‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 128 sur 343 · I . CF. le prologue de Semiramis · texte numérisé non relu

I . CF. le prologue de Semiramis

« Formando en cada cual [jornada] una Tragedia Con que podra toda la de oy tenerse Por 1res tragedias no sin arlc escrilas. »

iielle'. Il s'est avancé dans celle voie beaucoup moins loin que Rey de Artieda n'avait été; il visait plutôt, quant à lui, à approprier le langage des personnages à leur condition sociale : les soldats qui dans Semiramis donnent l'assaut à Bactres, s'expriment avec une vulgarité qui n'est pas exempte de recherches, et dans Marcela les brigands conversent entre eux d'un ton qui, deux siècles plus tard, scandalisait Moratîn. Ce réalisme restait superficiel : il s'accommodait d'erreuis géographiques telles que de placer la Hongrie sur le rivage de la mer"^, et il n'évitait pas les anachronismes les plus grossiers sur les institutions et les usages. Au surplus, Virués ne s'en est jamais tenu aux données que la réalité lui fournissait. Il a lâché la bride à l'imagination, et c'est alors une exubérante richesse de péripéties, une accumulation d'aventures singulières. Les procédés se laissent apercevoir, et nous en cataloguons vite quelques-uns, tels que l'abus des travestissements et encore la pratique de ces rendez-vous amoureux où, sur la dénonciation de lun des intéressés, le mari survient en justicier ou plus exactement en bourreau. Dès lors, le charme est rompu : les inventions de l'auteur, ses « ficelles » nous importunent. Peut-être cette surabondance, d'où ^ irués n'a jamais rien su élaguer, est-elle chez lui une imitation des épopées italiennes, et en particulier du « Roland furieux ». Il n y a pas de doute qu il n'ait connu et pratiqué lépopée de lArioste : La infelice

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