‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 311 sur 343 · I. Marlinez Aloy, La Casa de la Diputaciôn, p. loi · texte numérisé non relu

I. Marlinez Aloy, La Casa de la Diputaciôn, p. loi

composée sur la Vie et mort du saint Frère Louis Beltràn\ Le i3 novembre 1629, elle paye 100 livres royales de Valencia à Bartolomé Romero pour la comédie qu'il a jouée sur la place de la Seo, à l'occasion de l'heureuse naissance d'un Inlanl^. Le 26 avril 1682, elle ne verse pas moins de 44o livres à Cristôbal de Avendano « pour les trois séries de représentations et de danses qu'il a données le jour de l'entrée de Sa Majesté dans la présente cité, la première sur la place de la Seo, la seconde au Marché, la troisième sur la place des Prédicateurs^ ». En six ans, le tarif avait quintuplé; le spectacle que l'on offrait à ses invités pour 20 livres en 1602, en coûtait 100 en 1608 et dépassait ce chiffre en i632. On conçoit qu'avec des aubaines de ce genre,, les comédiens aient pu ég^ayer de quelques bombances la grisaille de leur existence.

Du jour où la municipalité de Valencia, au début du dix-septième siècle, eut mis au rancart les mystères traditionnels de la Fête-Dieu et les eut remplacés par des pièces selon le goût du jour, on recourut pour cette représentation à la troupe comique qui à ce moment tenait la scène à la Olivera; les acteurs d'occasion furent remplacés par des acteurs professionnels. Ce fut pour ceux-ci une nouvelle source de profits, dont le retour périodique n'était pas pour leur déplaire. L'imprésario

1. Arch. Ayuntamiento^ Manu al de Conseils, à la date indiquée.

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