‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 75 sur 343 · I. No's far(;a, sino Comedia, 3ig · texte numérisé non relu

I. No's far(;a, sino Comedia, 3ig

donnée, quoique le nombre des subdivisions et le nom de chacune d'elles aient changé radicalement. De « scènes » qu'elles étaient, elles sont devenues des « journées » ; de sept, elles se sont réduites à cinq. La comédie .4 a/'e/ta prend par là une apparence presque classique ; elle semble coulée dans le même moule que les comédies de Plante ou de Térence, et il est vraisemblable que cette particularité, plus que toutes les autres, a déterminé Timoneda à revendiquer pour elle le titre de (( comédie » .

A l'en croire, il aurait été guidé par d'autres raisons. S'il a jugée la Aurélia originale entre toutes les pièces de la Turiana, c'est, à son témoignage, d'une part pour n'avoir pas fait appel aux passions de l'amour, d'autre part pour avoir poité à la scène une « invention nouvelle », une intrigue inédite^. Le pseudo-Timoneda s'amuse ici à nos dépens. Car une autre pièce de la Turiana, la Rosalina, se passe sans qu'il y soit question d'amours, et cela ne suffît pas à lui mériter le titre de (( comédie ». Quant à l'invention nouvelle, elle consiste probablement en ceci que la Aurélia, à la différence de la Paliana ou de la Trapaçera, n'était pas calquée sur un modèle italien. Pour la Trapaçera, le prologue déclare formellement qu'elle a été composée « à la manière d'Italie" », et après un pareil aveu on conçoit qu'il ait paru bon à l'éditeur de souligner l'originalité — au moins relative — de la Aurélia. Ne nous faisons aucune illusion : cette a invention nouvelle » est des plus ridicules qui soient, et des moins neuves, puisqu'elle raconte la

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