‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 199 sur 343 · A. G. R. V., Cor (s del amj i585, f. ccccxiij · texte numérisé non relu

A. G. R. V., Cor (s del amj i585, f. ccccxiij

3. Patr. Minutes de Lorenzo Villareal, 22 sept. 1626 : w Ego don Valerianus boyl, ounch in carcere detentus... »

élevé par cet honnête magistrat sous le nom de Crespi, l'enfant reçut plus tai'd un étal civil moins irrégulier'. Les entreprises amoureuses n occupaient pas toute l'activité de D. Carlos Boyl. Par ses intrigues et son arrogance, par cette fierté de mauvais aloi qui ne permettait pas qu'il suivît la moindre ruelle sans exiger pour lui le haut du pavé, il sattira de solides inimitiés. Or, il livrait au puhhc vers ce temps-là la plupart de ses œuvres littéraires, d'abord des poésies lyriques et pastorales, La sylva de los versos y loas de Lisandro, dont la Segunda parte fut imprimée en 1600, puis une comedia El niarldo asegarado, dont la première représentation"- remonte probablement à i6o3. Ses adversaires profitèient de l'occasion pour lui donner une leçon de modestie : ils organisèient une cabale contre la pièce, accusèrent l'auteur de plagiat et trouvèrent assez de crédit dans l'opinion pour qu il se soit cru obligé de leur répondre. Réussirent-ils à le détourner d'écrire.^ Le fait est qu'il voyagea : il a servi en Sicile, et s'il y a séjourné certainement avant 1600, il n est pas interdit de croire qu'il y est retourné un peu plus tard.

En tout cas, il ne perdit jamais le contact avec Valencia. Sa dernière prouesse renouvela la mémorable aventuie des Gapulets et des Montaigus. Entre la famille des Boyl et celle des Bonavida de terribles inimitiés s étaient élevées, que les commérages des voisins et la susceptibilité des intéressés envenimaient de jour en jour. Carlos ne se priva point de dire? son mot, qui n'était pas celui de la conciliation. Mais un beau jour il aperçut le minois chiffonné de Jeronima Bonavida, e!^ son cœur toujours ardent ne brûla plus que pour elle. Eli

était sa cousine au troisième degré : il obtint de l'Église la dispense nécessaire pour lépouser. Mieux encore : il se concilia la mère de la belle, et le 19 mars t6i4, en grand secret, un prêtre les maria au domicile des Bonavida^. Trois enfants

1. A. G. R. V. Real Audiencia, lelra C, lio 17, afïo 1622, no Go5.

Page 1