II. Voiles sur les positifs directs
Us tiennent presque toujours à un excès d’ioduration.
Us arrivent aussi par la simple approche d’une lampe ou d’une bougie, ou parce que la lumière du laboratoire n’est pas assez antiphotogénique ni assez diminuée; surtout dans ce genre d’épreuve où l’on n’agit que sur la surface, on ne saurait s’entourer de trop peu de lumière.
Quand le voile est léger, on y remédie en couvrant
l’épreuve lavée et égouttée d’une solution d’eau iodée à saturation. Au bout de quelques secondes, on jette cette eau, on lave bien, on plonge l’épreuve dans une dissolution à 5 pour 100 de cyanure de potassium, on l’y laisse aussi quelques secondes, on lave : si le voile n’a pas disparu, on recommence; mais il faut se hâter, car l’eau iodée pourrait changer en iodure d’argent nonseulement le voile, mais encore une portion de l’épreuve^ qui est si délicate, et cette portion serait enlevée ou rongée lors du passage au cyanure.
ÏÏL Traces et taches noires .
Généralement ces traces sont sous la couche du collodion et adhèrent à la glace. Elles viennent du linge impur avec lequel elle a été essuyée, du blaireau humide avec lequel on a chassé la poussière avant de couler le collodion, d’une bulle de salive, d’un doigt humide, etc. : elles sont irrémédiables.
Nous avons été longtemps désolé par des taches noires d’une très-grande intensité se développant sous le collodion : elles ont cessé le jour où je fis enfermer à part la tablette où l’on pesait l’acide pyrogallique. Les taches provenaient de parcelles très-légères volant sur la case des linges propres à essuyer une dernière fois la glace avant d’y étendre le collodion. Je consigne ici ce fait comme un renseignement.