i (Jue en vez de letargo al sueno
Azogue â la pena doy ». v. 469-470
a ^Quando tu de azogue el aima, ïiene de plomo los labios? » v. i339-i34o.
Entendez : « Quando tu [tienes] el aima de azogue, [tu esposa] tiene los labios de plomo? »
« Azogue tengo en el pecho,
Plomo en los pies... » v. i6ii-i6ia.
trame du style, elles lui font comme une broderie composite dont les motifs nous sont connus depuis longtemps. A notre sens, il y en a trop, et parmi ces parures le trompe-1 œildomme.
Un style, pour être contourné, n'est pas forcément relevé; on peut être à la fois précieux et vulgaire. Il y a chez D. Guillén de ces jeux de mots, de ces calembredaines qui provoquent le sourire plutôt que l'indignation. Dans El nacimiento de Montesinos, lorsque Grim altos va révéler à son fds les lois de l'honneur, il débute par cet exorde : a II sera bon que pour parler de ce sujet élevé, je me place sur un lieu élevé. » Et, joignant Faction à la parole, il se juche sur un tertre *. Rarement, le mauvais goût s'est abandonné à de pareils écarts, mais sans aller jusque-là, Castro, parmi les images^ les comparaisons, les métaphores qui se levaient en foule à son appel, n'a pas su faire son choix avec ce tact infaillible et toujours vigilant qui est la marque d'un délicat.
Peut-être faut-il voir dans cette outrance la rançon et comme une exagération dune habitude que Castro avail contractée à force de rechercher le trait pittoresque. Il avait remarqué, comme bien d'autres écrivains, que lidée frappe plus si elle est présentée sous une fQj'ine concrète. Il a donc acquis ou développé en lui le talent de voir les formes colorées et de transformer sans elForl les idées abstraites en images sensibles. Au milieu d'un raisonnement ou d'un lécit surgissent en lui tout d un coup, et coup sur coup, des visions éclatantes. D un général vainqueur qui a chassé les vaincus du royaume, il ne dit pas qu'il les a détrompés et effrayés, il dit « qu'il a ouvert leurs yeux et attaché la crainte à leurs trousses'- ». La couronne royale, qui impose à ceux qui