‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 144 sur 343 · B. N. P., ms. esp. i^y · texte numérisé non relu

B. N. P., ms. esp. i^y

dimanche, la promulgation était renouvelée, mais celle fois à l'église Saint-Jean, sur la place du Marché. Le quatrième dimanche, on revenait à la cathédrale et on y proclamait 1' (( anathème général* ». C'était tout un programme, minutieusement réglé .

Les \alenciens ne s'étaient pas seulement constitués les champions de la conception immaculée de la Vierge, ils se livraient à des manifestations frénétiques en faveur de thaumaturges, tel lé P. Francisco Jeronimo Simon, qui ne s était guère signalé de son vivant que par l'irrégularité de ses mœurs. Oh! léti'ange et l'odieuse histoire que celle de Mossen Simon! Né à Valencia, le i/i décembre 1678, d'un père français de nationalité et charpentier de profession, bénéficier de la paroisse Saint-André, il mourut le 12 avril 1612, ayant hâté sa fin par de honteuses débauches. La dévotion de la foule envers lui, très ardente de son vivant, toucha alors au délire. Un pigeon, qui s'était posé sur l'église Saint-André, fut pris pour l'âme du défunt, et on se disputa à prix d'argent une plume tombée de sa queue. La vice-reine, marquise de Caracena, réclama pour elle la chaise-percée du héros, et se sentant gravement malade, elle installa auprès d'elle, jusqu'à y mettre la tête, cette immonde relique. A Saint-André, où l'on avait disposé le cadavre, la populace campait nuit et jour : les pires orgies s y organisèrent et plusieurs filles perdirent leur pureté'^. Médio-

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