‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 72 sur 343 · Scenn seplima · texte numérisé non relu

Scenn seplima

« Tu hijo hauras de corner, que menos no puede ser, auiique nie cause tristeza. »

LE THEATRE POPULAIRE. I-rq

raison qui donne à la pièce des droits au titre de tragicomedia.

Le caractère historique des événements portés à la scène est une seconde raison. Timoneda, ou l'anonyme qu'il a cru honorer en le pillant, a insisté sur ce point dans le prologue. Il n'emploie pas, pour désigner la fa])le de la pièce, le mot ordinaire uryumento ; il se sert du terme de hislorki : ce n'est donc pas un conte forgé à plaisir, c'est un épisode relaté par les chroniques. Cette (( histoire » a heau remonter à une antiquité vénérahle, elle n'en garde pas moins l'attrait de l'inédit, car peu de personnes la connaissent*. Les doctes livres qui la racontent sont une garantie, ils ne seront en aucun cas une gêne. L'anachronisme sous leur couvert se pratiquera impunément. Les domestiques du roi Térée, tantôt le tutoient sans façon, tantôt le traitent solennellement de « Votre Altesse ». Ailleurs, ces habitants de la païenne Attique se livrent à des exorcismes et ils emploient, pour chasser le malin, une curieuse formule, qui devait être d'usage courant dans la région de Valencia"". On n'en finirait pas de relever les détails incongrus dont la pièce est semée. Ils n'empêchent pas que cette dernière n'ait été considérée en son temps comme ayant un fondement historique et que les contemporains n'aient vu là une raison valable de la nommer tragicomedia .

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