À VOCABULAIRE
dixième On le trouve dans le tissu du linge où du papier ; M. Deyeux l’a rencontré dans les sèves de charme et de bouleau.
Gour pe sRuLÉ. Voyez Empyreume.
Gour De cuaupiëre. Lorsque la chaudière n’est pas bien étamée, ou qu’elle n’est pas bien propre, elle communique à l’eau-de-vie un goût de cuivre qui est extrêmement désagréable.
Gour p’emPyreumE. Voyez Empyreume.
. Gosizzer. Dans quelques brüleries on exprime par ce mot un accident qui arrive dans la distillation lo:squ’on pousse le feu trop vivement, et que la liqueur sort mêlée de vin. On dit l’alambic gosille, c’est-à-dire Palambic vomit le vin.
Graines cÉRÉALES. On appelle de ce nom toutes les graines farineuses, telles que le froment, le seigle l'orge, l’avoine, etc.
. Grains (Eau-de-vie de). On appelle ainsi une liqueur très-spiritueuse que l’on tire des graines céréales, auxquelles on a fait subir la fermentation vineuse.
Granp-œuvre. Expression par laquelle les alchimistes désignaient l’art de faire de l'or. C’est le synonyme de pierre philosophale.
Grarroir. C’est une machine dont quelques bouilleurs se sont servi pour frotter continuellement le fond de leurs cucurbites, dans la vue d'empêcher les parties mucilagineuses de s’y attacher, d’y brûler, et de communiquer à la liqueur le goût d'empyreume. Ce moyen a été reconnu insuffisant.
Gnoseizzes (Eau-de-vie de). On fait dans les Etats-Unis de l'Amérique un vin de groseilles dont
VYOCUABULATRE. b
on retire, par la distillation, une eau-de-vie assez bonne; il serait possible de la rendre meilleure en s’emparant de lacide acétique et de l’acide malique par l’emploi des pierres calcaires ou de la craie. Guizpive, TAFIA, RUM sont synonymes. Voyez ces mots. |
Haricors (Eau-de-vie de). L'on fait avec les ha ricots, et avec toutes les plantes légumineuses , une espèce de vin dont on retire une mauvaise eau-devie , que l’on pourrait facilement priver du goût d’empyreume qui la rend détestable.
Hézice. Courbe que décrivent autour d’un cylindre les pas ou filets d’une vis. La vis n’est par conséquent . autre chose qu’un cylindre autour duquel est enveloppée une hélice.
Hérérocënr. Mot opposé à homogène : ils dérivent tous les deux du grec. On appelle hétérogène les corps dont les parties sont différentes les unes des autres, soit par leur nature, soit par leur densité, soit par leurs qualités ou propriétés.
Hisroire NATURELLE. C’est la science de la nature. Cette étude est immense, elle embrasse tous les objets que nous présente l’univers.
HomocÈne. Nom que l’on donne aux corps dont toutes Les parties intégrantes sont semblables , sont de même espèce , de même nature, de même densité, et ont les mêmes propriétés; telles sont les parties de l'eau pure, telles sont les parties intégrantes des métaux bien purifiés, comme l'or, l’argent, le cuivre , etc.
Houizze. Voyez Charbon de pierre,
bij VOCABULAIRE.
Huize DE VERT-DE-6GRis. Les parties mucilagineuses, et surtout les amandes ou les pépins des fruits fournissent, par le calorique, une grande quantité d'huile qui s'élève par la distillation, corrode le cuivre de l'appareil, l’oxide, s'empare de ce dernier de manière qu’on peut la recueillir quelquefois à la surface de l’eau-de-vie après un repos suffisant. Ami Argand en avait une bouteille qui avait été ainsi recueillie. C’est un poison des plus violens ; c’est cette huile qui, avec l'éther acétique , forme l’empyreume.
Hypre. C’est le nom que les anciens chimistes, avaient donné à un appareil distillatoire. vai
HyproGÈène. Voyez Gaz hydrogène.
Insrecreur. On donne le nom d’Inspecteur à un homme présenté par la chambre de commerce, et nommé par le Préfet pour vérifier la qualité des eauxde-vie : il est assermenté. Bien différent des agréeurs de la Rochelle, 1l n’en facilite jamais la vente, si ce n’est par ses opérations qui se bornent à constater la bonne ou mauvaise qualité des eaux-de-vie. Son jugement est irrévocable ; 1l faut, pour le faire casser, traduire l’Inspecteur devant les tribunaux, et le faire punir comme prévaricateur. Les courtiers remplissent la seconde fonction, celle des agréeurs.
INSTRUMENT DISTILLATOIRE. Voyez Appareil.
Jauce ou vELTE. C’est, dans l’art du bouilleur, un instrument en fer, lorg comme une canne, sur lequel
VOCABULAIRE. lij
ou a pratiqué différentes divisions graduées et numérotées , au moyen desquelles on connaît la quantité de liqueur contenue dans les vaisseaux. Il y a des jauges de plusieurs sortes.
KIRSCH-WASSER OU EAU DE CERISES. Eau-de-vie que les Allemands et les Suisses tirent de certaines cerises sauvages après leur avoir fait subir la fermentation vineuse. On en fait aujourd’hui beaucoup en France; mais celui de la. Forêt-Noire est toujours préféré.
Kumvys. Lait aigri que les Tartares et les Kal- -mouks boivent et dont ils retirent, par la distillation, une eau-de-vie qu’ils nomment ark: ou ariki.
Larr (Eau-de-vie de). Les T'artares et lés Kalmouks font une eau-de-vie de lait qu’ils nomment arki ou ariki. Elle a un très-mauvais goût à cause des mauvais appareils dontils se servent et de la malpropreté dont ils ont l'habitude. On pourrait la rendre meilleure en se servant de bons appareils et en opérant avec propreté.
Lanterne. C’est un entonnoir qui a deux orifices dont l’un embrasse très-exactement le bec inférieur du serpentin, et l’autre entre dans le bassiot afin que la liqueur ne s’évapore pas. Sur la partie antérieure on place une vitre afin de voir au travers le filet de la liqueur,
Liv . VOCABULAIRE.
Lever au QuarrT. C’est arrêter la distillation de l’eau-de-vie, et retirer la liqueur quand il y a un quart d’eau-de-vie faible, ou seconde, sur une eaude-vie forte. Voyez Garniture.
Levure. Voyez Ferment.
Lies. C’est le marc du vin que. lon trouve au fond des tonneaux lorsque le vin en a été retiré.
Liqueur. Dans Part du distillateur , on désigne par ce nom tout liquide employé , mais plus particulièrement les produits de la distillation. |
Lur. Espèce de mastic dont on se sert pour appliquer sur les jointures des machines disullatoires , afin d'empêcher la vapeur de se répandre au-dehors. On fat des luts de différentes manières.
Lurer. C’est boucher avec un lut quelconque les fentes des ajutages des pièces d’un appareil , afin que les vapeurs ne s’échappent pas.
Macmine pisrizraroine. Voyez Appareil.
Marcs DE raisins. Ce sont tous les débris du raisin qui restent sous le pressoir lorsque le vin en a été extrait. On en retire de l’eau-de-vie.
Marmire de Paris. Vase de métal très-épais et très-fort, et exactement fermé par un couvercle de métal, retenu par une forte vis. Cette marmite est de invention de Papin; et, en la publiant, son inventeur avait dessein d'introduire un moyen facile et peu coûteux d'extraire les sucs des matières animales et végétales, et de cuire les alimens sans évaporation.
Marras. Espèce de vaisseau de verre , sphérique,
VOCABULAIRE. Îv
ayant un col cylindrique, long et étroit, dont on se sert, comme récipient, dans les distillations et autres opérations chimiques et physiques.
Mérasse, C’est le nom de la liqueur qui reste après que l’on a fait subir au suc de la canne à sucre toutes les opérations propres à en retirer la plus grande partie de sucre possible. Cette liqueur est un véritable sirop , qui contient encore beaucoup de sucre d’une cristallisation trop coûteuse ou même incristallisable. On l’emploie à plusieurs usages, et principalement après l'avoir fait fermenter , à donner, après la distillation, un esprit ardent connu dans le commerce sous le nom de fafia. Voyez ce mot.
Mévanp (Augustin). Pharmacien à Lunel, inventeur d’un appareil distillatoire qui ressemble beaucoup à celui d'Adam, mais qui en diffère essentiellement. Nous Je regardons comme l’un de ceux qui a servi de base à tous les autres.
MercuriALe. Note exacte de la fixation du prix de chaque nature d'esprit que l’on tient à la mairie de chaque ville où se tiennent les marchés des eaux-devie. Cette mercuriale sert, en cas de discussion sur le prix de l’hectolitre, de loi commune entre le ven deur et l’acheteur.
Mevrre En rrain. C'est entretenir un feu vif sous: la chaudière pour faire commencer la distillation de l’eau de-vie. ’
Mucirace. C'est une substance blanche , transparente, qui n’a point, ou que très-peu, de saveur et d’odeur, dont la consistance est épaisse, filante, tenace et collante, lorsqu'elle est unie à une certaine quantité d’eau surabondante, qui se dissout entière
lv; VOCABULAIRE. | ment et intimement dans l’eau , et qui ne donne aucun indice ni d'acide ni d’alcali libres.
Mures (Eau-de-vie de). On retire une excellente eau-de-vie des mûres. Voyez Figues.
NIVEAU DE VERRE OU NIVEAU DE surErÉ. C’est un tube de verre qui est placé à côté d’une chaudière, qui communique avec son fond et s'élève verticalement hors du fourneau. 11 fait connaître la hauteur du liquide dans la chaudière.
Œxomèrre. Instrument qui sert à mesurer la force du vin, c’est-à-dire à déterminer le moment auquel Je vin en fermentation dans la cuve a acquis toute la
force et toute la qualité dont il est susceptible.
Œurs. Ce sont des vaisseaux en forme d'œuf, dont Adam se sert dans son appareil pour distiller ou pour analyser les vapeurs.
Orrirzes. Ce sont de forts morceaux de cuivre, au nombre de trois ou quatre, rivés à lachaudière, et par lesquels elle est suspendue dans la maçonnerie du fourneau. ., tr
Once. Graine céréale dont on fait la bière. On en retire de l’eau-de-vie.
Ouicou. Eau-de-vie de patates composée par les Caraïbes. |
VOCABULAIRE. lvij
Oxicène (Gaz). L’oxigène est un principe universellement répandu dans la nature, et qui joue le plus grand rôle dans les trois règnes. Les deux fluides qui sont de première nécessité, soit pour l’homme, soit pour tous Îles autres êtres organisés, l’air et l’eau, sont essentiellement composés d’uxipène. L’eau est formée de 85 parties d’oxigène et de 15 parties d’hydrogène, mesurant par le poids.
Dans Pair que nous respirons, Poxigène est à l’état de gaz, c'est ce qu’on nomme proprement l'air vital: il entre pour 27/r00 dans la composition de l’atmosphère; le surplus est du gaz azote mêlé d’un peu d’acide carbonique et de quelques autres fluides.
On regarde l’oxigène comme le principe acidifant.
Panacée. Remède universel avec lequel les alchimistes se vantaient de guérir toutes les maladies.
Pièces. (Eau-de-vie de). Dans le royaume de Perse et .dans PAmérique méridionale, on retire du suc des pêches une eau-de-vie délicieuse.
PERDRE, PERDUE, PERTE. Les bouilleurs connaissent à certains signes quand la chaudière ne fournit plus d'esprit fort; ils disent alors qu’elle est à sa perte, ou qu’elle commence à perdre, ou qu’elle est perdue.
Pése-LiQuEur. Voyez Aréomètre.
Pëse-vin. Voyez A/coholomètre. :
PErTiTe-Eau. Voyez Repasses.
PuysiQue. Science des choses naturelles ; on la divise en deux parties : la physique expérimentale et la physique systématique.
Iviij VOCABULAIRE.
PHysIQUE EXPÉRIMENTALE. C’est la science des effets naturels, développés par l’éxpérience.
PaysiQue sysrémarique. C’est l’art de former des systèmes fondés sur la connaissance des effets prouvés par l’éxpérience, par le moyen desquels systèmes on puisse rendre raison de ces effets.
Pics, Voyez Barrique.
Pierre caLcaire. C’est la pierre que l’on calcine pour en faire de la chaux.
Pierre PHILOsoPHALE. Les alchimistes croyaient que l'or était un composé ou un corps susceptible de plus ou moins de perfection: Quelques-uns d’entre eux regardaient tous les métaux blancs comme une seule et même substance à différens degrés de maturité; et les métaux jaunes, comme une matière identique plus ou moins pure. D’autres croyaient à la transmutation des métaux ou à la conversion des terres ‘ensubstances métalliques. Quelques réductions d’oxide, quelques propriétés de certains alliages, ont donné naissance à ces rêveries , et les enthousiastes ou les fripons en ont profité. pour assurer qu'ils avaient le talent de faire de l’or. Ils ont appelé cette prétendue découverte la pierre philosophale. Consultez, pour les supercheries employées par les alchimistes , pour tromper leurs dupes sur la transmutation des métaux , l'ouvrage publié par Geoffroy l’ainé, en 1722.
Pire. C’est en\terme de bouilleur un grand tonneau ou vaisseau de bois propre à contenir de l’eaude-vie. ë
Les bouilleurs donnent le même nom à un grand vaisseau de bois conique qui sert à renfermer le serpentin ou le condenseur.
VOCABULAIRE. lix
Pois (Eau-de-vie de). Le pois est une plante légumineuse dont on fait de l’eau-de-vie. Voyez Haricots.
Poiné. C’est du vin extrait, par la fermentation, du suc des poires sauvages.
Poires sauvaces (Eau-de-vie de). Après avoir fait acquérir au suc des poires sauvages la fermentation vineuse, on en extrait de leau-de-vie par la distillation.
Pommes pe TEnRe (Eau-de-vie). Liqueur spiritueuse que l’on tire de ces racines tuberculeuses après qu'on leur a fait acquérir la fermentation vineuse.
Pommes sauvAGEs (Eau-de-vie de). Liqueur spiritueuse que l’on extrait du cidre par la distillation.
Pomre À BRAS. Instrument dont on se sert dans les distilleries, et surtout dans celles qui sont établies d’après les nouveaux procédés, pour élever le vin dans la cuve qui contient le premier serpentin. On s’en sert aussi quelquefois pour porter l’eau dans les réfrigérans.
Preuve. Les bouilleurs appellent une preuve une petite bouteille de cristal bien transparente, dans laquelle ils reçoivent du tuyau même du serpentun leau-de-vie qui en sort, pour en connaître la qualité. Ils donnent aussi à cette bouteille le nom de sonde.
Ils appellent encore preuve le titre de l’eau-de-vie. Ils disent eau-de-vie preuve de Hollande, preuve d'huile , etc. .
Preuve pe Hozranpe. C’est un alcohol qu'on retirait autrefois par la deuxième chauffe. Il a 18 degrés à l’aréomètre de Cartier. On l'appelle eau-de- vie ; c’est celle dont on fait usage comme boisson.
Preuve D'HUILE. C’est une eau-de-vie qui donne
Ix VOCABULAIRE.
22 degrés à l’aréomètre de Cartier; on l’obtenait autrefois par la quatrième chauffe.
Principes. On appelle principes les propositions desquelles part un-auteur pour expliquer un système. Ainsi l’on dit : un tel auteur, pour expliquer son sysème, part de tel ou tel principe.
Procépé, La méthode qu’il faut suivre pour faire quelque opération se nomme procédé. Comme il y a plusieurs résultats que l’on peut obtenir par des moyens différens, on appelle ces moyens, procédés : ainsi dans la distillation par analyse, par exemple, l’on dit que Fon distille par le procédé d'Adam, ou d’après le pro= cédé de Solimani , ete. Les principes peuvent être les mêmes ; mais les procédés sont différens.
“x SR (Chaudières en). Ce sont des chaudières dont la hauteur est plus grande que le diamètre.
Prunes (Eau-de-vie de). On fait avec le jus des prunes une liqueur vineuse dont on retire de l’alcohol qui ressemble au kirsch; mais comme on les distille avec l’amande, c’est un véritable poison, parce que cette amande donne beaucoup d'huile. Voyez Empyreume.
Purre. Substance médullaire ou charnue des fruits. La pulpe est aux fruits ce que le parénelisee est aux feuilles et aux jeunes tiges.
Puncu. Mot indien. C’est le nom d’une liqueur qui est un mélange de rum ou d’eau-de-vie, d’eau, de sucre et de jus de citron. Le voyageur anglais Fryer dit que ce mot signifie dans la langue des naturels du pays (des Caraïbes), le nombre des ingrédiens qui eomposent cette liqueur.
PxROTECHNIQUES ( Constructions ). C'est la ma-
VOCABULAIRE. \ 1x}
nière de construire les fourneaux avec le plus d’avantages, tant pour mettre à profit tout le calorique qui se dégage, que par l'économie du combustible.
QuaTrE- ciNQ. C’est une espèce d’alcohol que, d’après les anciens-procédés, l’on obtenait de la cinquième chauffe. IL donne 23 degrés à l’aréomètre de Cartier. 11 faut ajouter un quart de son poids d’eau
pour en faire de l’eau-de-vie à 18 degrés. Voyez Cing-neuf. |
Quarrre-serr. C’est une espèce d’alcohol qui donne 50 degrés à l’aréomètre de Cartier. Il était autrefois le produit de la neuvième chauffe. Il faut ajouter les trois-quarts de son poids d’eau pour en faire de l’eau-de-vie à 18 degrés. Voyez Cing-neuf.
QUINTESSENCE OU QUINTE-ESSENCE. Les anciens chimistes appelaient l’alcohol quinte-essence, comme pour exprimer cinquième élément. Nous en avons fait le mot quintessence auquel nous avons donné une autre signification étrangère à l’art du distillateur,
Rasarraces. C’est une opération de précaution que l'on fait faire lorsqu'on veut expédier les pièces : elle consiste à ressérrer les douves des futailles en enfonçcant les cercles; par ce moyen on empêche le liquide de suinter au-dehors. T'oute autre opération à laquelle on a donné le nom de rabattage est une friponnerie.
Razze. C’est un long bâton au bout duquel est
Ixij VOCABULAIRE.
fixée une petite planche , et dont on se sert dans les distilleries de grains pour remuer les graines que l’on fait germer.
Rack. Voyez Arack.
Razonce. Voyez Ajoutoir.
RécipienT. Vaisseau destiné à recevoir une liqueur au fur et à mesure qu’elle se distille.
RscriricaTion. C’est une opération par laquelle on débarrasse une substance des parties hétérogènes qui en altéraient la pureté. Dans la distillation, c’est l'opération par laquelle on distille plusieurs fois de l’eau-de-vie pour en obtenir des esprits d'autant plus purs, qu'on les a distillés plus souvent.
A l’aide des nouveaux appareils, la rectification s'opère en même temps que la distillation.
Recririer. Se dit d’une liqueur ou d’une substance qu’on distille de nouveau pour la rendre plus pure.
RÉFRIGÉRANT. À proprement parler, c’est un vase rempli d’un liquide froid destiné à refroidir ou condenser les vapeurs contenues dans le condenseur, de quelque manière qu'il soit construit. On employait des réfrigérans pour envelopper les chapiteaux des alambics dans la distillation per ascensum. Ces sortes de réfrigérans sont supprimés aujourd'hui, parce qu’on a remarqué que, pour que la distillation aille bien , il faut que le chapiteau de l’alambic soit presque aussi chaud que la cucurbite.
Le réfrigérant que l’on a conservé dans toutes les distilleries est celui dans lequel se trouve immergé le condenseur. C’est ordinairement une grande cuve en bois pleine d’eau ou de vin.
RecisTre. Plaque de fer mobile avec laquelle on
orte
VOCABÜLAIRE. x}
bouche ou l’on débouche le tuyau de la cheminée du fourneau du distillateur , pour donner plus ou moins d'activité au feu. Voyez Bascule.
Renpemenr. Expression dont les bouilleurs se servent pour faire entendre combien le vin leur rend en eau-de-vie ou en esprit. Ainsi, au lieu de dire six hectolitres de vin ont produit un hectolitre d'esprit, ils disent que l'esprit obtenu est d’un sixième de rendement. |
Rrepasses. C’est l’eau-de-vie seconde ou faible qu’on üre sur la fin de la distillation.
Faire la repasse. C’est faire une seconde distillation de l’eau-de-vie seconde ou des repasses.
RerTour. Voyez tube de retour.
Riz (Eau-de-vie de). On fait avec le riz, comme avec l’orge , un vin dont on tire par la distillation une eau-de-vie qu’on nomme rack ou arack.
Rosiner. Clé ou canule de cuivre qui s’emboîite dans un vaisseau de même métal, que l’on tourne à volonté pour permettre ou intercepter le passage d’un fluide dans un tube ou tuyau.
Bérard en a imaginé à trois eaux, qui sont fort ingénieux.
Rum. Espèce d’eau-de-vie tirée par la distillation, des cannes à sucre. Le meilleur est fait avec la mélasse pure.
Rum pes nècres. C’est celui dans la fermentation duquel on laisse les débris de la canne’ à sucre, les écumes, etc. Il contracte le goût d’empyreume : on l’abandonne aux nègres qui travaillent dans les sucreries.
lxiv VOCABULAIRE.
SrconDE (Eau-de-vie }. Ce terme se dit d’une eaude-vie faible qu’il faut repasser à la distillation. SerpenrT. Voyez Condenseur en forme de serpent. SERPENTIN. C’est un condenseur qui est formé par un long tuyau en cuivre étamé ou en étain pur, contourné en vis par plusieurs hélices, ce qui lui donne la forme d’un serpent, d’où il a tiré son nom. Plus le serpentin est long, plus 1l est utile, par la raison que les vapeurs , et le liquide lorsqu'il est condensé, rencontrant un plus grand nombre de surfaces froides, se refroidissent d’autant plus. Le serpentin est totalement immergé dans un liquide. Adam en a deux dans son appareil, dont un immergé dans l’eau, et l’autre dans le vin. Le serpentin immergé dans le vin s’appelle premier serpentin et l’autre second serpentin. ÿ Sipnon. Tuyau courbé dont une branche est plus courte que l’autre. On se sert du siphon pour vider la liqueur d’un vase sans incliner celui-ci ; pour cela, on place l'extrémité de la courte branche dans le vase qui contient la liqueur, on ôte l'air du siphon, en suçant par l’extrémité de la longue branche; alors l'écoulement commence et ne finit que lorsque la courte branche ne plonge plus du tout dans la liqueur. Le jeu du s:phon dépend de la pression de Pair sur la surface de la liqueur dans le vase; car tous les points de cette surface sont également pressés par la colonne d’air; si à quelque endroit de cette surface, on supprime cette pression, la liqueur doit s’écouler par là, puisqu'elle y trouve moins de résistance ; c’est
VOCABULAIRE. Ixv
pourquoi le siphon se remplit en entier lorsqu'on aspire Pair par l'extrémité de la longue branche.
Six-onzr. Espèce d’alcohol qu’on retirait autrefois par la onzième chauffe; 1l donne 52 degrés à l’aréomètre de Cartier. Il faut ajouter cinq sixièmes de son poids d’eau pour le réduire à 18 degrés. Voyez cing-neuf.
Sozimanr (Laurent). Médecin à Nimes, département du Gard, ancien professeur de physique et de chimie, inventeur d'un appareil distillatoire qui annonce un génie profond.
Soupe. Petite bouteille de cristal. Voyez Preuve. Soupare À cLé. Voyez Bascule.
SouPare DE SuRETÉ. C’est une soupape que MM. Argand ont placé les premiers sur le chapiteau de leur alambic pour connaître lorsque Île feu est poussé trop vivement. |
SriRALe. Une spirale esten général une ligne courbe, qui va toujours en s’éloignant de son centre, et en faisant autour de ce centre plusieurs révolutions qui conservent la même distance entre elles.
SUBSTANCES MUCILAGINEUSES. Voyez Mucilage.
Surrace. (Chaudières en surface.) Ce sont des chaudières dont la surface est plus grande que la hauteur; elles favorisent beaucoup l’évaporätion et accé- Ièrent la distillation.
Surrorce. Lorsqu'on se sert de l’aréomètre de Bories , le nombre‘de degrés que cet instrument donne
de plus que le thermomètre, sont appelés degrés de surforce.