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LA RÉPARATION DU TALON

L'arrachement du talon est fréquent, ai-je dit, dans les vieux instruments. Il se complique quelquefois de consolidations maladroitement tentées qui le rendent irréparable ou qui, du moins, mettent dans l'impossibilité de dissimuler le travail nécessaire pour réparer cet accident.

La fracture du talon nécessite toujours le doublage intérieur d'une partie. Celui-ci est aminci à demi-bois sur une largeur à peu près égale à celle du talon et la doublure y est engagée par une rainure à queue d'aronde qui lui assure une grande solidité. J'en donne le dessin dans les figures 87 et 88. Cette réparation bien exécutée est très solide et n'est pas apparente, surtout si on a pu conserver le talon original, qu'on recolle à sa place après l'avoir naturellement diminué de l'épaisseur laissée au doublage.

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