- i
3. G'était notamment l'opinion de Lamarca, 11 : « â mitad del sigio xv ténia ya la ciudad juçlares asalariados para ejecutar las representaciones ».
i6 l'art dramatiour a valf.ncia.
la cité valencienne, qui leur payait libéralement un cachet élevé et les frais de leur séjour. Dès iS'j2^, ils collaboraient aux fêtes en l'honneur de saint Denis; en i/io2, on en voit plusieurs dans le cortège qui escortait les souverains à leur entrée dans la ville"-; en I^oS, le Conseil de la cité, qui probablement s'était attaché quelques-uns d'entre eux par des engagements de longue durée, décide de leur commander des uniformes, et d'en commander en même temps pour les porteverge et pour le bourreau^.
Mais ces jongleurs, devenus au commencement du quinzième siècle fonctionnaires municipaux, n'étaient que des musiciens, émules et compagnons des trompadors, dont ils se distinguèrent un peu plus tard, puisqu'en l^S- un trompette, Juan Alfonso, sollicite et reçoit comme un avancement sa promotion à la dignité de jiu/lar\ mais dont à l'origine ils étaient les égaux ou même la doublure. On les jugeait si peu capables de faire belle figure dans un spectacle qu'en i/iaô, lorsqu'on les admet dans le cortège de la Fête-Dieu, on ne les laisse pas monter sur les entvamesos, où ce sont d'autres auxiliaires qui incarnent les personnages bibliques^. La collaboration des jongleurs étant limitée à un accompagnement musical, restait que les rôles dramatiques, quand il y en eut, fussent confiés à de simples amateurs, qui prêtaient un concours, d'abord bénévole, et plus tard rétribué, à charge pour les organisateurs de leur fournir un déguisement et les accessoires indispensables. On les recrutait, soit parmi les laïques que leurs aptitudes désignaient, soit parmi les moines des divers