XXXV] VOCABULAIRE
Connenser. C'est rendre aux mapeurs l’état de Hiquidité qu’elles ont perdu par un degré de chaleur plus fort qu’elles ne pouvaient en supporter dans leur état liquide. On condense les vapeurs par une infinité de moyens différens, qui sont tous fondés sur le même principe, qui consiste à leur enlever une partie du calorique surabondant.
Conpenseur. C’est le vase dans lequel les vapeurs se condensent. Il en existe de beaucoup de formes différentes. Les uns sont des tubes droits, les autres sont des sphères creuses; quelques-uns sont coniques, d’autres cylindriques ; il y en a qui ont la forme de serpent, ou celle d’un parallélipipède rectangle. Celui dont on se sert le plus généralement, c’est le serpentin. Voyez tous ces mots. Ces vases sont en cuivre élamé, ou mieux en étain pur. :
CoNDENSEUR CONIQUE. Ce condenseur, que nous avons proposé comme le plus sûr et le meilleur que nous connaissions, est composé de deux cônes tronqués , passés l’ur, dans l’autre, et écartés l’un de l’autre d’une quantité trois fois plus grande en haut qu’en bas. Les vapeurs y circulent avec beaucoup de liberté, s’y condensent parfaitement , et sortent extrémement froides par le tuyau intérieur. Il est de l’invention du baron de Gedda. II communique avec le col du chapiteau par un tube qui se lute parfaitement avec lui. Nous en avons donné les dimensions et la forme. |
CoNDENSEUR cyLINDRIQUE. C’est un gros cylindre en cuivre qui traverse la longueur d’une futaille; il est de l'invention de M. Fischer de Berlin. Le bec du serpentin est [uté à un tuyau qui est placé à un des
VOCABULAIRE. XXRVI bouts du cylindre le liquide sort par un autre tuyau placé au fond opposé du même cylindre. Ce cylindre est totalement immergé dans l’eau que contient la futaille qu'il traverse. |
Conpenseur protT. C’est un tube droit et un peu conique qui traverse une baie pleine d’eau froide, et dans une direction inclinée, pour faciliter l’écoulement du liquide. Il est luté par son gros bout au bec du chapiteau, tandis que l’autre bout plonge dans le bassiot. On renouvelle Feau lorsqu'elle à acquis trop de chaleur.
CONDENSEUR PARALLÉLIPIPÈDE. C’est ce conden— seur qu'a employé M. Poissonnier. Il est formé de deux caisses longues de dix-huit à vingt pieds placées. l'une dans Pautre ; la plus grande laisse un espace de deux pouces tout autour entre ses parois et celles de a caisse intérieure. C’est dans cet espace que l'on met l’eau qui doit servir à la condensation. Elle se renouvelle à chaque instant.
CoNDENSEUR EN FORME DE SERPENT. Glauber est le premier qui se soit servi d’un condenseur en forme de serpent. IL est d’égale grosseur dans toute sa longueur, et 1l est totalement immergé dans l’eau. L’extrémité supérieure de son tube se lute au bec du chapiteau ; l'extrémité inférieure se rend dans le bassiot à l’ordimaire.
Conpenseur sPHÉRIQUE. C’est une sphère creuse, aux deux pôles de laquelle sont soudés deux tubes. Letube supérieur est recourbé pour aller se luter au bec du chapiteau, tandis que le tube inférieur est recourbé pareillement pour aller porter les liqueurs dans le bassiot. Toute «la sphère +! une partie des tubes