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LA MISE EN PLACE DU BOUTON ET DU CORDIER

On percera dans le tasseau de derrière le trou destiné à recevoir le boulon du cordier en se servant d'une louche peu conique. Il faudra éviter en perdant d'incliner l'outil afin qu'une fois le bouton bien ajusté, son collet porte enlîèrement sur l'éclisse.

On posera ensuite une attache au cordier, en choisissant de préférence une corde de boyau noire, exactement de la grosseur des trous, ce qui est important pour la solidité. On introduira cette corde d'un côté et l'on brûlera son extrémité à la flamme d'une bougie ou d'une lampe à alcool, ce qui fera naître un renflement qu'on pourra encore augmenter en le refoulant pendant qu'il est chaud. Puis on prendra du véritable fll ou mieux encore une chanterelle de violon, dont on fera deux ou trois tours, le plus près possible du renflement, qu'on serrera et qu'on terminera par deux nœuds dont on brûlera également les bouts. Ce premier toron terminé, on passera l'autre bout de là corde dans l'autre trou du cordier; on mettra le cordier en place en s'assurant de ce qu'il faut de longueur de corde pour que son extrémité arrive juste à celle du sillet du bas. Après quoi on retirera le cordier de sa place, sans toutefois déranger la mesure prise, et l'on coupera au canif le surplus de la corde' d'attache, en ayant soin de tenir compte de l'épaisseur du second toron qui sera fait comme le premier. Le cordier ainsi -paré s'accrochera au bouton et sera prêt à recevoir les cordes.

Le même procédé d'attache sert pour tous les instruments du quatuor. Pour la contrebasse, comme celle-ci subit un tirage considérable, on a l'habitude d'employer comme attache de cordier du fll de fer recuit dont on passe six ou huit tours allant des trous du cordier dans la gorge du bouton.

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