‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 24 sur 343 · Rouanet, H, 874-387. Cf. surtout · texte numérisé non relu

Rouanet, H, 874-387. Cf. surtout

répertoire populaire, notamment dans les montagnes catalanes et dans le Haut-Aragon; comme nos mystères valenciens, elle avait pendant trois siècles ininterrompus occupé les tréteaux. Or, elle débute par un aato*^ de i3o vers, qui « représente comment Adam mangea, sur les conseils d'Eve, du fruit défendu, faute pour laquelle il fut chassé du paradis terrestre ». Deux exemples montreront le parallélisme de cet aato et du mystère valencien"^.

MlSTEIU.

EvA. — Adam, Adam, Adam. (Despertas dormi llos i din.) Adam. — Eva.

EvA. — Ab gran plaer vos vull contar

lo que no us pue amagar.

Adam. — hi es.

Eva. — que hè menjat

del fruit aqucll

quems a vedat noslre Seiïor.

Adam. — Eva, digau que tal errer aveu comes. (Alcahalî, p. 1 12.)

Auto.

Eva. — Oye, Adam, mi buen

marido.

Ad. — Que me quieres, di,

muger?

Eva. — Hazerte, hermano, sa-

ber

lo que a mi me ha acontes-

cido.

Tu sabras que yo he comido

y he gustado de aquel fructo sublimado que nos vedo el Criador.

Ad. — Tu has hecho grande error eu quebrantar su mandado.

Dell.

Sobre tos pils aniras, serpent maleita, ton past sera que menjaras la terra ; tindra mon fill la mare tan beneila quet rompra el cap id dara morlal guerra. Y tu, Eva, mulliplicats seran tos parts a pcna i a ton marit seras dona sormesa.

Esterils anis, Adam, sera la tua estrena

Dios.

Y tu, maldita serpiente, porque tal has ordenado?

Pues, por mi mismo he jarado

que seras maldita, y no corneras en tus dias sino tierra, y lu cuerpo arrastraras

1. Rouanet, IV, 874-379. Cf. Lope de V'ega, Obras (Ed. de la Academia), m, 3'2-36.

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