‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 122 sur 343 · Cf. la poésie qui commence · texte numérisé non relu

Cf. la poésie qui commence

ff O misérable suerle de los soldados, De todo el universo aborrecidos... »

3. Le titre exact est : Egloga de la batalla naval, fol. 2.33 r.-2.^5 v.

LE P^ELDO-CLVSSICrSME, ,)2'J

terre dans son ile. Philippe II l'avail conçue, les courtisans lavaieut célébrée à l'avance, et finalement, après la ruine de la Hotte surnommée « Invincible », un seul vers narquois de \irués a suffi pour montrer le ridicule de cet avortement :

Oh, vanité des espérances liumaines! nous attendions avec confiance le résultat, et c'est d'une souris que cette monlaçne vient d'accoucher'.

Le patriote, chez lui, ne manquait pas de clairvoyance. S'il s'est complu à ressusciter dans ses poésies les héros de jadis, tels que le Cid ou D. Jaime de Aragon, s'il a mis dans la bouche de D. Jaime une exhortation à ses soldats en lutte contre les Mores, dans la bouche du Cid un parallèle en forme entre les armes et les lettres, il en faut simplement conclure que certains artifices littéiaires ne lui répugnaient pas, nullement que dans le passé ou le présent son admiiation s'attachât indistinctement à tout ce qui sortait de l'ordre commun. Plume en main, ce soldat se refusait à l'obéissance passive ; il discutait et il distinguait.

L Italie fut le champ de ses exploits. Les hasards de la guerre l'ont conduit jusqu'en Flandre, oi^i il amena par la Suisse des renforts"^ pour assiéger Ostende (ifioS), mais ce fut un accident dans une carrière qui se déroula presque entièrement sur la terre classique des poètes et des soldats. Non qu'il ait jamais perdu le contact avec sa patrie : c'est à Madrid qu'il a fait imprimer ses livres, c est peut-être à Madrid qu'il a passé les dernières années de sa vie^, mais vers Valencia que

1 . « Ai esperanç^as de los ombres vanas ! este parte esperavanios gozosos

i filé un raton el parto de estes montes. ■>

Page 1