Luis Milan, El Cortesano
2. Ohra contra los TorreUislas : « Queyo el mejor de los biienos. »
.3. CeUe éléo-ie se trouve en lètedu recueil des œuvres de Jean Fernândez, et elle a été réimprimée par Diesro Raniirez Paçàn dans sa Flores/a de varia poesi'a, dont il sera question au chapitre vi de ce livre.
4. Diàlogo de una dumt y un ijnlùn, dans les Ohras, f'3 85 v. et sq.
l'éternelle histoire de l'amoureux blotti sous la fenêtre de sa belle et élevant vers elle dans l'ombre de la nuit une complainte sentimentale : gentil manège qui est de tous les pays, de tous les temps, mais qui est devenu en Espagne une institution nationale connue sous le nom étrange de « plumer la dinde », pelar la pava, sans doute pour signifier que celui qui l'a plumée n'est pas toujours celui qui la mange. Dans la saynète de Fernândez de Heredia, il y a cette circonstance aggravante que la belle est en pouvoir de mari. Si même elle s'est accoudée à la fenêtre, c'est pour guetter le retour de ce compagnon infidèle et noctambule. Elle trompe, en chantant, les longueurs de l'attente, et notre galant d'accourir au bruit de la chanson. Il déclare sa flamme et roucoule. Hélas! elle se montre sceptique, elle feint de croire qu'il s'attarde dans la rue non pour elle, mais pour chercher quelque objet perdu. « Sur ma foi! murmure-t-il, c'est moi qui suis perdu — perdu d'amour pour vous. » Et l'on marivaude sur ce ton. On en vient bientôt à causer de l'ennemi commun : le mari. On chante même quelques couplets à ses dépens. Il montre auprès de sa femme un empressement médiocre et elle se vengerait volontiers de lui « si cela ne devait mettre en péril le point d'honneur' ». Déclaration digne d'être retenue : cette petite Valencienne du seizième siècle, à son aurore, a déjà sur la fidélité conjugale les scrupules d'une héroïne de Galderon. Pareille fermeté de principe décourage le galant; il se retire, plus dépité qnc triste, en lançant ce refrain de quelque chanson populaire :
j Mal îiya quien â vos casù, La tle Pedro Borreguero !
Ace tableau"-, il manque peu de chose pour être dramatique : on y trouve déjà l'indication de la mise en scène, une intrigue finement esquissée et un dialogue bien conduit, qui passe en se