‹ L'art du distillateur des eaux-de-vie et des esprits, dans lequel on a donné la description des nouveaux appareils de distillationChapitre 35 sur 57 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

Voici la manière dont M. Chaptal prescrit celte construction (sr). Faites soutenir la chaudière à la hauteur où elle doit être ; laissez tout le bas nu, et dans la partie opposée à la porte du fourneau, commencez le tuyau sur huit pouces de hauteur et sur six de largeur; faitesle tourner tout autour de la chaudière jusqu'à la cheminée ; des briques longues suffisent pour former ce tuyau. Il est évident que, par ce moyen, la flamme lèchera continuellement toute la chaudière, à l'exception de la partie de la brique couchée sur son plat, qui touchera directement la chaudière. Ainsi, en supposant que le tuyau ne fasse que trois tours autour de : la chaudière, en partant depuis le foyer jusqu’à la cheminée, vous aurez au moins trente à trente-six pieds de tuyau, dont la flamme s’appliquera directement contre la chaudiere, tandis que, dans la manière ordinaire, il n'y a pas plus de troi8 ou quatre pieds de contact immédiat. Voyez la pl.2, fig. 1, où ce fourneau est gravé d’après cette idée. On y voit

la coupe des hélices. | Cette construction de fourneaux était déjà n usage depuis long-temps dans la Flandre,

{a) L'art de faireles eaux-de-vie, £& 2, par. 20.

lorsque M. Chaptal la prescrivit en 18ot, puisque Demachy la fit connaître en 1775, dans l’ouvrage déjà cité. Il est certain que ces fourneaux sont très-bien conçus, et que tous ceux qui les ont mis en usage ont éprouvé une grande économie dans l'emploi du combustible, et un grand &Wantage dans la qualité des pro= duits. Le feu étant mieux dirigé, la chaudière s’en trouve environnée de tous les côtés, l’ébullition a lieu beaucoup plus vîte, et une fois échauffée à ce degré, peu de bois suffit pour l’entretenir à ce point, puisqu’ontire parti de toute la chaleur. On sent que cette construction peut être appliquée avec avantage à tous les fourneaux.

TFourneau de M. Ricard, chauffé avec la houille.

Les anciens chimistes avaient recommandé avec tant de soin de ne pas pousser la distillation à un feu trop ardent, que , jusqu'en 1776, on n’avait pas cru pouvoir introduire l'usage du- charbon fossile dans les distilleries, parce qu'on pensait que ce genre de combustible donne une chaleur trop ardente, et dort la direction est extrêmement difficile. M. Ricard, très-riche négociant, possédait

dans la ville de Cette une superbe brülerie ; le bois commencait à devenir rare dans le Languedoc , et il en consommait une grande quantité, ce qui diminuait considérablement ses bénéfices en renchérissant beaucoup ses eaux-de-vie. Il apprit que dans l'étranger on se servait de ce charbon aveé avantage , il concut le projet d’en faire usage , et après plusiéurs tentatives il réussit au-delà de ses espérances. Dès qu’il eut porté la construction de ses fourneaux au point de perfection qu’il désirait, il en publia les plans. Son exemple fut suivi par les autres fabricans de Cette , et de proche en proche par tous ceux de la province, où le prix du charbon n’est pas comparable à celui du bois, qui coûte jusqu'à trois francs le quintal métrique.

1] est résulté des différens procès-verbaux dressés par les commissaires de l'académie des sciences de Montpeïlier , qui se rendirent dans la brûlerie de M. Ricard, que, pour fabriquer la même quantité d’eau-de-vie , ül fallait cent vingt livres de bois cou ‘bien cinquante livres de houille ; d’où il résulte qu’en se servant de charbon de terre, on trouvé une économie d’un franc par quintal d’eau-devie. D'ailleurs, comme Fobserve fort: bien

M. Ricard (1), il faut moins de magasins où hangars pour loger ce combustible, et on écomomise Îles frais de la main - d'œuvre pour couper le bois de longueur, le fendre , le refendre ,ete. La preuve du grand'avantage que pros. eure l’emploi de ce combustible est complète par la vente que fit à cette époque M. Ricard: de quinze cents quintaux d’eau -de-vie, à soixante-quinze centimes, par quintalg: au.

dessous de leur valeur ordinaire.

Nous allons. donner la description de ce fourneau, dont la construction peut être utile et est susceptible de beaucoup d'applications. 11 n'est pas exempt de défauts ; | mais il est facile de les corriger:

Explication de la Planche 3, gi.

Fig. x , élévation dn fourneau.

A, ouverture du cendrier. Sa largeur est de neuf pouces , et sa hauteur du sol à la grille est de dix pouces. La profondeur est la même que la longueur de la grille. |

B, porte du foyer , de même largeur:et hauteur que l’ouverture du cendrier.

La distance entre le fond de la chaudière,

(x) Journal de physique janvier 1776, pag. 53.

qui répond aux points CC C et la grille, esé de neuf pouces.

Fig. 2, intérieur du fourneau, dont on a Ôté la chaudière ; et vu à vol d'oiseau.

DD, grille. Sa largeur est de dix pouces, sur un pied dix pouces de longueur.

EE, diamètre du Se deux pieds dix polie |

La chaudière ne db avoir que deux pieds huit pouces de diamètre dans sx plus grande

.circonférence , pour laisser un vide de deux pouces entre celle-ci et la maconnerie. Ce vide se trouve couvert par les bords de la chaudière qui portent sur la maconnerie.

L'auteur conseille de pratiquer à ces fourneaux un tuyau de chemiiuée, qui doit commencer à la hauteur des anses de la chaudière, : vis-à-vis la porte du foyer, et en forme de pyramide tronquée renversée | ayant: trois pouces et demi en carré à sa naissance , et six pouces dans le haut. On conduira ce tuyau dans les cheminées qui servent aux fourneaux ordinaires. À

Il n’y a pas de début que si M. ‘Ricard, dont le zèle est au-dessus de tout éloge, eût eu connaissance des tuyaux de cheminée contournés en hélice autour de la chaudière, il

D'EAUX-DE:VIE ET ESPRITS. 29€ . n'eñt employé ce moÿen qui est applicable & toute sorte de combustible. T1 serait résulté de: la: construction de ce fourneau une bien plus grande économie (x).

Dans les pays où la ourbe est commune, on:peturt employer ce combustible avec le même avantage.

On s’est apercu , sans doute, que la seule différence qui existe entre la Fi) HSE des fourneaux à brûler du bois ; et ceux à brûler du charbon de terre, consiste à ne pas placer de grille dans le fôurneau lorsqu’on n’y consume que: du bois, et à en placer une pour /a houille , le charbon de terre , le charbon de pierre; Le charbon fossile, car tous ces mots sont synonymes et expriment une seule et même substance.

Quelle que soit la construction du fourneau à distiller, il faut non-seulement faire sa capacité proportionnée à celle de la chaudière qu'il doit contenir, mais il faut encore que son foyer soit combiné de manière à chauffer le plus énergiquement , le plus promptement possible , la liqueur que doït contenir la chaudière avec le moins de dépense de combus-

(x) Voyez page 224.

tible qué-faire se peut. Sous:ce point de vue; tout l'art : du distillateur d’eau-de-vie ‘peut être renfermé sous la forme d’un problême qu'il doit s'appliquer, sans cesse, à: résoudre complètement. Æzabliriüne chaleur assez vive pour..faire bouillir, dans le moins de temps possible , la liqueur qu’on veut distiller, set entretenir ce bouillon par, une chaleur égule et jamais ralentie , tant que: durera l’opéraon, en employant la plus petite quantité de combustible qu'il se pourra. Nous verrons par la suite tous les perfectionnemens qui ont eu lieu dans la construction des fourneaux et dans l’emploi du combustible principalement par les découvertes pyrotechniques de lingénieux Curaudau.

Fourneaux de. Baumé.

Les fourneaux que Baumé proposa pour ses alambics-baignoires présentent quelques améliorations. Nous allons les décrire rapidement.pour en donner une idée suffisante, afin qu’on puisse juger par comparaison des changemens successifs , qu'on a fait subir à ces constructions. L'un de ces fourneaux sert à consommer du bois, l’autre à consominer de la houille.

Durjfourneau au bois. Lorsque l'aire du fourneau est élegée; d'abord en moëilons et ensuite en briques, à la hauteur qu'on juge à propos , ordinairement à un pied au-dessus du terräin,on élève, tout autour, des murs en briques de douze pouces de hauteur et autant d'épaisseur, en observant de pratiquer au-devant une porte carrée , de douze à treize pouces de côté, garnie d’un bon châssis de fer ayant deux gonds et un. fnentonnet pour recevoir une. porte de forte tôle avec deux pentures et un lôqueteau. À mesure qu’on élève le fourneau on arrête ce châssis qui doit avoir quatre grandes griffes aux quatre angles pour être scellé solidement dans la maçonnerie.

On observe pareillement de commencer la cheminée de toute la largeur du fourneau; on Ja faït en glacis, en partant de quatre pouces au-dessus de l'aire du fourneau.

Lorsque les murs paralièles sont élevés, on pose de chaque côté sur le milieu, et dans leur longueur, deux barres de fer plat. Ces barres de fer sont destinées à supporter les dix barreaux de fer. qui-traversent le fournéau , et sur lesquels doit poser la chaudière. Ces derniers doivent avoir deux pouces d'équarissage, afin qu'ils puissent supporter tout

234 ..E'ART DU: DISTILLATEUR le poids de la chaudière. On en met un nombre suffisant pour les espacer de pied en pied ou environ. Les bandes de fer plat posées sur la maçonnerie, et sur lesquelles posent Îles traverses, servent à empêcher que le poids de la chaudière ne soit supporté sur la maconnerie par un plus grand nombre de points : sans cette précaution , le fourneau serait sujet à se tasser dans les endroits où reposent les barres de fer ; l’aplomb et le niveau de Ja chaudière se dérangeraient (x). Au moyen de cette disposition, il doit rester douze pouces de hauteur , depuis la même aire jusqu’au fond: de la chaudière, parce que les barres de fer doivent avoir deux pouces d’équarissage : ainsi, le foyer doit avoir quatorze pouces de hauteur, si le fourneau est destiné à brûler du bois : si on lui en donne’ davantage, on perd de la chaleur inutilement; si on lui en donne moins, le fond de la chaudière se remplit de suie, et le fourneau est fort sujet à fumer. !

Ce fourneau n’a pas besoin de grille ; une grille affame le feu , en laissant passer la braise

{:) Cette construction présente une idée excellente qui. peut trouver une infinité d'applications.

en pure perte, à mesure qu'elle se forme, et elle met dans le cas de consommer beaucoup plus de bois. | Lorsque ce fourneau est élevé à cette hauteur, et que les barres de fer sont posées, on place la chaudière , en ayant l'attention de partager également , et tout autour , l’espace du vide qui doit régner entre les parois de la chaudière et celles du fourneau ; ensuite on continue d'élever le fourneau jusques vers la moitié de la hauteur de la chaudière , en laissant le même vide ; alors on élève encore deux rangées de briques tout autour de la chaudière, et on les applique contre ses parois ; enfin ce sont ces deux derniers lits de briques qui ferment et terminent la hauteur du fourneau. | : En construisant le fourneau , on observe de continuer là cheminée. La trop grande capacité de la cheminée ne doit pas donner de l’inquiétude , parce qu’on empêche le tirage trop fort par une tirette qu’on pratique dans l’intérieur de la cheminée, à un pied ou un pied et demi au-dessus du fourneau. Cette tirette est formée par un éhâssis de fer à coulissequ’on place dans l'intérieur de la cheminée en la construisant , et d’une plaque de tôle

qui glisse dans ee châssis, pour boucher fa totalité, où une partie de la capacité de le cheminée ; ainsi on règle le feu à volonté. On: observe l'instant où la famée cesse de sortir par la porte: du. fourneau et celui où le courant d’air l'empêche de refluer ; c’est la juste proportion de l’ouverture qu’il: convient de donner au passage de læ fumée.

Nous ne suivrons pas Baumé dans l& description qu’il donne de la construction d’un fourneau pour une chaudière ronde : les dimensions pour Je foyer et pour la chemince, sont les mêmes que celles de som grand fourneau, dont la connaissance suffit pour faire apprécier par la ‘suite les améliorations qu'on à apportées dans leur construction, et juger sainement de ce qui reste: # faire. Nous allons passer à la construction de son fourneau au charbon de terre. Nous nous attacherons seulement à faire connaître les parties qui différent de celui que: nous venons de décrire. |

Du fourneau au charbon de terre. Sur un massif bien solide, on commence par former une ‘aire en briques à une hauteur de quatre pouces au-dessus du terrain. Sur cette aire on élève deux massifs d’un pied de hau

teur , de deux pieds et demi de large chacun, et de toute la longueur du fourneau qu’on suppose avoir seize pieds de long. Il reste par conséquent un vide dans le milieu, d’un pied de large et d’un pied de hauteur; c’est ce vide qui forme le cendrier. On peut, si l’on veut, Jui donner plus de hauteur ; le fourneau en chauffera davantage : mais celle que l’on propose suflit, parce qu’on n’a pas besoin d’un feu de verrerie.’ En construisant ce fourneau on scelle audevant du cendrier un châssis carré de fer, garni de deux gonds et d’un loqueteau , pour recevoir une porte de tôle , afin de boucher à volonté ke cendrier du fourneau.

Lorsque le fourneau est élevé à cette hauteur, on pose au-dessus du cendrier des barreaux de fer en travers, d’un pouce d’équarrissage et de deux pieds de long, afin qu’il y ait au moins six pouces de chaque côté

renfermés dans les briques ; ce sont ces bar- reaux qui forment la grille. On les espace d'environ sept à huit lignes les uns des autres, et l’on peut, si l’ongveut, les poser en diagonale, afin que la à. puisse mieux passer au travers. Dans ce cas,: il faut aplatir les bouts qui posent sur les briques: sans

cette précaution il serait difhcile de les arranger solidement. Cette grille a une longueur de douze pieds, qui est celle de la chau+ dière. |

Lorsque la grille est arrangée, on continue d’élever le fourneau à dix pouces de hauteur, mais en glacis (1). Ce glacis doit être plus large par le haut, de deux pouces de chaque côté , que n’est la chaudière qui doit entrer dans le fourneau, afin qu’il reste cette quantité d’espace par où la chaleur puisse circuler autour. En formant cette élévation, on observe de pratiquer au-devant une porte d’un pied carré, garnie, comme celle du cendrier, d’un fort châssis de fer et d’une porte de tôle. On observe pareillement de commencer la che-

(x) Cette formé est commode dans les fourneaux où l'on $e propose de brüler du charbon soit de terre, soit de bois, et dans lesquels la nécessité n’oblige pas d’appliquèr un feu de verrerie. Au moyen des deux plans inclinés qu'a le foyer, on peut facilemént ramener la matière combustible sur la grille, Si ce foyer avait toute la largeur du fourneau, le charbon brülerait mal, où, pour qu'il brûlât bien@il faudrait en mettre, dans toute con étendue, une épaisseur suflisante qui produirait beaucoup plus de chaleur cu'on n’en a besoin.

Note de M. Chaptal,

D'EAUX-DE-VIE ET ESPRITS. 239 minée au niveau de la grille et de lui donner un pied carré.

Le reste de la construction est semblable à celle du fourneau à brûler du bois.

On ne peut pas supposer que Baumé qui écrivait en 1777, n'eüt pas connaissance de l’ouvrage de Demachy imprimé en 1776.

Pourquoi n'’a-t-il pas fait circuler la flamme

autour de la chaudière dans un tuyau en hé-

lice dont Demachy avait parlé? Pourquoi s’obstine-t-il à conserver un vide entre la chaudière et le fourneau dans l'espoir d'y loger la chaleur ? Baumé avait trop de talens pour ne pas avoir observé que la flamme et la chaleur suivent le courant d’air qui les porte aussitôt dans le tuyau de la cheminée.

D'un autre côté , on apercoït que son foyer de douze pieds de long est absolument inutile; on ne peut pas faire le feu dans toute cette longueur. Un foyer de deux pieds de profon- ‘deur suffisait, il aurait économisé dix pieds de grille. En place de cette grille supprimée, il aurait continué sa maconnerie à la hauteur de la grille restante et aurait formé un tuyau dans lequel la flamme et la fumée se seraient précipitées et auraient parfaitement chauffé la chaudière, et même, nous osons le dire, avec

plus d'énergie qu'avec la grille à travers les barreaux de laquelle doit passer une quantité prodigieuse d’air froid très-préjudiciable à la distillation; car il est impossible de porter le feu dans toute l'étendue du fourneau, et c’est par les barreaux extrêmes qui ne sont pas recouverts de braise, que cet effet nuisible doit avoir lieu. La simple inspection des fourneaux de galères employés pâr les distillateurs d’eaux-fortes , que Baumé avait sans cesse sous les yeux, devait lui indiquer cette construction. En effet, ces fourneaux ont dix-huit à vingt pieds de long, le foyer est à un bout, la cheminée à l’autre, et l’on observe que les vases distillatoires, placés du côté de la cheminée, recoivent le plus souvent un degré de chaleur plus fort que les autres vases placés tout près du foyer.

Nous n’avons pas donné le dessin de ces fourneaux ; nous pensons que le lecteur en aura parfaitement compris la construction, sur votre simple description.

Fournéaux de M. Moline.

Les fourneaux de M. Moline ne ressemblent absolument à aucun de ceux que ncus

avons décrits jusqu'à ce moment. Ils peuvent servir à brûler toute sorte de combustible, bois, houille, tourbe, charbon de bois, etc. ; une simple plaque de fer que l’on pose sur la grille, fait d’un fourneau & charbon de terre, un fourneau à bois. La pl. 8, fig. 3, en représente la construction à vue d'oiseau. Nous allons la décrire.

Explication dela pl 3, es.

Le foyer À a la forme d’un trapeze. Audessus du massif de maconnerie, que nous supposons ici de huit pouces, on élève deux.

petits murs en briques BB, et un troisième CC, à la hauteur de six pouces : c’est cet espace qui forme le cendrier. On pose sur ces deux petits murs BB des barres de fer d’un pouce d’équarrissage, et à la distance de sept à huit lignes l’une de l’autre; on les place en diagonale, comme nous l'avons indiqué pour le fourneau à la houille de Baumé (1). Ce sont ces barreaux qui forment la grille pour porter le charbon. On continue d'élever les deux petits murs BB de dix pouces sur le devant et de douze pouces sur le derrière, c'est-à-

*(1) Voyez page 256. | Tome I. | 16

dire du vôté de Ja cloison CC, qu'on élève aussi de douze pouces. On couvre tout le foyer en forme de voûte ou de niche renversée. En construisant le petit mur CC, on doit pratiquer deux ouvertufes TH pour donner la facilité à la flamme et par conséquent à la chaleur d’entrer dans le bain des chaudières pour gagner le tuyau de la cheminée qui est à l'extrémité opposée.

Ce fourneau a deux portes dont une KL en.

tôle forte.avec deux pentures et un loqueteau, et une ouverture au-dessous pour l'introduction de l'air nécessaire à la combustion. Cette porte ferme entièrement l’orifice du fourneau et a, par conséquent, seize pouces de hauteur sur un pied de large : elle est mouvante sur deux gonds fixés à un châssis de fer qui garnittout le devant du fourneau. :

. Au-dedans du fourneau est pratiquée une seconde porte à deux battans, pareillement en tôle forte. Celle-ci n’est pas aussi haute que celle dont nous venons de parler, les baitans n’ont que dix pouces de hauteur, afin qu’ils puissent passer sur la grille pour se loger, cha= cun de leur côté, dans lPépaisseur des petits

wurs BB, où l’on a ménagé un enfoncement.

Ces deux portes s'appliquent contre ces petits

murs lorsqu'on veut brûler du bois dans le foyer ; alors elles ne sont d’aucun usage. Lorsqu’au contraire on veut brûler de la houille ou du charbon, on ouvre les petites portes qui ferment à la hauteur de la grille, au moyen de deux verroux qui entrent dans des trous pratiqués à la première barre de fer de la grille, et laissent le courant d’air libre au-dessous pour animer la combustion qui n’aurait pas dieu sans cela. Ces portes retiennent la houille que l’on introduit par un trou ménagé au-dessus de la partie A et qu’on bouche avec un couvercle de fonte semblable à ceux qu’on pratique à certains poêles.

Il ne faut pas perdre-de vue que, comme la grille est inutile et même préjudiciable lorsqu’on brûle du bois, on place sur cette grille deux plaques en fonte qui s’ajustent bien dans le milieu du fourneau, et empêchent par ce moyen le courant d’air de s'établir par-dessous. Elles servent en second lieu à retenir les deux petites portes dans leurs enchâssures. 2

Le fourneau, moyennant ces deux doubles portes , peut servir pour le bois et pour le char: bon. L’épaisseur de ses murs est d’un pied six pouces, sa profondeur intérieure de quaire pieds six pouces. Lorsqu'on voudra faire usage

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