II. dizains ababa-ccddc. jj^^j^^ ababa-ccddc (2 strophes
7 octaves ABABABCC. ababa se suivent),
dizains ababa-ccddc. redondillas.
redondillas abba. hendécasyllabes blancs (les 2 derniers
3o octaves ABABABCC. rimes),
redondillas abba. redondillas abba.
LA COMEDI.V.
El prado, mais qui se retrouve ailleurs vers la même époque. — Déjà la versilicaliou d'uue comedia y apparaît fort dilTériMite de celle d'une tragédie ; celle-là sort de celle-ci, mais, sans que se montre un seul élément qui soit absolument nouveau, la préférence accordée à certains rythmes et le renversement des proportions dans l'emploi des uns et des autres donnent à la* pièce une sonorité nouvelle.
A cette étape cependant l'arrêt n'allait pas être long. La forme de la comedia évolue, et le mouvement se fait d'abord dans le sens de la simplicité. D'une part, on désagrège le dizain en deux quinlillas, comme l'avait déjà fait Argensola. On admet dans chaque qiimlllla des combinaisons variées, soit ababa, soit abbab, soit abaab; mais on donne une préférence très marquée à la combinaison ababa parce qu'elle assure plus de variété dans la succession des rimes, et en cela on ne s'accorde pas absolument avec Argensola, qui, tout en usant surtout de ababa, était loin pourtant de négliger abbab et même abaab, puisque ces trois arrangements se trouvent chez lui à peu près dans la proportion de six, quatre, deux. Quant à la série abbba ori trois rimes uniformes se succèdent, elle est d'une extrême rareté et je ne l'ai relevée qu'une seule fois dans La venganza honrosa de Aguilar*. D'autre part, en même temps qu'on dédouble le dizain, on proscrit ou on restreint l'emploi de certaines autres strophes. Les rythmes lyriques surtout seront victimes de cette proscription. L octave disparaît presque complètement, les hendécasyllabes blancs et les tercets se font rares, le sonnet et le romance subsistent, mais à la condition qu'il n'y en ait pas plus d'un seul par pièce. En somme, le veis octosyllabique règne souverainement sur les ruines de tous les rythmes. Employé en (juindlla ou en redon<Ulla, il envahit peu à peu toute la pièce, chasse ses rivaux, s'étale complaisamment d'un bout à l'autre de chaque acte. On en vient alors à écrire des comedias telles que La sangre leal de los niontaneses de Navarra, de Tàrrega, telles que La venganza honrosa ou La