‹ L'art du photographeChapitre 14 sur 46 · I. Voiles sur les négatifs · texte numérisé non relu

I. Voiles sur les négatifs

Ils proviennent, surtout quand ils sont partiels, d’un jour quelconque de la chambre noire, du châssis ou du laboratoire ; dans ce cas, ils ont souvent un aspect noir par transparence. Quand ils sont généraux, ils proviennent presque toujours de ce que l’épreuve manquant de pose pour produire un négatif vigoureux, ou le bain d’argent étant épuisé, on a dû renforcer à plusieurs reprises et augmenter outre mesure la dose d’argent mêlé à l’agent développateur ; c’est l’abondance de ce dépôt de couleur gris-cendré qui cause le voile. Quand le collodion est très-solide, on peut enlever une partie du voile en frottant légèrement avec un tampon de coton peu serré; on argente souvent ainsi la place que l’on débarrasse; bien entendu qu’on ne peut faire ceci que quand la couche est très-sèche et n’a pas été gommée.

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Le voile peut encore être circulaire et occuper le milieu de la glace : celui-ci est irrémédiable; il vient de ce que le soleil a frappé dans l’objectif même obliquement. On y remédie par l’usage d’un cône en carton noir mat qu’on ajoute en avant de l’objectif, assez long pour que la réverbération se fasse dans son intérieur. Un voile semblable est encore produit par les objectifs simples à frottement dans deux tubes égaux. Quand on sort celui qui porte les lentilles, le second fixe qui lui sert de coulisses et qui n’est pas noirci, se trouve démasqué sur le trajet des rayons lumineux. Ceux-ci se reflètent sur cette surface brillante cylindrique, et viennent produire au centre de la couche un voile circulaire d’un diamètre un tiers environ plus grand que celui du tube qui lui donne naissance.

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