‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 181 sur 343 · Ingrat itud por arnor, v. iiSS-iiyo · texte numérisé non relu

Ingrat itud por arnor, v. iiSS-iiyo

2. « Pero sea desmayo | De los opositores, | En armas y en amores | El vivo in^enio, el rayo, j El esitirilu ardiente | De Don Guillén de Castro. »

de comedias. A vrai dire, il y pensait depuis longtemps : en intitulant a Première partie » le volume publié en 16 r8, n'annonçait-il pas une seconde partie? Jadis, puisqu'il avait simplement reproduit, sous une forme plus correcte, une publication qui avait d'abord été faite contre son gré, il avait respecté une sélection que peut-être il aurait voulu différente. Libre maintenant et dégagé de toute contrainte, il y a lieu de croire que le choix qu'il offrit représentait exactement ses préférences. L'impression du volume se fit à Valencia par les soins de Miguel Sorolla, mais l'auteur y veilla en personne. Ce lui fut une occasion de revoir sa petite patrie. Il se mit en route au printemps de l'année 162 4, en mars ou en avril, et il emportait dans ses bagages une procuration du comédien Antonio de Prado pour traiter, au nom de celui-ci, avec les administrateurs du théâtre de la Olivera. Le soin de ses intérêts ne lui fit pas oublier ceux du comédien, et, le i3 août 162 4, il signa au lieu et place de son mandant un contrat dont l'exécution ne fut point sans soulever par la suite quelques difficultés*.

Il retrouva avec émotion sur les rives du Turia les souvenirs de sa jeunesse et le foyer où sa sœur, mariée depuis vingt-cinq ans et entourée d'enfants, perpétuait les traditions de la famille. Il découvrit dans sa nièce, Doua Ana Figuerola de Castro, au lieu de la fillette qu'il attendait, une grande jeune fille, habile aux travaux de laiguille en même temps qu'experte aux œuvres de l'esprit. Un peu de l'attendrissement qu'il éprouva transparaît encore dans la dédicace qu'il lui adressa en tête de la (( Seconde partie des comedias », et où le respect envers la femme se mêle à l'affection pour la nièce dans une mesure exquise. De l'édition elle-même, il ne prit cure, sauf pour constater après coup qu'elle laissait fort à désirer : « Il y a quelques méprises, déclare-t-il dans son Avant-propos, mais pour ne point paraître importun et pédant, je ne les signalerai pas. Après tout, elles ne sont pas, à mon avis, si considérables que les lecteurs intelligents ne les puissent corriger, et quant

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