‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 36 sur 343 · I. El Corlesano, i · texte numérisé non relu

I. El Corlesano, i

beauté quelque peu apprêtée de ses femmes une réputation (l'élégance. Le (( Débat entre Anton de Moros et Gonzalo Dâvila » notait dès le quinzième siècle que nul ne peut prétendre à la main d'une Valencienne sans être lui-même un modèle de beauté'. Jean Fernândez ne s'en tient pas à cette vue superficielle. Il énumère complaisamment toutes les variétés de fard, de poudre, d'onguent, de pommade et de cosmétique-; il nous montre par quels artifices la protagoniste du a Colloque » avivait l'éclat de son teint, tandis qu'elle s'enveloppait pour plus d'élégance dans une fourrure de zibeline, achetée à la fameuse foire de Médina au prix de trois ducats et demi. Ainsi s'opère sous nos yeux, à la lumière crue du théâtre, ce miracle de patience et d'industrie qu'a toujours été la toilette d'une élégante. Ce n'est certes pas un médiocre réalisme que celui qui ne respecte même pas les secrets du boudoir''.

S'il y a dans le « Colloque » un épisode qui semble sorti tout entier de l'imagination de l'auteur, en dehors des suggestions que le spectacle de la vie valencienne lui fournissait, c'est à coup sûr le défi qui lui sert de conclusion. L'irruption d'un héraut d'armes, la provocation qu'il lance au nom de ses mandants, le rapide passage des jeux de salon à la brutalité d'un

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