‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 124 sur 343 · dulcissima Elisa, esposa mia · texte numérisé non relu

dulcissima Elisa, esposa mia

Mas que mi vida i que mi aima amada, Mienlras gozé del mundo la luz pura,

11 se sépare d'elle avec un mélange d'émotion et de calme :

Je retourne au srjour tic la joie; toi, demeure en paix, ô mon tendre bien, ù ma fierté. Puisses-tu en aucun temps, en aucun lieu n'être infidèle à la mémoire de ton Sichée' !

Si cet épisode, tel que Ismeria le narre, rachète par son mérite poétique la lenteur qu'il apporte dans 1 action, c est à Virgile que ^ irués en est redevable.

Aussi bien \irués ne se préoccupait guère de conduire l'action d une allure rapide vers son dénouement. La preuve en est dans les chœurs qu'il a mêlés à sa pièce. Manifestement, \ irués a reproduit la structure de la tragédie antique. Le prologue et les quatres épisodes sont devenus cinq actes, conformément à la formule d'Horace, et le chœur les encadre de ses chants. Yirués ne s'en tient pas là, et pour que le chœur devienne partie intégrante de l'œuvre , pour que sans dépouiller son caractère lyrique il prenne en même temps une valeur dramatique, il l'associe intimement à 1 action. Dans son quatrième et son cinquième acte, il institue, à la manière des ■/.o[jL[7-oi, de brefs dialogues entre le chœur et les acteurs. C'est peu de chose, mais cela suffit pour que de spectateur le chœur devienne acteur, un acteur capable de se donner la réplique à lui-même ; et en effet, dans le cinquième acte, le chœur est divisé en plusieurs groupes (Coro i, Goro 2, etc.), dont les propos alternent.

A la fin des actes, le chœur remj)lit une mission qui lui est propre, celle de moialiser. Il indique, en marge de cette pièce

A li ilesde el dulcissinio Lcleo Donde. his aimas en suave olvido Gozaii eterno celestial repose, Por orden del Retor de! universo Soi cual me ves en tal vision traido Para avisarte de mi triste muerte

I preservar lu geuerosa vida. » (Fol. iG5.)

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