‹ L'art du rire et de la caricatureChapitre 52 sur 63 · GËÉVIN ET LA FEMME D'HIER · texte numérisé non relu

GËÉVIN ET LA FEMME D'HIER

tes entrées pour que tu restes là, comme ça les aras croisés, à rien faire ! — J'toU' drais bien vous y voir, vous, à ma place : que vous j-' leviez d' couches^ des rigolos su la poitrine, et quatorze sous d'poix de Bourgogne dans l'miyeux du dos ! » Vous voyez jusqu'où peut aller l'éloquence du trottoir

Mais un des mots qui nous en disent le plus long sur les passions de ces multiples fantoches, vivants que nous avons plus d'une fois coudoyés, un mot qui résume presque toute la psychologie du monde grévinesque, c'est cette déclaration d'amour, par un petit gommeux arrivé au paroxysme de la passion : « Ça a Vair d'une blague infecte. Eh bien, non, là vrai, sérieusement, /suis amoureux de toi. »

Et dire, le plus terrible, que c'est peut-être vrai! Et que si jamais des temps candides revenaient, on ne voudrait pas croire que ces petites femmes cassées en deux et ces hommes abrutis ont eu leurs secondes de sincérité, et que c'est cela qui aurait positivement l'air d'une blague infecte.

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