‹ L'art du boyaudierChapitre 12 sur 16 · CHOIX DU LOCAL · texte numérisé non relu

CHOIX DU LOCAL

Une des fabriques les plus considérables de boyaux insufflés est celle qui est située à Clichy , sur le bord de la rivière, près le bac d’Asnières. Son éloignement assez grand de la Capitale , son isolement d’autres habitations , et sa proximité de l’eau, nous font émettre le vœu que toutes les boyauderies soient réunies dans ce lieu. Toutefois le boyaudier qui ne travaille que le boyau de mouton , pourrait obtenir d’avoir un local plus rapproché de Paris, et même renfermé dans les murs de cette ville, où il existe depuis long-temps plusieurs fabriques qui n’excitent pas de réclamations , attendu que leur travail n’est pas de nature à répandre des exha-

laisons fétides, sur-tout si les déchets et matières putrescibles sont enlevés fréquemment.

La voirie étant transportée dans le bel établissement que la ville de Paris a fait construire dans la forêt de Bondi, il serait impossible que les boyauderies qui sont en activité à la petite Villette fussent tolérées; car on leur doit une bonne partie de l’infection qui se répand dans les environs, et qui rend de ce côté l’arrivée de la capitale si désagréable. À l’époque de cette translation , l’administration devra faire opérer leur déplacement. On nous objectera sans doute et avec raison que dans un moment où l’art du boyaudier n’offre pas de grands bénéfices, il y aurait de la dureté de la part du gouvernement à forcer ceux qui l’exercent à de fortes dépenses ; mais l’autorité pourrait les aider dans ce déplacement, ou au moins les dispenser pendant un nombre d’années plus ou moins grand de toutes impositions, et de cette manière elle aurait pourvu à la salubrité publique sans porter préjudice à ces fabricans. Dans cette hypothèse, nous croyons que leur atelier devrait être construit de la manière suivante.

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