OUI
conscience ombrageuse l'avait poussé depuis longtemps à se mettre en règle avec les hommes. Plus de trois ans avant de se sentir atteint, il avait envoyé à son frère, le religieux, une lettre où il énumérait les obligations auxquelles il se sentait tenu; depuis le décès de Fr. Francisco, la lettre était en dépôt aux mains d'un autre moine valencien, Fr. Vicente Bex. Quant aux scrupules qui l'avaient assailli à la dernière heure, il les avait confiés de vive voix à un bernardin de Madrid, Fr. Esteban de Peralta, dont il reçut l'assistance à ses derniers moments. 11 voulut encore, pour plus de sûreté, dicter son testament; le 26 juillet i63i, à bout de forces, il institua sa femme Doua Angela-Maria Salgado pour son héritière universelle ^ ; il renouvela les instructions données de vive voix ou par écrit à ses directeurs de conscience; puis, d'une main défaillante, qui s'y reprit à deux fois, avec des lettres plus tortueuses à mesure qu'il avançait, il signa de son nom et de son titre : (( don Guillen de Castro ». Pour lors, en paix avec ses semblables, le cœur plein d espérance, sous la protection de ce Christ crucifié qui était au pied du lit à l'abri d un petit dais de satin, il rendit son âme à Dieu.