‹ L'art du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 40 sur 72 · avril 1783. Paroisse Saint-Germain l'Auxerrois · texte numérisé non relu

avril 1783. Paroisse Saint-Germain l'Auxerrois

3. « Le seizième jour du mois de ventôse, l'an XI de la République (( française. Acte de mariage de Philibert-Louis Debucourt, âgé de « quarante-huit ans. né h Paris, le 13 du mois de février 1753, profc;-

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entrait alors dans l'atelier de Dcbucourt pour apprendre l'aquatinte. La lamille Jazet conserve de cette seconde femme de Debucourt un curieux portrait à la mode du Directoire, dessiné et pastellé par le mari futur. C'est une figure de femme de quarante ans, l'œil noir, le nez aquilin, les coins de bouche retroussés, avec cet air de bonhomie fine et de malicieuse bonté qui semble le sourire et l'expérience de l'âge. La tête sort d'une perruque à mille boucles frisées, blanchie d'un œil de poudre, sur laquelle est jeté un bonnet tuyauté où court un ruban bleu. Le buste est empaqueté dans un grand fichu blanc tombant sur une robe bleue nouée par un ruban rose. Et d'une main gantée d'un long gant, celle qui sera M"''' Debucourt tient une lettre sur laquelle le dessinateur a écrit : Mon amie ... pou?' la vie, ton ami Debucourt, an VU.

Pendant ces cinquante années , Debucourt est l'homme peint par ce trait que nous racontait le

« sion d'artiste peintre, demeurant à Passy, département de la Seine,

« fils majeur de Jean-Louis Debucourt. et de Marie-Luce Dieu, son

« épouse, tous deux décédés, et veuf de Marie-ÉIisabeth-Sophie Mouchy;

« et de Suzanne-Françoise Marquant, âgée de quarante et un ans,

« née à Arcy, département de l'Oise, le 13 du mois de septembre mil

« sept cent soixante-un, demeurant à Passy, fille majeure de Louis

« Marquant et de Suzanne-Louise Letellier, son épouse. En présence

« d'Antoine-Henri Denoroy, propriétaire; Louis Gauthier, officier de

« santé, Emmanuel Michel Querelles, homme de lettres; Paul Bon-

'<■ nemain graveur. (Archives de l'état civil de Paris.)

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marchand d'estampes Guichardot. « Ma femme, nous sortons, disait-il à sa femme un jour qu'il pleuvait à verse. — Par quel temps! Et pourquoi, mon ami?

— J'ai envie de sortir. — Où va monsieur? demandait le fiacre. — Ah I diable... Tenez! menez-moi voir la statue de mon oncle au Luxembourg, disait le neveu de Pigalle. — Mais pourquoi sommes-nous donc sortis? lui demandait sa femme au retour. — Pourquoi?... c'est que ça me crevait le cœur de voir delà fenêtre ce pauvre diable de cocher qui restait là et qui avait l'air si malheureux sur son siège... C'était pour lui faire faire une course. » L'homme de cette charité et de ce cœur demeure, toute sa vie, — toute cette vie qui doit finir par un procès-verbal de carence, — le type parfait et complet de l'artiste insoucieux du lendemain, ignorant de l'épargne, enfant avec l'argent, la bourse toujours ouverte à ses fantaisies, à ses caprices, la main toujours prête à donner, empruntant, s'engageant, faisant des billets, se fiant à la vie et ne comptant pas avec elle. Ordre, prévoyance, soucis bourgeois, il regardait tout cela comme incompatible avec le tempérament, la carrière et le talent d'un homme d'art. Et c'est à lui qu'échappa, dans un sourire de dédain, ce beau mot,

— le mot d'un siècle à un autre : son neveu venait lui annoncer que sa publication du colonel Moncey avait eu quelque succès et qu'il pourrait placer quelques fonds. « Mon cher ami, lui dit Debucourt, vous ne serez jamais un artiste ! »

D'ailleurs, il faut bien le dire, ce n'était guère le

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temps des âmes, des idées et des leçons bourgeoises, que ces années où vivait Debucourt. C'était le Directoire, c'était l'Empire; c'étaient des années déréglées, vives, étourdies, violentes aux plaisirs, héroïques et gargantuesques, poussées à la distraction, à la jouissance, à la dépense, par l'imprévu du lendemain; des années où les ateliers fermaient, aussitôt un tableau ou un portrait vendu, se sauvaient dans quelque banlieue, et là s'oubliaient à s'amuser, à boire, h griser des calembours, jusqu'à ce que l'argent fût mangé. Debucourt avait-il gravé une planche d'après Yernet qui se vendait bieU;, on partait pour la campagne, et le plus souvent on s'arrêtîiitau Palais-Royal, où Debucourt laissait l'argent des éditeurs. Môme un jour il y laissa l'enseigne du Gourmand, l'affiche de ses faiblesses, qui, jointe à ses gravures de gueule à fond de gros pâtés en ruine et de bataillons de bouteilles vides, devait lui faire accorder par Fayot le titre de gastronome, côte à côte avec Vernet, dans la liste d'honneur des Classiques de la table.

En 1803, Debucourt avait quitté Passy qu'il avait longtemps habité et où il s'était remarié, pour aller s'installer dans une maison de campagne qu'il possédait barrière de La Chapelle, n^^ 85 et 86. Là, à la tête de deux chevaux, de deux carrioles, il se mit à mener largement et heureusement le grand train villageois d'un gentilhomme campagnard. Il s'entoura d'animaux ; il eut des lapins, des pigeons, des poules, mais qu'on ne tuait pas : ils étaient dans sa

basse-cour pour y mourir de vieillesse. Dans son jardin il laissait tout fleurir et mûrir à la grâce de Dieu, tout cueillir à la maraude des enfants du voisinage. N'y a-t-il pas là une charmante et douce tendresse à la nature? On se figurerait ainsi la maison des champs d'un La Fontaine.

Vers 18i2i, il abandonne la campagne où il avait laissé couler sa vie, et, sa maison vendue, il vient habiter le n° 3 du boulevard Saint-Denis. Mais, en revenant à Paris, il y transporte et y emménage ses chères betes, une famille de chiens et de chats, vrais enfants gâtés du logis, habitués à n'être nourris que de poulet, de poisson, de biscuit, et pour lesquels chaque soir le salon se transforme en dortoir où le chat favori a un petit lit avec des rideaux. Ses toutes dernières années, le vieillard allait les vivre à Belleville dans Fhospitalière et affectueuse maison de son neveu, travaillant toujours, s'occupant jusqu'au bout de son art. Il mourait ^ en pleine illusion, délicatement trompé par M. Jazet, croyant jusqu'à la der-

1. (( L'an mil huit cent trente-deux, le vingt-trois septembre à onze « heures du matin, par-devant nous François-Denis Grebauval, maire « de la commune de Belleville. officier de l'état civil, chevalier de la « Légion d'honneur, sont comparus M. Étienne-Joseph Chevrier, gra- « veur, demeurant à Paris, rue de Lancry, n" 7, âgé de trente-neuf « ans, et M. Jean-Pierre-Marie Jazet, propriétaire, demeurant à Belle- « ville, rue des Bois, n" 18 Ois, âgé de quarante-quatre ans, lesquels « nous ont déclaré que le sieur Philibert-Louis Debucourt, peintre et « graveur, était décédé hier en son domicile, à trois heures de relevée, « rue des Bois, n" 18, né au sixième arrondissement de Paris, le 13 té- (I vrier mil sept cent cinquante cinq, veuf en deuxièmes noces de « demoiselle Suzanne-Françoise Marquant, décédée à la Chapelle-Saint- « Denis (Seine), et les attestants, alliés du défaut, ont signé avec nous « après lecture. » (Communiqué par M. E. Bellier de la Chavignerie.^

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nière heure qu'il devait le bien-ôtre de sa vieillesse à ce pauvre erayoïi que tenaient encore ses doigts aliaiblisla veille de sa mort.

On a de lui un petit prolil, un physionotrace ', qui laisse voir dans la iine tête découpée du vieillard la jeunesse du joli homme, le trait net et délicat d'un visage ciselé ressemblant à une médaille de muscadin.

1. ('e physionotrace a été regravé avec au ba« ; Carie Vernet pinxit.

NOTULES

Imi 178o, rcxposition du tableau du jeune peintre de Bucouii; intitulée : « Trait de Bienfaisance et d'Humanité du Roi », ayant été refusée par un sentiment de délicatesse de Louis XYl, de Bucourt écrivait à M. d'Anqeviller,

Ce 24 aoiXt, 9 //. 1/2 àa soir.

Monsieu}' le comte,

D'après les ordres que vous avez donnés pour que je n'expose pas un tableau au Salon, représentant un trait de bienfaisance du Roy, inséré dans plusieurs papiers publics, je m'y suis conforma avec le respect et la soumission dont j'ai été toujours pénétré pour le protecteur bienfaisant qui dirige les Arts. Mais, Monsieur le Comte, pour ne pas perdre entièremeiît le fruit d'un an de travaux et conserver dans le public ma réputation, n'ayant d'autre fortune que mes ouvrages, j'ay pris le parti de changer entièrement la figure de Sa Majesté et d'ôter toutes les marques qui pouvaient la faire reconnoitre. N'existant donc plus aucun titre dans le catalogue, ny aucunes des causes pour lesquelles vous aviez donné cet ordre, je vous supplie. Monsieur, de vouloir bien avoir l'indulgente bonté de le révoquer et de me faire la grâce de permettre que mon tableau soit exposé au public : celui- là étant le seul sur lequel je puisse fonder quelque espoir par les soins que j'y al portés et les éloges que

fen ai reçus de laplwpart des membres de l'Académie. J'ose espérer que le Ministre éclairé, qui comble de bienfaits tous les artistes et qui i^ar ses encouragements et ses sages conseils fait naître en eux cette noble émulation, créatrice des belles choses, ne voudra point anéantir un jeune homme enflammé du désir d'obtenir un jour son indulgence. J'ai l'honneur d'être avec le plus profond respect^.

De Bucourt,

AyrcW' de l'Académie.

Si je suis assez heureux. Monsieur, pour obtenir de vous cette grâce, je vous supplie d'en faire donner l'ordre par écrit, ainsi que celui de me rendre la place que ma bordure occupait -.

Lors de la publication de son estampe en couleur « Annette et Lubin », Debucourt adresse le 7 avril 1789 la lettre suivante au Journal de Patois :

Messieurs,

Désirant concourir à adoucir la malheureuse situation oit se trouve, dans ses vieux jours, le couple intéressant d'Xnnette et Lubin, je vais terminer [partie à leur profit) la gravure ^ d'une des scènes de la charmante Comédie qui retrace si bien leur aimable jeunesse. Elle représente l'instant où Annette et son amant supplient leur Seigneur de se laisser attendrir, et où Lubin chante : Monseigneur, voyez

1. De Bucourt change et desanoblit l'orthographe de sou nom à la révolution.

2. La réponse k la date du 25 août était celle-ci : M. le comte a consenti à ce que le tableau tût exposé et M. Pierre a écrit à M. de Bucourt à cet effet. (Notes et documents inédits sur les expositions du XVIII' siècle, par M. Guiffre^'.)

3. Cette estampe fait partie d'une suite des plus jolis tableaux du Théâtre-Italien dont je stiis occupe'. (Note de la lettre.)

ces larmes, etc. Cette Estampe, gravée en couleur, au bas de laquelle seront deux médaillons de leurs portraits actuels dessillés d'aprrs nature, aura 10 pouces de haut sur 8 1/2 de large et paraîtra à la fin de ce mois. La moitié du produit des 300 premières Épreuves sera à leur profit. Elle coûtera 3 livres aux personnes inscrites chez moi d'ici à cette époque, et ensuite elle se vendra 4 livres. On ne paiera point d'avance; mais, dès l'instant que les Épreuves seront retenues, j'aurai l'honneur de vous faire passer le produit des souscriptions. Chaque Épreuve inscrite sera remise au souscripteur, numérotée et signée de moi. Puisse cette Estampe mériter quelque indulgence, et puisse Vimage d'Annette suppliante ti l'âge de quinze ans, intéresser en faveur d'Annette malheureuse et sexagénaire !

Signé de Bucourt, peintre du Roi, cour du Louvre, la quatrième porte après le corps de garde des pompiers, au P^

Et voici encore, adressée au même jonrna], à la date du 7 janvier 1791 , une longue description de cette estampe en coulem' de l'almanach national, dont bien certainement la rédaction est de Debucourt.

Almanach national, dédié aux amis de la Constitution; Estampe de 15 pouces 1/2 de hauteur sur 1 1/2, dessinée et gravée en couleur par de Bucourt, de l'Académie Royale de Peinture, etc. Prix : 6 livres.

(( Réunir un objet indispensable à une gravure, qui par sa composition soit susceptible de décorer l'habitation des citoyens français, tel est le but qu'on s'est proposé dans celle que l'on annonce ici. Un monument d'architecture, en marbre de diverses couleurs, en forme le fond et présente un avant-corps, où est gravé le calendrier de 1791, 3*^ année de la Liberté; au-dessus est un bas-relief allégorique en bronze, sur un fond de marbre ou sur un socle

construit des débris de la Bastille. L'Assemblée Nationale est représentée sous la figure de Minerve, assise dans la chaise curule, portée par des faisceaux, S3-mbole de la force et de l'union, et traçant les Loix constitutionnelles sur des tables, soutenues par un cube, emblème de l'égalité oi^i sont i> raves les Droits de l'Homme et du Citoyen. Près d'elle le génie de la Liberté, armé du flambeau de la Raison, porte la flamme dans un monceau formé de divers privilèges, titres, distijictions et autres abus de l'ancien régime; les aveugles Préjugés, frappés d'épouvante, s'enfuient loin du séjoui'de la Sagesse et des Loix, tandis que du côté opposé une foule d'Enfans, symbole des 83 Départemens, reçoivent avec transport les décrets émanés du Sénat français, et prononcent le serment de les défendre jusqu'à leur dernier soupir.

Le portrait de Louis XVI décore le haut du bas-relief, et de chaque côté sont des trophées de médailles où sont gravés les noms de plusieurs députés. Au has du monument, un François et un Anglois, réunis pour leur commun amour pour la Patrie, invitent à une fraternelle confédération une foule d'Habitans de diverses contrées, parmi lesquels on distingue un Turc et un Indien qui demeurent en extase aux saints mots de liberté et de constitution. Sur les marches, des Enfaiis, élevés dans l'esprit de la Révolution, montrent avec joie le 14 juillet à deux personnages qui s'éloignent avec humeur; sur le devant une jeune Femme, M^*^ de Cocardes et de Papiersnouvelles, annonce gaîment les décrets de l'Assemblée Nationale; dans l'ombre, on aperçoit les Brochures antipatriotiques déchirées.

Celte Estampe sera mise au jour, Lundi prochain fO, chez l'Auteur, cour du Louvre, la cinquième porte à gauche en entrant par la colonnade.

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A l;i veiito (io M. Papin (mars 1773) passait le tableau qui a pour titro : Le Juck ou la Cruche cassée, dont Debut'ouit a fait rcau-forto de la gravure. Un tableau d'une claire, jolie et pétillante couleur. Le juge, dans son accoutrement rembranesque, a sa robe rouge et son bonnet de fourrure linement touchés. La coupable est toute lumineuse de ces petits blancs qui sont personnels à Debucourt. Mais au fond ce tableau est fort inférieur au tableau possédé par M. Jazet et gravé par mon frère. La touche poussée à Tesprit est très souvenir maladroite, et le papillolagedes couleurs nacrées dans le lisse luisant de la peinture vous donne l'idée d'une copie de Téniers exécutée sur un buvard écossais.

Un autre intéressant tableau du petit maître est une esquisse de la Fédération.

Un ciel entlammé des rayons d'un soleil couchant dans !e chaud poudroiement de la lumière, un arc de triomphe vers lequel se dirige une foule, surmontée dans un char d'un soldat élevant au bout de son sabre son bonnet, et le bras passé autour de la taille d'une femme assise à ses côtés. Derrière le char une ronde de femmes en blanc, de gardes nationaux, de moines en robe brune dont l'un a sur la tête un tricorne de militaire. A droite groupe de bourgeoises et de gardes nationaux, la pelle sur l'épaule; à gauche, en avant d'un grand échafaudage en construction, la milice nationale portant un étendard sur lequel est écrit Liberté, et précédé d'un moine en robe blanche et d'une femme également en blanc. Et tout au premier plan de ce côté, un moine brouettant une jeune femme dont les jupes relevées laissent voir plus que ses jambes, et que lorgne un constituant. Blonde esquisse où se retrouvent les tonalités blanches aimées par Debucourt, mais malheureusement détériorée, comme bon nombre de peintures de Fragonard,par l'emploi du stilt de grain. Ce

i;art I)i: xviii'^ siècle.

tableautin (H. 22 c. L 29 c.) appartient à M. Raffet du cabinet des Estampes.

Debucourt n'expose de dessins que sur la fin de sa vie et seulement aux Expositions de 1814 et 1817. Ses jolies planches du xviii^ siècle font rêver des gouaches qu'il aurait traduites par la gravure; mais les ventes depuis vingt ans, toutes les collections ne nous ont pas montré un seul dessin de ce genre et de ce temps. Faut-il croire que c'était sur ces tableaux qu'il se gravait, comme la planche des Deux Baisers gravée d'après la « Feinte caresse » donnerait à le penser? ou bien ne faisait-il que des croquis? Quoi qu'il en soit, les dessins de Debucourt d'avant le Directoire et l'Empire, les dessins entièrement purs, assez signés par le faire pour n'être pas confondus avec des Greuze ou des Fragonard, ces dessins sont d'une singulière rareté; et nous ne saurions en citer guère que trois bien authentiques : une étude de la vieille Annctte pour le petit médaillon en bas d'ANNEXTE et Lubin, chez M. Jazet; une esquisse à l'encre de Chine, chez M. de Cliennevières, qui semble la première idée de la gouache de Paignon Dijonval : une femme assise près d'un poêle, aveuglée par la fumée, tandis qu'un jeune homme embrasse sa fille; et un autre grand dessin gouache : les travaux pour la Fédération du Champ de Mars, chez M. Delbergue-Cormont, présentant tous les caractères de dessin et de coloris du petit maître.

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