‹ L'art du rire et de la caricatureChapitre 37 sur 63 · GRANDVILLE · texte numérisé non relu

GRANDVILLE

vieux ne nous semble pas ridicule autant que ce qui est simplement vieilli. Les crinolines du second empire nous sont une monstruosité inexplicable; mais nous trouvons quelque grâce aux vertugacUns du xvi*" siècle, qui ne leur cédaient pas en ampleur. Peut-être, pour les collectionneurs du siècle prochain, les femn es-fleurs et les femmesétoiles de Grandville auront-elles les mêmes charmes que pour nous les mignonnes coquettes du siècle dernier.

Grandville a un jour, dans une lithographie de très grandes dimensions et contenant de nombreux personnages, représenté la Grande course ait clocher acadân'upie. Les gens de lettres de l'époque romantique se disputent le fauteuil vacant. Quelques-uns aujourd'hui sont considérés comme ayant occupé le quaranteet-unième, mais on s'étonne que certains autres aient même pu songer à ambitionner un des quarante. Les variantes de Grandville, dans les divers états de cette estampe, sont une curieuse indication des hésitations du public : c'est ainsi que, dans un de ces états, on voit la place, occupée d'abord par Victor Hugo, cédée à Eugène Sue. Si cet écrivain avait eu à faire aussi sa cr course au clocher caricatural », peut-être aurait-il pu mettre Grandville à la place que nous donnons à Daumier... mais que celui-ci gardera.

Page 1