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LES RACCORDS DU VERNIS

Il ne me reste plus, pour terminer tout ce que j'ai à dire sur la réparation, qu'à indiquer comment devront être faits les raccords du vernis destinés à dissimuler les pièces ajustées aux tables, fonds, éclisses, têtes, manches, et, d'une façon générale, partout où l'on a ajouté du bois neuf et où l'outil a laissé du bois à nu (1).

Pour exécuter les raccords, je ne recommande pas le vernis à l'essence et encore moins celui à l'huile. Il est d'usage d'employer du simple vernis à l'alcool et à la gomme laque dont voici la composition : un litre d'alcool à 90 degrés avec 250 grammes de gomme laque blonde. Je n'ai pas besoin d'ajouter qu'on devra éviter d'employer de l'alcool dénaturé mêlé à une substance colorante quelconque, car celle-ci empêcherait de donner au vernis une teinte bien pure.

Avant d'opérer, on se munira d'une palette spéciale construite de la façon suivante. On prendra un morceau de bois dur (érable, noyer, poirier, etc.) dressé de tous sens, de 20 centimètres de longueursurl5centimètre3 de largeur et 3 centimètres d'épaisseur. Au centre de ce morceau de bois, on pratiquera une creusure ovoïdale de la grandeur et de la profondeur d'une cuillère à bouche. C'est dans ce petit réceptacle qu'on versera le vernis. Autour de cette palette et près des bords, sur trois côtés, on percera à la mèche anglaise des trous de 25 millimètres de diamètre sur 20 millimètres de profondeur. Ces trous, au nombre d'une douzaine environ, serviront à contenir les couleurs en poudre impalpable : ocres de diverses nuances (brunes, rouges, jaunes), terre de sienne brûlée, terre d'ombre,

(1) Pour avoir des données plus complètes sur les vernis, on devra se reporter au chapitre qui leur est spécialement consacré.

noir d'ivoire, etc., dont on aura à faire usage. Une série de pinceaux à lavis ou à aquarelles montés sur des petits manches en bois complétera la palette.

Le vernis dont je viens de donner la formule est à peu près le seul employé pour faire les raccords. La raison en est qu'il sèche instantanément et cela dans toutes les saisons, ce qui permet, une fois que le travail est commencé, de le continuer et de le terminer sans interruption. Ce vernis a de plus l'avantage, étant très corsé, de supporter l'adjonction de couleurs pulvérulentes, qui s'y mêlent facilement, et de conserver une certaine transparence. Par sa solidité, il se prête en outre à un polissage qui lui enlève toutes ses inégalités.

Le reproche que l'on peut faire cependant à ce vernis à la gomme laque pure, c'est d'avoir un brillant vitreux que le polissage n'enlève que momentanément et qui laisse toujours voir les partie? reprises à côlé du vernis original.

Je conseillerai donc, pour les raccords importants, d'employer le vernis de Rambaux, qui ne présente pas le même inconvénient et dont on trouvera la recette au chapitre du vernis (pages 180 et suivantes).

Quelques luthiers, avant d'appliquer le vernis de raccord, étendent sur le bois une légère couche de bichromate de potasse dissous dans de l'eau (1). Ce sel a pour effet d'oxyder la surface du bois et de lui donner un ton jaune brun ayant quelque analogie avec celui du bois bruni par le temps et ménageant au vernis une sous-teinte vieille qui n'est pas sans charme. Reste à savoir si cette coloration n'est pas fugace. J'avoue que je me défie quelque peu du bichromate, comme d'ailleurs de toutes les préparations potassiques, surtout depuis que je l'ai expérimenté sur différents bois avec lesquels il s'est mal comporté. Je dois dire cependant qu'il m'a donné des résultats assez satislîiisants sur le sapin ; sur l'érable, il donne une teinte, tantôt jaune vert, tantôt jaune brun. Sur le châtaignier, qu'il teint d'abord en brun, il ne laisse plus aucune trace au bout d'un mois ; par contre, sur l'if qu'il colore en violet, il persiste longtemps.

Si, malgré les inconvénients que je viens de signaler, on se servait quand même de la solution au bichromate, on l'appliquerait avec une petite éponge, car les pinceaux en blaireau ou en martre sont complètement détruits à son contact. Enfin, cette apphcation, comme toute application aqueuse, faisant relever les pores du bois, il faudrait, avant de vernir, repolir les pièces qui en auraient été imprégnées.

(1) C'est aux ébénistes que les luthiers ont emprunté ce procédé dont les premiers se servent depuis fort longtemps pour brunir l'acajou, bien que sur ce bois, comme sur bien d'autres, son action ne soit pas très durable.

^UÙ LA RÉPARATION.

Voici comment on exécutera les raccords du vernis : on commencera par appliquer une ou deux couches de vernis sans couleur. Si on trouvait le vernis trop épais, on pourrait y ajouter quelques gouttes d'alcôoL On laissera sécher un instant ; pendant ce temps, on prendra avec la pointe d'un couteau et par très petites quantités les couleurs qu'on a devant soi dans les trous de la palette et qu'on posera près du petit réceptacle qui contient le vernis incolore. On mélangera avec le pinceau imbibé de vernis et Ton essayera ce mélange sur un fragment de bois en le modifiant, au besoin, jusqu'à ce qu'on ait obtenu la nuance cherchée (1). Il ne faudra pas trop se presser, afin de ne pas s'exposer à faire sur l'instrument luimême des corrections successives qui produiraient des empâtements et des barbouillages qu'on serait obligé de faire disparaître ensuite en les lavant à l'alcool pour recommencer le travail.

On comprendra qu'en ce qui concerne la composition des nuances du Vernis, je doive me borner à des recommandations générales. C'est ainsi que je conseille à celui qui opérera d'imiter le plus possible la nuance du vernis original. Je puis dire encore cependant qu'on devra rester plutôt en dessous de la nuance cherchée qu'en dessus et qu'il faudra se défier du rouge que la plupart des réparateurs ont le tort de presque toujours faire dominer.

Si l'on avait à faire ou à rétablir la tache noire, dite moustache, qui se trouve sur la table entre le chevalet et la touche, tache qui, soit dit en passant, cache bien souvent des misères, voici comment on devrait s'y prendre pour lui donner l'aspect absolument naturel : au lieu de se servir de vernis à l'alcool et de noir en poudre, on prendrait du noir d'ivoire en tube (à l'huile) ; on en mettrait un peu à la place voulue avec un petit pinceau rude (brosse); avec le gras de la main, on étendrait la couleur en tamponnant de façon à simuler de son mieux la tache en question ; après quoi, on saupoudrerait très légèrement de colophane finement pulvérisée et, à la flamme d'une lampe à esprit de vin, on chauflferait délicatement et avec précaution. Il y a là un petit tour de main à trouver, mais qui n'embarrassera pas un restaurateur adroit.

Ce chauflage par la flamme d'alcool peut encore rendre des services dans les grands raccords en permettant de donner au vernis un aspect vieux ; mais il ne faut chaufi'er que pendant le temps nécessaire dont

(I) On peut encore, pour arriver aux teintes voulues, se servir également de gommes colorante» dissoutes dans Talrool et additionnées au vernis. Parmi ces gommes, je puis citer la gomme gutte, l'extrait de bois jaune, de rathania, de santal, de cachou, de sangdragon, etc. ; ce dernier n'est pas très fixe.

Tappréciation est une af&ire d'expérience et éteindre l'inflammation du vernis ed soufflant aussitôt qu'elle se produit. Dans ce cas, au lieu de se «^rvir d'une lampe, on peut se contenter d'un tampon de coton imbibé d^alcool qu'on tient avec une pince plate et qu'on allume à la flamme d'une bougie.

Lorsque les raccords du vernis seront terminés et bien secs, on les polira en se servant d'un petit morceau de drap qu'on trempera dans de l'huile de lin et sur lequel on répandra un peu de ponce en poudre très divisée (ponce lavée). Après ce dernier travail, l'instrument sera prêt à être monté.

Lorsqu'on aura été obligé d'imbiber d'eau une partie quelconque de la table du fond ou des éclisses, soit pour laver les fractures, soit pour faire revenir la voûte, le vernis, sous l'influence de celte humidité prolongée, aura pris une teinte blanchâtre et terne. On fera reparaître sa transparence avec un peu d'alcool appliqué très légèremeht à l'aide d'un pinceau doux sans frotter.

Tous les raccords de vernis Êiits et polis, on imbibera très légèrement d'huile de lin un morceau de lainage usé et on en passera sur tout l'instrument, puis on l'essuyera avec soin afin de faire revivre le vernis et de redonner à l'instrument un aspect d'uniforme propreté

LE RECOUPAGE

L'influence des modèles d'Antoine Stradivarius sur toute la lutherie européenne du dix-neuvième siècle a été considérable. C'est lui qui a fixé définitivement les proportions de chaque lype du quatuor actuel : la longueur des cordes, celle du corps sonore et ses rapports avec le manche (diapason), la hauteur des voûtes et des éclisses, l'épaisseur des tables et des fonds, etc.

Tout, dans les instruments de ce maître, porte la marque d'une facture particulière et, malgré les trois phases de son œuvre, qui ont chacune un caractère difl^érent, aucun doute n'est possible sur l'authenticité d'une pièce lorsqu'elle est sortie de Tatelier du célèbre luthier de Crémone. Seg premières œuvres sentent certainement encore l'école de Nicolas Amati, dont il a été l'élève, comme les premières œuvres de Beethoven ressemblent à celles de Mozart; mais bientôt s'affirme la note personnelle très caractéristique et le génie du maître s'affranchit bien vite des traditions et de rioflueoce de ses devanciers. Ses modèles deviennent plus amples

que ceux d'Amali, tout en restant moins grands, je dirai moins encombrants que ceux de Magini et plus faciles à jouer. Le son gagne en force, en rondeur sur celui des premiers et devient plus éclatant, plus argentin que celui des seconds. Bientôt Stradivarius a atteint^ sans conteste, Tapogée de son art. Les musiciens proclament sa renommée et les grands seigneurs amateurs lui font d'importantes commandes, -i-igjrt ^ HB

De nos jours,

admiration atteint les limites du fétichisme et vous pensez bien que le commerce n'y perd pas ses droits. Alors Timitalion devient générale : on copie le maître dans toutes les parties de son œuvre, dans toutes les proportions de ses instruments; on cherche même à faire des Stradivarius divec les productions d'anciens luthiers qui n'ont que des rapports très éloignés avec ceux du maître ; car il est entendu qu'avant lui rien n'était absolument fixé. Les uns faisaient trop long ou trop large (Fig. 91), d'autres trop court ou trop étroit. C'est ainsi que les proportions du devant des violoncelles étaient généralement trop larges, de sorte que ces basses étaient munies d'épaules dé-

Fig. 91. - Table d'ln alto italien du mP^inrppQ nui rpndaîpnt Ip démancha xviic SIÈCLE, DONT LE DEVANT EST DIS- mcsurecs qui renoaicni le aemancne

pROPORTioNNÉ.i impraticable.

Quelques luthiers ont alors tenté de ramener, par le recoupage, les instruments hors taille aux proportions de Stradivarius.

Les premiers essais laissèrent bien à désirer : que de beaux instruments ont été massacrés par des ouvriers inexpérimentés et malhabiles ! Ceux-ci se conlentaient en effet, généralement, de rogner table et fond suivant un modèle plus ou moins défectueux, sans se préoccuper des gorges, des bords, ni des filets qu'ils remplaçaient toujours en bois neuf. Aussi ces recoupages n'avaient-ils aucun rapport ni avec le style du luthier qui avait construit l'instrument, ni avec les modèles qu'on voulait imiter.

Je pourrais citer le nom d'un luthier de Mirecoûrt qui avait même acquis une certaine réputation dans ce genre d'exécutions et qui, malheu-

reusement, en perpétra un grand nombre sur des beaux altos et sur des superbes basses de violon (I).

Avant d'aller plus loin, il n'est peut-être pas inutile que j'explique ce

qu'on appelait une basse de violon. Cet instrument était plus grand que

, le violoncelle actuel; il s'accordait un ton plus bas (si, mi, la, ré, sol). Ce

sont de ces vieilles basses dont la longueur de corps varie entre 77 et 85

centimètres, qu'on rencontre quelquefois, remontées en violoncelle.

Les luthiers italiens ont construit un grand nombre de basses de violon ; parmi celles qui ont été faites par Stradivarius, quelques-unes ont été conservées intactes, mais beaucoup d'autres ont été recoupées et mises à son modèle de violoncelle (76 centimètres).

Voici, à propos de basse de violon, ce qui en est dit dans la préface de la première méthode de violoncelle publiée en France par Michel Corrette, à Paris, en 1741 :

« Depuis vingt-cinq ou trente ans on a quitté la grosse basse de violon montée en sol pour le violoncelle des Italiens inventé (2) par Bononcini, présentement maître de chapelle du roi de Portugal. Son accord est d'un ton plus haut que l'ancienne basse de violon, ce qui lui donne beaucoup plus de jeu ».

Plus loin, l'auteur ajoute :

« Le violoncelle est beaucoup plus aisé à jouer que la basse de violon, son patron étant plus petit et, par conséquent, le manche moins gros. Ce qui donne toute liberté pour jouer les basses diffîciles et même pour exécuter des pièces qui font aussi bien sur cet instrument que sur la viole T>.

Les violoncelles hors taille qu'on présente parfois au public sous le nom fallacieux de basf^es de cathédrale, sont tout simplement des basses de violon. Abandonnés depuis plus de 150 ans, ces instruments, pour être utilisés, ont presque tous été recoupés et mis tant bien que mal au diapason actuel. Ceux qui ont été rognés sans la connaissance des proportions exactes, ont été massacrés, car le remède a été pire que le mal, puisqu'il rendait irréparable l'instrumentaffligé d'une pareille correction*

Plus tard, les luthiers artistes de Paris firent un certain nombre de ces

(1) J'ai trouvé la première citation authentique d'un recoupage dans Gallay (Un inventaire sous la Terreur, par Bruni, page 105) :

Maison de Durney (?J — Inventaire du 23 Brumaire, rue de la Loi^ 152. Une boite en bois d'acajou avec un alto recoupé par Cathelin, à Paris, en il ^2, estimé ISO francs.

(2) Michel Corrette aurait dû dire importé, car le violoncelle était connu en Italie bien avant la venue de Bononcini en France.

modifications de taille, pour ramener à des dimensions possibles et jouables des instruments difformes ou trop grands. Mais ils eurent en même temps le tact, tout en perfectionnant les proportions, de conserver les bords et les filets originaux. Je puis citer parmi les plus habiles : Lupot, Chanot, Gand, Bernardel et surtout Victor Rambaux, mon maître^ qui avait acquis dans ce genre de réfection une réputation que personne ne pense à lui contester.

J'en arrive, après les réflexions qui précèdent, à l'opération même cttt recoupage qui se pratique de la façon que je vais indiquer.

Supposons qu'il s'agisse de réduire le devant d'une basse, ce qui eet

l'opération la plus fréquente, pour ramener le diapason à sa longueur ordinaire de 40 centimètres. Après avoir ouvert l'instrument, c'est-àdire séparé la table et le fond des écHsses, on appliquera la table sur une feuille de carton mince et blanc ; on tracera exactement son contour au crayon ; on marquera par un trait la ligne médiane qui partage la table en deux parties égales du haut en bas, puis on indiquera la place du cran des //par une ligne transversale à partir de laquelle sera mesurée la longueur désirée jusqu'au filet. On tracera alors sur un des côtés du contour dessiné sur le carton ce que l'on veut enlever à la courbure, en tenant compte que le son filet viendra se réappliquer

1 ^^^^^MMÉ^^^^H

Fig. 92. — Soutiens de la table

AVANT le; RKCOUPAGE.

bord extérieur de la table muni de sur la table après qu'elle aura été diminuée et l'on découpera au canif cette portion de carton, de manière à pouvoir la reporter sur la table et y marquer à la pointe ce qu'on veut retrancher à celle-ci. A l'aide d'une fine scie de marqueteur, on commencera par détacher le bord avec son filet en allant du tasseau vers le coin et en ayant soin que ce bord reste attenant à la table à la partie où viendra se terminer en pointe le tracé de ce qui devra être enlevé à celle-ci. Après quoi on fera l'ablation de la portion de table qui doit disparaître (Fig. 93). Je n'ai pas besoin d'ajouter

LA RéPAHATION.

que le canif et la lime seront utilement employés pour assurer ensuite la jonction parfaite du bord qu'on aura conservé avec la table diminuée.

Avant de scier, on aura collé en dedans de la table et par leurs extrémités seulement, trois petites traverses de bois léger, l'une devant, l'autre au centre et la troisième derrière. Ces traverses ne devront pas atteindre les bords de la table et seront amincies aux deux bords afin qu'elles ne fassent pas saillie (Fig. 92). Elles maintiendront assez solidement la table pour permettre de scier et de serrer celle-ci sans craindre de la briser.

Le t)ord qui a été conservé sera collé sur la table et maintenu avec un galon de fil faisant un certain nombre de fois le tour de la table, d'un

Fig. 93. — Vue d'un coté de table

RECOUPÉ avec bord ET FILET CON- SERVÉS.

Fig. 94. — Procédé pour coller les

BORDS ET les FILETS APRÈS LE RECOU-' PAGE.

bord à l'autre (Fig. 94). Il faudra avoir soin de bien coller d'affleurement et de ne mettre que ce qu'il faut de colle en raison de l'impossibilité de laver les bavures qui se produiraient sans cela sous le passage du galon.

Quand le recoupage d'un côté de la table sera terminé, on fera la même opération pour Fautre côté.

Après que les bords auront été replacés, il faudra les soutenir en enlevant la moitié de leur épaisseur en dedans et en y appliquant des demibords qu'on collera sur toute la partie refaite du contour de la table, ce qui maintiendra solidement cet important travail.

Quelquefois, lorsque le recoupage est assez étendu, il va jusqu'à la voûte et la gorge se trouve presque supprimée. On en ménage alors une nouvelle de la façon suivante : avant de coller le demi-bord, on creuse légèrement le dessous de la table à Tendroit où doit exister la gorge et celle-ci se formera d'elle-même sous l'effet de la pression des contreparties au moment du serrage.

Inutile d'ajouter que le recoupage des fonds se fait de la même façon que celui des tables. En ce qui concerne la modification de la place du talon et des tasseaux, et le rétablissement des éclisses, on n'aura qu'à se reporter à ce que j'en ai dit au chapitre de la réparation.

Lorsqu'un instrument n'aura besoin que d'être rétréci, le diapason étant de la longueur convenable, on opérera par le joint central ; seulement on aura la précaution d'enlever préalablement le talon du fond, en le découpant jusqu'au filet, afin de pouvoir le replacer après le rétrécissement. Ce talon sera appliqué sur une pièce mise à demi-bois et en queue d'aronde comme celle indiquée dans les figures 87 et 88.

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