‹ L'art du chant en France au 17e siècleChapitre 11 sur 40 · ST · texte numérisé non relu

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Mais de même que les musiciens français composaient des airs sur des paroles italiennes, ils mettaient en musique des textes espagnols. Dans le V* livre de Bataille on trouve une chanson intitulée: «Air espagnol de Bataille ». Nous y reconnaissons des r^^thmes déjà rencontrés dans les Airs de cour :

INFLUENCES ÉTRANGÈRES g5

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Si suf-fro por ti ino-re-na inu-clio me pla-ze mi [ic-na

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Pues van tus o - jos ini-ran-do Al niisiiio sol ad-nii-ran-do

Le même recueil contient un récit de ballet, également sur texte espagnol, et intéressant parce qu'il a une petite introduction instrumentale. Il est intitulé * Passacalle La Folie », mais il a été composé par Le Bailly(*). Plus tard Moulinié écrira aussi un certain nombre d'airs sur des paroles espagnoles (^).

Les mélodies simples et faciles de ces airs leur assurèrent une certaine vogue ; au point de vue spécial de l'art du chant ils n'ont aucune importance.

En résumé, on peut dire que l'influence étrangère fut à peu près nulle à cette époque en ce qui concerne la musique vocale française. Tout en connaissant et appréciant jusqu'à un certain point les mélodies et chants d'outre-mont, les musiciens français restèrent confinés dans les bornes, un peu étroites, que leur avait tracées la tradition nationale. Ce n'est qu'à partir du second tiers du XVIP siècle qu'un changement se produira et qu'on pourra parler d'un art italianisant.

(*) M. Prunières en a reproduit le commencement dans son Hisi. du Ballet de cour, p. 239.

(*) V. 7e livre d'airs de cour, 1626.

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