Id., ihid., V
pour rcsprit. Argensohi ramènera à la fin des vers un seul inof plusieurs fois répété', tour à tour verbe et substantif, tour à tour simple et composé, toujours pareil et jamais le même. Si quelque monotonie pouvait naître de ces rimes trop symétriques et des figures de style dont elles s accompagnent, on y parera par un emploi surprenant des adjectifs. Lépilliètc, qui souille la prose, est une parure pour la poésie"". Jean de la Cueva Taflirme, aussi bien que Herrera. Ne croyez pas, après cela, que ce style, où la rhétorique et la poésie prodiguent leurs artifices, conviendra mal à la scène; il y aura au contraire harmonie entre le fond et la forme : aux sentiments qui sortent de l'ordinaire, il faut une expression qui ne soit pas vulgaire.
Telles sont, dans leurs lignes essentielles, les tragédies que lEspagne a vu éclore aux environs de i58o. On pourrait peutêtre, en y mettant quelque complaisance, leur trouver des antécédents en Espagne. Nous n'en devons pas moins recon-
1. Cf. Parnaso espanol, VI {la fsabela), 343, où cti/pci (subst., puis verbe) rime avec le composé disculpa dans l'oclave suivante :
« Carecen ya mis yerros de disculpa :
(^ualquiera de estas cosas me la quita; Y a todos el ejemplo de mi culpa El camino del vicie facilita :
Que quaudo (piicn los hombrcs torpes culpa, Sabemos que ese mismo les imita, Entonces la maldad autorizada Gon facil ocasion es tolerada. ■>^ (if. ibid., 417, où cerca est traité comme l'avait été culpa :
« Eq este su real Palacio fuerte, Ceîïido de este muro que lo cerca, En vano tan murado, pues la suerte Enemiga le dio mucho màs cerca, Lejos cl pensamiento.de la muerte.
Evidente seîïal de que se acerca, Estaba mi cruel hermano, quando Aja le va colérica buscando. »