‹ L'art du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 39 sur 72 · III · texte numérisé non relu

III

21U L'ART DU XVIll" SIÈCLE.

Mouchy\ qui l'apparentait avec ses deux oncles Pigalle et AUegrain. Courte union que brisait au bout de quinze mois la mort de la jeune femme ^ lui laissant un fils. Ce fils, dont Debucourt a dessiné le portrait aimé et la silhouette élégante dans le jeune homme à l'orange du Jugement de 1\\ris, mourait en 1801 dans l'apprentissage de son art et le début d'un talent qui s'annonçait déjà. L'isolement où cette mort laissait le père lui faisait épouser, près de la cinquantaine, M'^'' Marquant', tante de M. Jazet, qui

1. « Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois. Du 29 janvier 1782, sieur « Philibert-Louis de Bucourt, peintre, âgé de vingt-six ans et demi « passés, fils de sieur Jean-Louis de Bucourt, procureur fiscal, et de ic dame Marie-Luce Dieu, d'une part; et demoiselle Marie-Êlisabeth- 0 Sophie Mouchy, âgée de dix-neuf ans et demi passés, fille du sieur « Louis-Philippe Mouchy, sculpteur du roi, et de demoiselle Élisabeth- « Rosalie Pigaie, d'autre part, de droit et tous deux de fait aux gale- « ries du Louvre de cette paroisse, ont été mariés de leur mutuel « consentement par moi, soussigné, prêtre vicaire de cette paroisse, « après que les fiançailles et publications de trois bans ont été faites « en cette église, du consentement et en présence des père et mère du i( mari, et encore du consentement et en présence du père et mère de Il la mariée, comme aussi en présence de sieur Adrien de Bucourt, rnar- « chand mercier, rue Saint-Honoré de cette paroisse, cousin du marié ; « de sieur Charles Le Dreux, bourgeois de Paris, rue Saint-Germain de « cette paroisse, cousin du marié; de sieur Jean-Baptiste Pigalle, che- « valier de Tordre royal de peinture et de sculpture, rue Saint-Lazare « paroisse de Saint-Pierre de Montmartre ; de sieur Christophe-Gabriel « AUegrain, adjoint-recteur de l'Académie royale de peinture et sculp- « ture, rue Meslée, paroisse Saint-Nicolas-des-Champs, tous deux on- (( clés de la mariée, lesquels nous ont attesté le domicile, la liberté et ic la catholicité des contractants sous les peines portées par les ordon- « nances et déclarations du roi. Et ont signé : Debucourt, Mouchy, « Pigalle, Le Dreux, AUegrain, Granchez, vicaire. » (Archives de l'état civil de Paris.)

Page 1