‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 101 sur 343 · Apologia · texte numérisé non relu

Apologia

L ART DKAMATIOLE V VVLKNCIA.

ment*, et il la reconnaissait publiquement lorsque, malgré la déception de ses essais antérieurs, il écrivit et fit jouer, le 8 février 15-4, sur le théâtre de l'Université, une nouvelle pièce. Ce sont les jurats qui Font décidé à cette nouvelle et suprême tentative, ce sont eux qui l'ont arraché au découragement et piqué d'un aiguillon bienfaisante L ont-ils fait seulement par sympathie pour Palmyreno.^ N'ont-ils pas voulu plutôt que leur cité rivalisât avec Barcelone^, où le théâtre latin a produit à la date où nous sommes toute une moisson de comédies et de dialogues, tels que le Claudiiis de Cassador en 1 073, la Terra, dialogiis in gratiam pueroriim edifiis, par Pedro Sunyer en 1074, la Sylva, comœdia de vit a et morUnis. publiée en 1676 par un prêtre du diocèse de Gérone, Jaime Cassa? Quels qu'aient été leurs mobiles, leur insistance nous a valu la Fabella /Enaria.

L'action se passe, d'après l'argument, à l'époque de l'empereur Vespasien. Un prince d origine française, Alberto, a été jeté en prison par le roi de Danemark, dans les états duquel il venait d'arriver. La fdlc du roi, /Enaria, apprend par un valet l'emprisonnement du prince, ses mérites, et son amour pour elle. Elle ressent, dès lors, pour lui, le plus tendre intérêt; elle va le voir en prison, et son cœur à elle y reste prisonnier.

Plus rien ne 1 occupe en dehors du prince : ses suivantes, son secrétaire s'abandonnent aux pires désordres, elle ne les réprimande pas, mais elle s'enfuit avec celui dont elle a assuré

1. L;iiiren(ii Paliiiyrciii oratioiies duae aduersariae, «juanini prior Dictata, (juae vocant, iniris laudibus extollit; altéra vero acerbo convicio repreliendit : ia Academia Valentiiia ir)y2 recitala prior a Pedro Peralta, posterior a Francisco Tarreg-a. — Se Irouve dans la Primera parte del Lntino de repente, édition de 1673. Ces deux discours sont précédés d'une Praefatio. Cette question des Dictata est une de celles qui ont le plus préoccupé Palmyreno. (-f. le fragment cité par Menéndez y Pelayo dans sa Bi'diografia hispano-Iatina clàsica, 4ii, et qui, tout en visant un objet très différent, fournil incidemment quelques précisions sur l'usag-e, l'abus et les inconvénients des Dictata.

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