‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 58 sur 343 · V. 82-85. « ya questa farça merece · texte numérisé non relu

V. 82-85. « ya questa farça merece

que la llamemos traçedia pori|ue en dos muerles fenece. »

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tant plus fort qu il sest formé spontanément, d'autant plus résistant que d'autres s'appliquent à le rompre. Il a su faire peser sur ses héros une redoutable fatalité qui les écrase, au moment même oià ils essaient de lutter.

Torcato, malgré son titre de berger, n'a rien de rustique ni de banal. Disert et réfléchi, il cite avec à-propos des maximes : (( Comme on a raison de dire que le plaisir, pour être parfait, doit être partagé'! », et lorsqu'il croit toucher au bonheur, il le dit avec une spontanéité que les métaphores les plus classiques n'alourdissent pas : « Je suis heureux; je ne crains ni la fortune ni sa roue^ ». Il parle à sa maîtresse en amoureux du meilleur style : « Fleur de ma vie », la nomme-t-il avec une préciosité ingénue. Ces galantes manières n'empêchent pas les émotions profondes. L'univers lui paraît nouveau dès que ses yeux ont été réjouis par un sourire de sa belle. L'inquiétude, au contraire, le ravage à la moindre alerte : « Sans souffrance, lui dit son ami Roseno, tu ne peux prétendre à l'amour véritable'^ » ; il souffre, et dans sa douleur l'image de la mort l'obsède : (( Je le devine, murmure-t-il; Liria sera le poignard pour la mort qui s approche de moi '\ » Son pressentiment ne l'a point trompé, mais, en lisant la lettre fatale, il ne s'emporte pas contre l'ingrate, il invoque avec résignation les caprices habituels au beau sexe*', et il expire doucement en implorant la miséricorde divine.

Liria n'a pas un stoïcisme aussi robuste. L'amour qui la pousse vers Torcato est impératif et violent. Elle ne voudrait

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