‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 293 sur 343 · Pérez Pastor, Nuevos datas..., p · texte numérisé non relu

Pérez Pastor, Nuevos datas..., p

bientôt la série des représentations, et lorsqu'elles reprirent après Pâques, il devint manifeste que le ])ublic ne resterait pas longtemps fidèle. Alors Guevara se souvint fort à propos de son ami Pedro de Ocaiia, qui habitait Murcie et dont les prétentions sur le chapitre du courtag-e seraient sans doute raisonnables; le i5 mai i6i5, il fit dresser, par-devant Miguel Jerônimo Chornilla, une procuration en faveur d'Ocana pour traiter avec les autorités de là-bas, et le 8 juin, il se mit en route pour Murcie, résolu à y gagner de nouveaux lauriers et la pitance quotidienne.

On peut s'étonner que dans les villes comme Valencia, Murcie, Séville, Barcelone, Saragosse, où les troupes nomades se succédaient à brefs intervalles, il ne se soit pas créé une agence permanente, qui aurait servi d'intermédiaire entre comédiens et théâtre Elle n'aurait pas manqué de besogne : il fallait, en l'absence des intéressés, non seulement conclure les engagements avant leur arri\ée, mais encore après leur départ percevoir les sommes qui leur restaient dues, payer les dettes qu'ils avaient laissées, bref liquider leur situation. Le 2 f mars 1G24, Roque de i'igueroa et Mariana de Olivares, son épouse, résidant pour lors à Valencia, profitent du voyage qu'un Valencien eniieprend à Murcie pour le cliarg-er de recouvrer là-bas 2.700 réaux; ceux-ci leur sont encore dus sur les 3. 000 réaux que la cité de Murcie s'est engag-ée à leur payer d'avance comme prix des « représentations et autos, que Figueroa avec sa troupe donnera pour la prochaine Fête-Dieu ' » . Une telle créance n'aurait-elle pas eu moins de chances d'être protestée si

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