‹ L'art dramatique à ValenciaChapitre 94 sur 343 · A. A. V., Manual de Conseils, i538-i54o, no · texte numérisé non relu

A. A. V., Manual de Conseils, i538-i54o, no

Dans le Stadi gênerai, la pratique des représentations latines était devenue une habitude, aussi bien que la soutenance publique de thèses ou les déclamations.

Notre regret, c est de ne pas savoir avec plus de détails quelles pièces étaient mises à la scène. L'on a vu cependant qu'en i532, Piaule lit les fiais du spectacle; mais quelle pièce parmi toutes celles de Plante.^ Etait-ce Amphitryon, qui a été plusieurs fois traduit au début du seizième siècle, et dont le succès paraît avoir été considérable pendant de longues années sur. les scènes les moins universitaires de la péninsule.^ Une cinquantaine d'années plus lard, vers i58o, lorsque Lupercio Leonardo de Argensola fait représenter à Saragosse pour la première fois sa tragédie .4 /e/Vmc/ra, il explique à son auditoire, dans un fringant prologue, que l'œuvre nouvelle diffère du tout au tout de celles représentées habituellement sur la même scène. Et quels sont, d'après lui, ces spectacles si goûtés auxquels la foule accourt avec empressement et qu'elle va être déçue de ne pas applaudir une fois de plus."^ C'est, avant tout. Plante et son Amphitryon, c'est peut-être aussi Térence avec ses imbroglios, c'est l'immortel Sosie, jobard et malin à la fois, dont les grimaces égayaient les montagnards de l'Aragon, comme elles avaient égayé dix-huit siècles plus tôt les rudes paysans du Latium'. Etrange prétention de vouloir substituer à ce masque familier le profil égyptien de la sanguinaire Alejandral A Valencia, en i532, ï Amphitryon, ou toute autre

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