‹ L'art du distillateur des eaux-de-vie et des esprits, dans lequel on a donné la description des nouveaux appareils de distillationChapitre 41 sur 57 · Tome I. | Nat · texte numérisé non relu

Tome I. | Nat

322 L'ART DU DISTILLATEUR ce moment toute communication avec l'air “extérieur,

Nous pensons que cette machine, construite -de cette manière, peut être très-avantageuse, et doit économiser beaucoup de main-d'œuvre.

Nous avons fait graver au trait seulement J'invention de M. Edelcrantz , et nous avons . fait ombrer nos additions afin qu'on püt les distinguer plus facilement.

Appareil distillatoire de Curaudau.

Tout ce que Curaudau a écrit tant sur la distillation en général que sur l’économie du combustible dans la construction des fourneaux mérite d’être profondément étudié par Îles personnes qui desirent ardemment le perfectionnement des arts industriels. Le mémoire que nous'allons transcrire, présente un trop grand intérêt pour que nous nous permettions d’en dérober la connaissance au lecteur. C’est Curandau qui parle.

Après avoir fait connaître ce que l’art de la distillation a gagné en perfection depuis quelques années, nous ajouterons les observations qui nous sont particulières , et nous indiquerons les changemens que l'expérience

nous à démontrés nécessaires dans la forme des chaudières et dans la construction des fourneaux (1).

On ne peut se dissimuler que notre manière de distiller les vins en France n’est pas à beaucoup près arrivée au degré de perfection où certains peuples de l’Europe ont porté cet art (2).

Les améliorations qui ont eu lieu, depuis quelques années, dans les ateliers de distillation en Ecosse, doivent surtout exciter l’étonnement des hommes instruits de tous les pays. En effet, n'est-il pas surprenant de voir que ce peuple industrieux, qui, le premier, avait trouvé le moyen de.vider son alambic cinq à six fois en vingt-quatre heures, soit ensuite parvenu à le vider vingt-fois dans le même espace de temps? Depuis, ce même peuple a trouvé le moyen de distiller soixante-douze fois en vingtquatre heures. Enfin, tout récemment, il est tellement parvenu à perfectionner son alambic,

(x) Nous avons fait connaître ce qui est relatif aux fourneaux, page 255.

(2) Il paraît qu’il ne connaissait pas encore la découverte d'Edouard Adam, faite en 180r.Curaudau écrivait

en 180).

224 L'ART DU. DISTILLATEUR qu'en vingt-quatre heures il fait quatre cent quatre-vingts distillations (1).

Lorsque l’on compare cet immense produit avec le nôtre, on ne conçoit pas comment en France, où l’industrie n’est pas en retard, -on ne fait nulle part, en moins de vingt-quatre heures, la distillation d’une senle charge.

L'objet sur lequel les Ecossais ont particudièérement porté leur attention, a été lalambic; ils lui‘ont ôté en profondeur pour lui donner ‘en surface; car, comme J’évaporation est en raison de Ja ps du liquide, et non en raison de sa hauteur, ce principe a été ce qui les a dirigés dans les changemens à faire à leur

chaudière; et c’est.à son application qu'ils doivent la supériorité qu'ils ont acquise dans l'art de distiller promptement.

Cependant , en s’occupant de la perfection de leur alambic, il nous parait qu’ils n’ont par atteint le but; nous allons donc fixer l’attention des propriétaires des distilleries sur cet objet important, soit par les bénéfices qu’il assure, soit par le temps qu’il épargne.

De l'alambic en général. La forme de

. (1) Nous verrons plus bas ce que M. Ami Argand “pense de ces prétendus perfectionnemens.

Valambie doit varier suivant la nature des:

substances qu’on se propose de distiller.

Par exemple, l'alambic qui est destiné à la distillation des vins, doit différer de celui qui sert à la distillation des lies ou des liquides. qui, pendant l’ébullition, laissent déposer au fond de la chaudière des substances suscepti bles :de. s’y brûler.: Enfin lalambic qui doit servir à la distillation des marcs de raisin, doit également différer des deux précédens.

Nous avons été conduits à cette innovation, parce que nous‘avons reconnu que la méthodeusitée pour ce genre de distillation est abso- Jument défectuèuse; ‘et'ne produit que des eaux-de-vie d’un goût désagréable.

De l’alambic pour:la: distillation des vins et des liqueirrs spiritueuses qui ne se troublent point pendant l'ébullition..

"+ | je

Nous avons donné à cet alambic le plus.

de surface possible ; et une profondeur qui soit: en ‘rapport avec la surface.

Les dimensions qui nous ont paru les micux proportionnées pour ‘un’ alambic ordinaire:, sont dix pieds de long, quatre pieds de large, et dix pouces de haut; ce qui donne une capa-

326 L'ART DU DISTILLATEUR cité intérieure de quarante pieds cubes. Ainsi une chaudière de cette dimension contiendra cinq muids; et lorsqu'elle sera en activité , on pourra la renouveler huit fois en vingt-quatre heures. |

On pourrait à la rigueur distiller beaucoup plus promptement ; mais alors il ne faudrait pas agirsur cinq muids à la fois ; ainsi, d’après cette remarque, il n’y a pas d'avantage à renouveler trop souvent la liqueur de l’alambic , puisque c’est toujours aux dépens de la quantité que l'opération se trouve accélérée.

Æzxplication de là Planche 2, fig. 9.

F, chaudière de cuivre de dix pieds de long, quatre de large et dix pouces de hauteur.

G , ouverture du chapiteau : elle a un pied de diamètre. Le conduit du chapiteau se prolonge jusqu’au serpentin , à la manîère de ceux des autres alambics: Le chapiteau n’est pas la partie la moins essentielle d’un alambic ; c'est lui qui entretient à l'état de gaz permanent le liquide évaporé ; qui le conduit jusqu’au lieu où il doit reprendre l’état fluide, par la soustraction de son calorique.

Mais, comme dans nôtre nouvelle construc-

D'EAUX-DE-VIE ET ESPRITS. SP tion la surface du chapiteau est égale à celle: de notre alambic, il contribuera , en raison: de cette grande surface, à refroidir le liquide: évaporé ; d’où il résultera condensation et retard dans les effets de la distillation.

Pour.parer à cet inconvénient ;, nous avons couvert le chapiteau de tous nos alambics avec une couverture de laine; et.avec cette enve- Joppe, qui doit être fort grossière , on conserve dans le chapiteau assez de chaleur pour em pêcher que le Hiquide évaporé ne s’y condense, et ne retombe ensuite dans la chaudière. i

K ; chapiteau de même longueur et de même Jargeur que-la chaudière. On a donné à sa surface une plus grande: élévation au milieu: de la chaudière qu'aux extrémités; ce qui augmente le vide intérieur, et favorise conséquemment l’évaporätion du Hquide en ébullition.

Nousavons fait pratiquer, à chaque extrémité du fourneau, deux bassins H Ff qui serviront à remplir l’alambic de liqueur, déjà chaude , à chaque fois qu’on le renouveriera. Chacun de ces bassins a quatre pieds de long , et trois pieds de large, par ce moyen on tire parti de tout. le calorique.

Curaudau fit construire plusieurs distilleries “d’après les principes que nous venons de faire

connaître , c'est-à-dire qu’il substitua des alambics en surface aux alambics en profondeur; mais, d’après quelques observations qui lui furent faites et des expériences qu’il répéta, il pensa avoir été induit en erreur en suivant les principes que la théorie lui traçait, il crut devoir au public une rétractation qui Fhonore infiniment et que nous: allons rapporter. Le vrai savant est exposé comme un autre à commettre des erreurs; mais, lorsqu'il les aperçoit, il a la grandeur d’âme de les avouer, et c'est là ce qui distingue l’homme de génie. Nous sommes loin de reconnaître pour des erreurs ce que Curaudau avait avancé dans son premier écrit; nous pensons, au contraire, quil avait très-bien vu d’adopter et de conseiller les alambics en surface, et, après avoir rapporté les raisons qu’il donne pour justifier. sa rétractation, nous tâcherons de prouver qu’il manquait à ses alambiés en surface une amélioration à laquelle on n’a pas pensé, ou dont on n’a pas cherché à perfectionnér la première idée.

Les alambics dont on se servait autrefois, dit Curaudau, étaient d’une profondeur presque double de leur diamètre ; mais, depuis qu'on a reconnu que l’évaporation se fait en

D'EAUX:DE-VIE ET ESPRITS. 329 raison de la surface du liquide ; et non en raison de sa hauteur, ona diminué la profondeur de la chaudière et augmenté son diamètre.

M. Chaptal, à quiles arts doivent beaucoup de nouveaux procédés et d’utiles perfectionnemens, à été le premier en France qui ait fait connaître le vice des alambics en profondeur, ét qui proposa de leur substituer des alambics en surface (1). Comme je partageais à cet égard l'opinion de ce savant chimiste, je fus un dés premiers partisans de cette réforme. Aussi depuis, ayant eu occasion d'écrire sur ce même objet, ai-je cherché à faire valoir les avantages que les alambics en surface me paraissaient avoir sur ceux en profondeur.

* Quoique je n’eusse alors pour garantie de mon opinion que la théorie, je n’en regardais pas moins les changemens que je proposais

(1) Curaudause ‘trompe; c’est à Baumé et à M. Moline qu'est due la première idée de cette réforme. ( Voyez les appareils de, ces deux auteurs, pag..162 et 185.) M. Chaptal a trop de talens et trop de droits à la recon-

naissance publique par toutes ses découvertes , pour ne ‘pas voir avec peine qu’on lui attribue une invention qui ne lui appartient pas, M. Chaptal a beaucoup recommandé ces sortes d’alambics , mais il ne s'en est jdmais approprié l'invention, ia

330 L'ART DU DISTILLATEUR comme devant être-tres-utiles, et en même temps très-favorables aux intérêts des propriétaires des disiilleries. Aussi étais-je bien éloigné de croire que j'aurais à revenir sur les assertions que je donnais alors, et que l’expérience viendrait détruire le plan de réforme que je cherchais à faire adopter.

Cependant , comme il est du devoir de celui qui s'occupe de perfectionnemens utiles aux arts, de ne point compromettre les progrès de la science, en sacrifiant à son amour-propre tout ce qui tend à rectifier les erreurs où il aurait pu tomber, je m’empressai d'accueillir , avec beaucoup d'intérêt et de reconnaissance, les observations ainsi que les objections que voulurent bien me faire ceux qui se servaient des alambics en surface. | | :

Nul doute, disaient-ils, que ces alambics abrègent beaucoup l'opération de la distillation. C'est une vérité à laquelle on ne peut se refuser; mais ce dont on ne peut convenir, c'est que l’eau-de-vie obtenue d’après cette méthode ait la qualité de celle que l’on obtient suivant l’ancien procédé. Selon eux, elle est privée de cet arôme qui flatte l’odorat, et n’a point la saveur agréable qui caractérise les eaux-de-vie bien faites.

C'est cette différence dans la qualité des pro duits qui fixa l’attention d’un très-grand nombre de distillateurs éclairés : je crus d’abord que la prévention pouvait en imposer dans ce cas; aussi ai-je combattu franchement l’opinion de ceux qui ne partageaient pas la mienne. Mais enfin, voyant s’accroitre le discrédit des alambics en surface, je cherchai à examiner par moi-même si les objections qu’on opposait à leur adoption étaient fondées.

Ce qu'il m'importait surtout de constater, c'était si la différence qu’on trouvait dans le goût de chaque espèce d’eau-de-vie, était assez sensible pour motiver Ja préférence qu’on donnait à l’une plutôt qu’à l’autre.

Je soumis en conséquence à la distillation une certaine quantité de vin, dont une partie fut distillée dans-un alambic en surface, et autre dans un alambic ordinaire.

Lorsque j'eus procédé à la distillation , j'exa- minai chaque espèce d’eau-de-vie, j'en donnai aussi à goûter à différentes personnes, qui toutes:, ainsi que moi, ne manquérent jamais de donner la préférence à celle qui provenait de l'alambic en profondeur. II me fut donc : alors démontré que les objections faites par les distillateurs n'étaient point le résultat d’une

332 L'ART DU DISTILLATEUR prévention mal fondée, et que la différence qu’on remarquait dans les produits de deux opérations analogues , devait tenir aux conditions de l’évaporation ; qui dans chaque alambic ne sont pas les mêmes, puisqu’en effet j'ai eu lieu de m'assurer que, dans l’alambic ordinaire, l’évaporation de l’alcohol ne commence à être abondante que du soixantedixième ou soixante-quinzième degré du thermomètre de Réaumur , et qu’au contraire, dans l’alambic en surface, elle est déjà tresabondante du quarante-cinquième au cinquante-cinquième.

Cette différence dans l'intensité de chaleur, produite au moment où l’alcohol se sépare du liquide qui le contient, me parut digne de remarque et propre à expliquer pourquoi les produits devaient différer entre eux. Eneffet, ne sait-on pas, et c'est une vérité reconnue en chimie, que du vin distillé au bain-marie donne un alcohol bien inférieur en qualité à celui qui provient d’une distillation à feu nu ? :

L'expérience prouve donc qu’il est nécessaire d'opérer la coction du vin avant de lui enlever son alcohol; c’est cette coction qui favorise la réaction des principes du vin, et de laquelle il résulte, par leur action réciproque ,

une nouvelle combinaison qui rend l’alcohol beaucoup plus savoureux et aromatique, que ne l'est celui qui est obtenu d’un vin auquel on n'aurait pas imprimé le même degré de chaleur.

Pour expliquer comment il se fait que dans les alambics en surface on ne peut porter dans le liquide la même chaleur que dans ceux en profondeur , i suffit d'observer que , dans les premiers , l’évaporation esttoujours en harmonie avec la chaleur produite, c’est-à-dire que, si l'on augmente le feu, on ne fait qu'accélérer l'évaporation sans élever sensiblement la température du liquide. :

Dans les alambics en profondeur, au con-

traire, le liquide, dans un instant donné, recoit plus de chaleur qu’il n’en perd par l’évaporation , alors la température peut s’y élever jusqu'à celle où l’ébullition est complète: condition très-essentielle pour opérer la combinais son de l’alcohol avec l’arôme du vin avant sa séparation du liquide.

. On conçoit, d’après cela, que les alambics en surface sont bien éloignés d'atteindre ce but, et que ce qui les rend essentiellement trèspropres à opérer une prompte évaporation est un défaut.

D'apres ce qui vient d’être dit, on peut conclure :

1°, Que les alambics en surface, quoique très-propres à la distillation de quelques liqueurs fermentées, peuvent quelquefois apporter des modifications dans la qualité des produits de la fermeatation.

29, Que c’est à la facilité avec laquelle s'opère

l’évaporation dans ces sortes d’alambics, qu’on doit attribuer les inconvéniens qui résultent de Jeur emploi pour la distillation des vins.

3° Qu'il faut toujours le concours d’une température élevée pour enlever au vin l’arôme qui lui est particulier, et peut-être celui auquel donne naissance la réaction de la chaleur sur les principes du vin.

4°. Enfin, que les alambics en profondeur

doivent être préférés aux alambics en surface

pour la distillation des vins. J'entends par un alambic en profondeur , celui dont le diamètre est à-peu-près égal à sa hauteur.

Nous n'avons rien changé aux expressions de Curaudau ; mais, loin de chercher à déprécier les talens de cet artiste vraiment ingénieux ; dont nous ne cessons d'admirer les découvertes, nous allons tâcher de justifier la première cpinion qu’il avait émise sur les alambicsen sur-

D'EAUX-DE-VIE ET ESPRITS. 339 face, et établir cette justification sur des expériences qui nous sont propres.

Nous avions souvent ouï dire par les distillateurs, que l’eau-de-vie obtenue d’après ‘les nouveaux procédés n’avait pas ce parfum, ce goût suave que possèdent les eaux-de-vie que fabriquent les bouilleurs suivant l’ancienne méthode; nous estimâmes d’abord que ce pouvait être une injuste prévention que le routinier ne manque jamais de se former contre les innovations les plus utiles ; nous refusâmes d’y croire. Cependant, après avoir comparé des eaux-de-vie preuve de Hollande, obtenues par l'un et par l’autre procédé, nous y reconnûmes une grande différence. Dans la vue de découvrir d’où elle pouvait provenir, et d’avoir un terme de comparaison tranchant, nous fimes distiller du vin muscat dans un des nouveaux appareils et le pareil vin dans un alambic selon l'ancien procédé. 11 ne faut pas perdre de vue que les chaudières des nouveaux appareils sont en profondeur comme les anciennes. Les produits de nos deux distillations furent totalement différens pour le goût ; l’eau-de-vie obtenue par les nouveaux appareils n'avait presque conservé aucun goût de musc, tandis que l’autre l'avait en entier , et exhalait un parfum extré-

mement agréable. Nous n’attribuâmes cette.

différence qu'aux longues circonvolutions que les vapeurs alcoholiques sont obligées de faire dans les condensateurs nouveaux , etnous pensâmes qu’elles déposaient sur les parois’ des tuyaux qu'elles parcourent, le parfum dont elles sont naturellement imprégnées. Nous crûmes avoir raisonné juste, nous ne pouvions attribuer cet effet à d’autres causes, nos deux chaudières étaient à-peu-près les mêmes.

Quelque temps après nous eûmes connaissance des observations de Curaudau, ses conclusionsnous frappèrent, nousleur reconnûmes nne cértaine contradiction avec l'expérience que nous venons de rapporter, et nous cherchâmes à nous convaincre de quel côté était l'erreur, afin de rechercher ensuite la véritable cause de cette différence.

Pour y parvenir, nous fimes faire quatre chaudières d’alambic en verre dela même capacité, mais dont deux étaient en profondeur et deux en surface, c’est-à-direque les dernières avaient un diamètre double des premieres et moitié moins de hauteur : ces alambics contenaient chacun dix litres. Pour ne pas être obligé à des redites ennuyeuses, nous désignerons les alambics par les n°% 1,2, 3, 4 Les deux pre-

| D'EAUX-DE-VIE ET ESPRITS. 337 miers indiquent les alambics en profondeur, les deux derniers les alambics en surface,

Ces quatre cucurbites avaient une forme

cylindrique ; la partie supérieure de chacune

fut faite en cuivre étamé, ainsi que les divers appareils dont nous allons rendre compte,

N° r. Sa partie supérieure était en forme de dôme, et laissait au milieu une ouverture circulaire de la moitié du diamètre de la cucurbite ; elle était surmontée d’un grand chapiteau sans rigole avec son bec à large ouverture, conduisant dans un serpentin à l'ordinaire.

N° 2. Sa partie supérieure donnait à l’ensemble la forme d’une cornue dont le bec se rendait dans un petit appareil de Bérard, proportionné à la petitesse de la chaudière, et de là dans un serpentin.

No 3. La même construction qu’au n° 2; mais il ne faut pas oublier que celui-ci est un alambic en surface. Nous nous servimes aussi

d’un appareil de Bérard (r).

. (1) Nous sommes obligés de parler en ce moment de cet appareil, quoique nous ne l’ayons pas encore décrit, afin de nespas revenir sur les circonstances de cette expérience que nous aurons occasion de citer plus bas. Du reste , la forme du condensateur ne prouve rien dans çe cas ; elle pourra être nécessaire dans la suite.

Page 1