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12H L'ART DU XVIIl^' SIECLK.
semblée, pressée cllc-meme par les assisLanls. Là a élé prêté le serment constitutionnel, etc..
Ce récit est loin d'être celui de la vérité, car toute hi partie qui fait face à l'École militaire étoit très libre , quand l'Assemblée nationale et Je Roi y ont monté. Le Président et le Roi se sont placés à côté du Livre de la Loi, et une partie de l'Assemblée', le reste s'est tenu sur les degrés de la partie supérieure, toujours regardant l'École militaire, et c'est de là que s'est prêté le serment de part et d'autre. Voilà le fait, et je puis l'attester, car je i' ai vu, et plus de vingt mille citoyens peuvent l'affirmer s'ils ont vu avec les yeux de la vérité.
Si je relève cette erreur, cest que je la trouve répétée d'après vous dans plusieurs journaux, et je crois qu'il est de la plus grande importance de rétablir la vérité de ce fait.
A ces lettres joignons une lettre se rapportant au professorat de Moreau aux Écoles centrales, donnée dans notre première édition, et qui nous avait été communiquée par Jules Boilly :
Ce 23 brumaire an Y" de la République française
Citoyen Président,
Je viens de lire la liste des objets d'art que les commissaires françois envoyés à Rome ont choisis pour être transportés en France, et les instructions qui leur ont été adressées à ce sujet par la classe de l'Institut que vous présidiez : je n'ai point vu que dans cette nomenclature d'ouvrages célèbres on ait désigné aucun de ceux qui sont sortis du pinceau de Jules Romain; et cependant le nom de cet artiste figure avec assez de distinction dans l'histoire des grands maîtres pour que l'on regrette de ne posséder de lui au Muséum françois qu'un tableau peu capital. Aujourd'hui que ce Muséum va s'enrichir de tant de chefs-d'œuvre des écoles d'ita-
lie, ne conviendroit-il pas d'y placer Jules Romain au rang qui (hnneroit une grande et juste idée de ses talents? Les membres de la classe des Arts de Vlnstitut se rappelleront sans doute des tableaux de ce maître dignes de fixer le choix de la commission; f oserais cependant leur en indiquer un qui in a particulièrement frappé et qui d'ailleurs est à la disposition du gouvernement romain : c'est le tableau du maitre-autel de l'église Sainte-Marie deir Anima, il représente une Vierge couronnée par les anges, avec saint Joseph et saint Jacques et un autre saisit qui Vinvoquent.
Je finirai ma lettre, citoyen président, par cette réflexion qui m'a encouragé à Vécrire : c'est qu'elle ne peut être mal reçue des membres d'une société qui fait profession d'accueillir les idées bonnes et utiles, et c/ui, en rejetant celles qui ne le sont pas, sait encore gré à leurs auteurs des motifs qui les leur ont inspirées.
Je suis, avec respect et fraternité, votre concitoyen,
MoREAu le jeune.
Professeur aux Écoles centrales.
Donnons à la suite de cette lettre le tendre billet adressé à sa petite-fille, la fille de Carie Vernet*.
A Madame Lecomte, chez Madame Besendroni, en son château de Fresne, département du Nord, à Fresne par Coude.
Paris, ce 28 aoiist 1809.
Ma bonne fille, je te remersi de ton atantion a me doner de tes nouvelles ainsi que de ton mari et de ta jolie petite Camille, quij'esper qu'ante elle reviendra, elle me dira comme sa mère, bon papa'^.