Ximeoo, I, 164 a
20O L ART DUAMMIQUE A VALENCIA.
1 activité et la compétence desquels il put compter. Il fit un choix heureux en la personne de Lorenzo Palmyreno.
C était un Aragonais, né à Alcaniz, en i5i^, d'après ses biographes, en i524 si Ion s'en rapporte à lui*; comme d'ailleurs il n'a confessé son âge qu'en une circonstance oii il avait intérêt à se rajeunir, son témoignage ne peut être admis qu'avec réserve. Son établissement définitif à \alencia date d'octobre i56i -, mais il y avait déjà résidé temporairement. Il s'y trouvait notamment en i552, puisqu'on y baptisait le 2 septembre, à l'église Saint-Etienne, sa fille Salvadora Apollonia^, mais le titre de a maître de grammaire », que l'acte de baptême lui attribue, laisse croire qu'il occupait à ce premier séjour une situation inférieure. A en croire Cerdâ', il aurait professé en i553, conjointement avec Honorât André Pincda, cet arte de notdria que l'Université de ^alencia, devançant toutes les universités d'Espagne, avait admis dès 1019 au nombre de ses enseignements réguliei's. En fait, les jurats l'avaient chargé, le 10 mai i553, de l'enseignement de la poésie et lui avaient assigné un traitement fort modique de 25 livres^.
Prétendait-il à mieux? Il repartit pour Saragosse, ori il avait une chaire de latin et rhétorique, et, selon son propre témoignage, il s'y reprit à trois fois avant d'abandonner l'Ebre pour
1. Lalassn, liiblioteca niieva de las esrrilores aragoneses, Pamplona, 1798, I, 38o. — En 1576, Palmyreno écrivit une Apologia qiia Pahnyreniis annos natiis duos et qiiinquaginta se Reipublicae utiliorem quam adolescentes ostendit. Ses adversaires Jui reprochaient d'avoir plus de soixante ans; pour se défendre, tout en s'attribuant cinquante-deux ans, il argue encore plus de son activité que de la fausseté du reproche,, ce qui donnerait à penser que le dit reproche était fondé.
2. Laurentii Palmyrcni oratiimcula Valentiae Iinbita j5C)3 mense Deceinbri : d ^'i^■esimus sexlus nunc mensis as;itur... ex quo relicta Caesaraugiista Valentini Senatus decreto profecto in hanc eruditissimani civitateni, arduani ac difticiiem provinciam graece latineque profitendi, vacuam quodam modo et ab aliis desertam multorum rogatione suscepi. »
3. Archivo de San Esteban. — Libro de bautismos, fol. i5i, r.
4. Gil Polo (Gaspar), La Diana enamorada... con notas al Canio de Tnvia, Madrid, 1802, 1 10 n.