i i;akt du XVIII' siiî:ci,k
W'alterdin passaient un dessin de « Suzanne au Bain »; un dessin de « Saint- Jérôme dans le «lésert », etc.
Sujets mythologiques et d'Histoire fabuleuse.
Femme renversée par un satyre et que fouette un amour avec un bouquet de roses. Grande planche sans nom de graveur. — Tklkmaque et Eucharis par Legrand Furcy, en couleur, et publié chez Bonnet — Yknus et Adonis, par Vidal. Pièce indiquée dans le catalogue Paignon Dijonval.
Le Sacrifice de Callirhoé, par Dauzel, « d'après le tableau de réception de Fragonard à l'Académie ». Joullain, dans ses « Réflexions sur la peinture et la gravure, 178G », recommande d'avoir cette estampe avant les rouleaux. Il y a une réduction de la planche sous le titre de Grandeur d'ame de Corésus. Cette composition a été également gravée au trait par Normand. L'esquisse terminée du tableau de Callirhoé, de l'exposition de 17G5 (H. 23 p.; L. 29 p.), était achetée 580 livres par M. Dulac à la vente de M. Trouart, contrôleur des bâtiments du Roi, en 1779. Elle semble repasser à la vente de Dumont, le sculpteur, en 1793. Une autre esquisse de dimension un peu différente (H. 24 p.; L. 34 p.) se vendait à la vente du fermier général Bergeret en 178G. Enfin, une troisième, différente de la composition qui avait servi à Danzel, et d'une dimension beaucoup plus grande que les esquisses des ventes Trouart et Bergeret (H. 4 pieds; L. 5 pieds 8 p.), se vendait, en 1774 ou en 1775, dans le supplément du catalogue d'une belle collection de tableaux, dont la plus grande partie provenait du marquis de Lassay. Un y de ces esquisses ligure aujourd'hui sous le n" 43 au musée d'Angers (H. 90 c; L. 1 m. 95 c). Le dessin passait en 1777 à la vente Baranchon. Est-ce le dessin, lavé au bistre sur papier blanc (H. 16 p. 1/2; L. 20 p. 1/2), qui repassait à la vente du 3 mai 178(), et dont Texpei-t dit : « Ce dessin réunit l'avantage d'être le véritable parmi ceux que l'on connaît ? » A la vente Mahérault, un dessin de la composition à l'estompe et au crayon noir (H. 33 c, L. 42) se vendait 240 francs.
Parmi les peintures mythologiques et fabuleuses non gravées :
En 1779, à la vente Trouard, «^'énus et l'Amour», esquisse (H. 7 p. 1/2; L. 11 p.), vendue 86 livres. En 17S(i. à la vente du
FKAGONARD. 325
14 îivnl, (loiiK pendants, des amours courant sur les nuages. En 1788, à la première vente du cabin(!t de Galonné, u Angélique écrivant sur un marbre le nom de Médor», composition assez semblable au « ChitTre d'amour », vendue 7:20 livres. A la vente de la collection WallVrdin «■ le Sacrifice interrompu » vendu 550, une « Naiade » vendu 1,025, «Psyché et l'Amour » vendu 430, u Mercure et Argus » vendu 700, la «Naissance de Bacchus» vendu 1,325, «Cybèle» vendu 420, « Sacrifice (Klphigénie » vendu 220, « Pygmalion et sa statue » vendu 250, le « Sacrifice au Minotaure » composition de la coloration la plus fantastique, vendu 5300. A la vente de la succession Walferdin Léda et Jupiter, 265 francs. Et dans la fable moderne, une grande esquisse d'une couleur superbe, représentant «Renaud dans la Forêt enchantée» vendue 4,300.
Au Louvre, dans la giilerie La Gaze est exposée une Bacchante endormie couchée sur une draperie (H. 46 c., L.55c.).
Ghez M. Rothan existe une jolie esquisse de «Vénus coupant les ailes à l'Amour». Au Musée de Besancon est conservée la nuiquette d'un plafond circulaire représentant le Triomphe de Vénus (Bois. H. 77 c; L. 77 c.)
Parmi les dessins mythologiques et fabuleux non gravés :
En 177 8, à la vente du peintre Natoire, passait « Renaud entrant dans la Forêt enchantée », composition capitale au bistre. En 1787, à la vente des dessins de la collection du duc Ghabot, se vendait une « lo recevant Jupiter transformé en nuage ». En 1814, à la vente de Bruun-Neergaard, une aquarelle (H. 10 p.; L. 16 p. 6 1.) représentant des jeunes gens et des jeunes filles qui tirent au sort pour être livrés au Minotaure, était adjugée 18 francs 10 sols. A la vente de la collection Walferdin, les deux premières pensées colorées de la peinture du « Pygmalion et sa statue » étaient vendues : l'une 400, l'autre 220. « Un Satyre lutine par des amours » était adjugé à 490 francs et une « Niobé » à 950 francs.
Allégories, Allégories amoureuses.
Eripuit cœlo fulmen sceptrumque tyrannis. Au génie de Francklin. Estampe en manière de fac-similé de dessin, dont le titre, grossièrement gravé à la pointe, est sans nom de dessinateur ni de graveur. Une note manuscrite de l'épreuve de
lu. 28
M. Walferdiii relate que cette pièce a été gravée par Marguerite Gérard à l'âge de 16 ans. M. de Baudicour attribuait la gravure à Fragonard. Le dessin qui a servi à la gravure était dans la collection de M, Walferdin, oii il a été racheté 400 francs par M. Ferai. — Lb: docteur Francklin couronné par la liberté, seconde allégorie célébrant le génie de Franklin, gravée en manière de fac-similé par Saint-Non. En 1812, à la vente Clos, on vendait 48 livres deux dessins de Fragonard à la plume, lavés de bistre, dont l'un « en l'honneur de Francklin ». — La Loi, par Aug. de Saint-Aubin. Estampe où la Loi est représentée sous la figure de Minerve'. — L'Amour. La Folie. Deux pendants gravés en couleur par Janinet, à l'adresse de l'auteur, place Maubert. Le tableau original de « l'Amour » seul passait à la vente Randon de Boisset, Les deux tableaux (H. 20 p.; L.16 p.) se trouvaient réunis en 1785 à la vente du marquis de Veri, où ils se vendaient 427 livres. Ils repassaient en 1810 à la vente de Yilleminot. Ces deux compositions ont été aussi exécutées par Fragonard à l'aquarelle légèrement gouachée. En l'an VI, « l'Amour menaçant» se vendait 35 francs. En 1817, réuni à «r Amour-Folie )), il passait sous le n» 532 à la vente Constantin. La première pensée de «F Amour-Folie », dessin au bistre sur papier blanc, s'était vendue 18 livres à la vente Sireul, en 1781. — Spirat adhuc (imoi\ par le comte de Paroy. — L'Amour EN sentinelle, par Miger. — L'Amour ingénieux, par Legrand-Furcy, en couleur. — L'Inspiration favorable, par Halbou. Le tableau original (H. 23 p.; L. 19p.) passait, en 1783, à la vente du marquis de Veri. Il repassait en 1808, à la vente d'Augustin de Saint -Aubin, où il était donné pour la somme de 7 fr. 50 c. — Le Serment d'amour, par Mathieu. Le tableau original se vendait 1,100 francs, en 1846, à la vente Saint, 710 francs à la vente du comte de Narbonne, et montait à 5,800 trancs à la vente d'Horsin Déon, en 1868. — La Fontaine d'amour, par Regnault. Le tableau original (H. 23 p.; L. 18 p. 9 1.) se vendait 37,600 livres en assignats (100 francs à Téchelle 2 francs) à la vente de Duclos-Dufresnoy, an III^ de la Répu-
L A la vente du 11 novembre 1784 se vendait un dessin allégorique pour un tombeau du comte d'Harcourt et le dessin relatif à Gluck, cité par moi et que je crois maintenant dans la collection de la baronne de Conandre.
FRA(U)NAHl). 327
blique. Une répétition plus petite passait à la vente de Villeminot on 1810, se vendait 221 francs à la vente Saint. A la vente des collections de San Donato, cette même répétition atteignait le prix de 31,510 francs. Une autre répétition se vendait 12.a00 à la vente Walferdin. — Le Songe d'amour, par Regnault. Le tableau ou l'esquisse de ce tableau se vendait 100 livres, en 1786, à la vente du chevalier de Cène. — La Ré sisTANCE INUTILE, par Vidal. Grande pièce rare, représentant une jeune tillle repoussant à coups d'oreiller un amour blotti dans sa couverture, au pied de son lit. — La Chemise enlevée, par Guersant. I/esquisse de cette composition (H. 35 c; L.42 c). figure sous le n» 196 dans la galerie La Caze au Louvre. — Le Sacrifice de la rose, par H. Gérard. Ce tableau peint sur bois, une des productions les plus terminées de l'artiste (H. 19 p.; L. 15 p.), se vendait 245 à la vente Denon, en 1826. Un grand « Sacrifice de la rose » dans une tonalité brune et jaunâtre, et toute différente de la composition gravée, était dans la collection de M. Walferdin, qui possédait encore une étude de la tête de la femme. Le Sacrifice de la rose se vendait 4,100. Le dessin très terminé au bistre et à l'aquarelle (H. 42 c; L. 32 c.) se vendait 2,600 francs à sa vente. Uu autre dessin de la même composition très terminé et provenant de la vente Denon est dans la collection de M. Eudoxe Marcille.
Au Louvre dans la galerie La Caze, sous le n» 193, est exposé « l'Heure du Berger '>, une bergère vêtue de rose et tenue dans les bras d'un berger qui lui montre un cadran que des amours portent sur les nuages. (Bois forme ovale, H. 47 c, L. 41 c.)
Parmi les peintures allégoriques non gravées figure au Musée de Rouen, sous le n» 54, u le Songe de Plutarque » (H. 23 c; L. 31 c). Plutarque, composant la Vie des hommes illustres, est entouré d'une vapeur lumineuse, une flamme s'élève de son cerveau. Il est frappé d'une vision fantastique. La voûte de la grotte s'entr'ouvre et donne passage à un fléau, qui, à chaque extrémité, porte une boule. On lit sur la plus élevée : GYandeur, elle est couronnée d'épines; sur la plus basse est écrit : Médiocrité^ elle est couronnée de roses. Dans le foyer de la lumière fantastique, on aperçoit la couronne de l'immortalité qui attend Plutarque au séjour céleste. Ce tableau vient de la collection Descamps...
Baisers et scènes erotiques.
Le Baiser dangereux, par Flipart. Le pastel original (H. 7 p.; L. 6 p.) se vendait 36 livres à la vente de M'nc de Cossé, en 1778. — Le Baiser a la dérobée, par Regnault. . — Le «. Bonheur du premier baiser », gravé au bistre dans un ovale, sans nom de graveur et sans titre. Le tableau original représentant un amour embrassant une jeune fille dans un nuage (H. 32 c; L. 24 c.) se vendait 2650 francs à la vente de la collection Walferdin. Le dessin aquarelle de la composition (H. 30 c; L. 22 c.) se trouvait également dans la vente Walferdin, où il se vendait 1,675 francs. — Le Baiser, amoureux, gravé sans nom de graveur. — L'Instant désiré, pendant du Baiser amoureux, et représentant également un baiser, gravé sans nom de graveur. — Le Baiser sur le cou, le Baiser sur la bouche, deux pendants gravés par Marchand, d'après des tableaux conservés dans le cabinet de M. Jallier, architecte. — Sapho, par M'Je Angélique Papavoine. Le tableau original, représentant une Muse embrassée par l'Amour, de forme ovale (H. 23 p.; L. 19 p. 1/2), se vendait 625 livres à la vente du marquis de Veri. Une esquisse en grisaille est chez M. Eudoxe Marcille.
Parmi ces baisers, il ne faut pas oublier l'Occasion, gravée par Regnault, et dont le charmant dessin original (H. 37 c. ; L. 26 c), est possédé par M. du Sommerard. Au milieu de la fumée d'un poêle emplissant une chambre, et dans laquelle sommeille un père de famille, et oii la mère et les petits enfants ferment les yeux, une jeune fille et son amoureux dressés sur la pointe des pieds, s'embrassent au-dessus du poêle.
Les Hazards heureux de l'escarpolette, par de Launay. 1^" état, avec la faute de V escarpolette; 3^ état, la planche réduite en ovale. Ce tableau, ou du moins ce qui restait de lui sous le récurage et le repeinturlurage, ce tableau, qui avait l'air d'une vraie copie de passage, était achetée 30,200 francs, en 1865, à la vente du duc de Morny, par lord Hertfort. Une toute petite esquisse des « Hazards de l'Escarpolette » était dans la collection de Walferdin. — Les Plaisirs interrompus, par Wille. — Le Pot au lait, par Ponce. Le Pot au lait, peint au premier coup (H. 19 p.; L. 24 p.), ovale en travers, se vendait 110 livres à la vente de Prault, imprimeur du roi, en 1780.
KRAGONAUI). 329
Eulin, dans les premières anuées du xix** siècle, il se revendait 1 IV. 55 cent., et, devant l'enchère ridicule, on serait tenté de douter de l'originalité, si ce n'était pas à la vente de Ponce le graveur de la composition. — La Culbute, par Charpentier, en l'ac-similé de dessin. Le dessin au bistre, de la grandeur de la gravure, est dans ma collection, — Le Maître de danse, par Jules de Goncourt, à l'eau-ibrte. Le dessin, qui semble avoir passé, en 1779, à la vente de Ghendt, se vendait 2,020 à la vente de M.Camille Marcille, sous le titre : Qu'en dit l'abbé? Une répétition de ce dessin s'était vendue 250 francs à la vente de M. Norblin, eu mars 18G0. — Le Verrou, par M™c Blot. Le Verrou a été également gravé en couleur sans nom de graveur. Le tableau original (H. 23 p.; L. 19 p.) se vendait 3,950 livres à la vente du marquis de Veri. Le dessin de cette composition (H. 16 p. 1/2; L. 20 p. 1/2), bistre sur papier blanc, passait en 1786 à la vente de M***. Une autre composition d'une dimension différente s'était déjà vendue à la vente du 27 décembre 1777. Une première pensée de cette composition (H. 24 c; L. 36 c.) se vendait 4,500 francs à la vente de M. Walferdin. — Les Jets d'eau, par Auvray. Deux esquisses de jets d"eau; l'une (H. 13 p.; L. 16 p.); l'autre (H. 27 p.; L. 34 p.) passaient à la vente Saint-JuUien en 1785. Le dessin au bistre, tout à fait folâtre^ ainsi que le désigne l'expert, passait à une vente du 27 décembre 1777; il repassait sous le n» 77 dans une vente de l'année suivante. — Les Pétards, par Auvray. — Le Verre d'eau, par Ponce. Une première idée de cette composition, d'un faire très fini, contrairement aux habitudes de Fragonard, était dans la collection de M. Villars. — Mo. Chemise brûle, par Furcy. La gravure, datée du l^r novembre 1788, a un cartouche, où devant un amour qui a un doigt sur la bouche, un autre amour écrit cette dédicace : A il/i'c Amable Irène des F... Le dessin au bistre est dans la collection du marquis de Chennevières. — La Gimblette, par Bertony. Il y a des épreuves avant la draperie. Une petite réduction a été gravée par Picot et publiée à Londres, sous le titre de New Thought. Deux esquisses originales de cette composition existaient chez M. Walferdin, l'une en largeur, d'une peinture assez froide, d'après laquelle Bertony a fait sa gravure, un autre en hauteur, d'une peinture beaucoup plus libre, plus claire, plus fragonardisante ^ où la nudité de la femme resplendit dans l'or de rideaux jaunes.
La première se vendait 1,010, la seconde 7,000. Une autre esquisse, que possédait M. de Villars, s'était vendue 1,300 francs, en mars 1868.
Parmi les peintures erotiques non gravées :
En 1776, à la vente du 11 mars, faite par Paillet, des femmes nues folâtrant et s'ébattant dans un ruisseau sous des arbres (H. 24 p.; L. 45 p.) se vendaient 550 livres. Le tableau repassait dans une vente du 27 décembre 1777, repassait encore en 1779, à la vente de l'abbé Gévigney. Le catalogue nous indique que la composition est formée de huit femmes, dont lune, soulevée sur les bras des sept autres, cueille des fruits à un arbre. Le tableau fait partie de la collection La Caze au Louvre. Une répétition se vendait 1200 francs à la vente de la succession Walferdin. En 1777, à la vente Randon de Boisset, passait une toile de 2 pieds 1 pouce de hauteur sur 2 pieds 9 pouces de largeur, représentant trois jeunes filles, dont l'une est étendue sur un lit. En 1779, à la vente de M. de Ghendt, se vendait 150 livres une toile représentant deux jeunes filles en chemise, avec leur chien, sur un lit d'étoffe jaune. En 1785, passait à la vente du baron de Saint-JuUien une jeune femme se sauvant des bras d'un jeune homme qui veut la retenir dans sa chambre (H. 16 p.; L. 14 p.). Le 10 avril 1786, à la vente du cabinet de M. B..., était livrée aux enchères une jeune Italienne à demi nue, couchée sur un lit de repos, où elle paraît endormie. Enfin chez M. Walferdin se trouvaient parmi les plus beaux tableaux du Maitre : un jeune homme embrassant une femme renversée sur un lit, et encore : deux femmes, dans la demi-nuit d'un corridor, dont l'une, debout, la chemise relevée, joue avec un petit chien. A la vente de M. de Villars, en mars 1868, «le Feu aux poudres » s'était vendu 1,520 francs.
Parmi les dessins erotiques non gravés :
En 1779, à la vente de M. de Ghendt, passait le Dortoir d'une pension de jeunes filles où sept fillettes en chemise sont occupées à leur toilette. Ce dessin se vendait avec son pendant «le Maître de danse » 550 livres. Le « Dortoir » me semble le Lever des ouvrières en modes, de M. Walferdin, vendu à sa vente 1,010 francs.
FHAGOiNAUD. 331
Scènes amoureuses, familières, enfantines.
Le chiffre d'Amoik, par de l^aunay. Le tableau original de qualité très faible, et récuré et repeiut, s'est vendu 35,000 francs à la vente du duc de Morny. — La coquette fixée, par Couché à l'eau-forte et terminé par Dambrun. Une grisaille légèrement colorée de cette composition se vendait à la vente de M. Walferdin. — La nouvelle du Retour, par Ruotte. — La fuite a dessein, par Macret. Le tableau original (H. 59 c, L. 50 c.) qui semble s'être vendu 121 francs à la vente de M. l'Homme, en 1834, montait à la somme de 22,000 francs, à la vente de M. Camille Marcille. — Le Taureau, par Jules de Goncourt à l'eauforte. Le dessin au bistre (H. 23 c, L. 17 c.) est dans ma collection. — S'il m'était aussi fidel (sic), par Dennel. Une première pensée au bistre, rehaussée de blanc (H. 26 c, L. 38 c.) est dans ma collection. — Le Contrat, par M'^^ Blot*. Le tableau original avait été peint pour faire le pendant 'du « Verrou ». — La Bonne Mère, par de Launay. — La Mère de Famille, par Romanet. — L'Heureuse Fécondité, (répétition en petit de la Mère de Famille) par de Launay. Le dessin de cette composition (H. 13 p., L. 16 p.) se vendait à la vente du chevalier de Cène en 1786. — La F'amille du fermier, par Beauvarlet. Le tableau original passait en l'an Vil de la République dans la vente du médecin Cochu. On le dit maintenant en Russie. — Les jeunes sœurs, par Vidal. Le tableau original (H. 37 p., L. 30 p.) passait en 1785, sous le n" 35, à la vente du marquis de Veri. Il était acheté 350 livres par M. de Saint- Marc. — L'Etude de la Musique, par Legrand en couleur. — La Lecture, par Jules de Goncourt à l'eau-forte d'après le dessin du Louvre. — La Bascule, le Colin Maillard, par Beauvarlet. Les deux tableaux deux pastiches de Boucher (H. 49 p., L. 33 p.) se vendaient à la vente de M*^* en 1786. — La danse de l'Ours, par Saint-Non , d'après un dessin. Le dessin au
1. Une vente du 28 janvier 1867, signale une estampe de M"» Bk*l. intitulée « le Couvent »; je ne la connais pas plus que le « Saint-Nico las » faisant partie de la même vente. 11 en est ainsi de « 11 a cueilli ma rose » du catalogue Paignou Dijouval et du « Moment favorable >et de la u Vénus à la coquille » de la vente Raiffé.
332 L'ART DU XVIIP SIPJCLE.
bistre (H. 28 c, L, 39 c.j se vendait 850 francs à la vente de M. Walferdin. — L'Ane, gravé deux fois par Saint-Non en 1762, une planche est gravée à l'eau forte, l'autre en manière de lavis. Le dessin à l'aquateinte (H. 17 c, L. c.) est dans ma collection. — L'Education fait tout, par de Launay. Une copie a été gravée en Italie par Eredi, elle est dédiée à Giuseppe Rucellai. Le dessin au bistre (H. 35 c, L. 45 c.) se vendait 3,000 francs à la vente de M. Walferdin. — Le Petit Prédicateur, par de Launay. Une copie était gravée en Italie par Batta Cecchi; elle est dédiée au baron Ricasoli. La publication de ces deux estampes en Italie témoigne de la réputation laissée par Fragonard dans ce pays d'ordinaire très peu touché par les choses de l'art français. Le tableau original « du Petit Prédicateur )) avait passé seul à la vente du joaillier Aubert; réuni à son pendant « L'Education fait tout », il se vendait à la vente du graveur de Launay, en 1792. — Les Baignets (sic), par de Launay. Le dessin au bistre (H. 35 c, L. 45 c.) se vendait 1,540 francs à la vente de M. Walferdin. — Dites donc s'il vous plaît? par de Launay. Le tableau original (H. 10 p., L. 13 p. 3 1.) se vendait 4,446 livres ou assignats à la vente Duclos Dufresnoy, en l'an III de la République. Le dessin au bistre (H. 33c.,L. 44 c.) est dans ma collection. Une réduction très douteuse s'est vendue à la vente Camille Marcille. — Mosieur Fanfan jouant avec Monsieur Polichinelle et Compagnie, gravé par Mlle Grérard en collaboration avec Fragonard. — La Première leçon d'Equitation, par M^e Gérard en collaboration avec Fragonard. Deux premières pensées au bistre de cette composition existaient dans la collection de M. Walferdin : l'une se vendait 250 francs; l'autre 510 francs. — L'Enfant et le chat, par Mlle Gérard en collaboration avec Fragonard. Le tableau original, très reconnaissable à la description du catalogue, passait en 1779 sous le n" 37 à la vente de Ghendt. — Intérieur de ménage, pièce citée dans le catalogue Paignon Dijonval, et qui n'a repassé dans aucune vente. Serait-ce, ainsi que le pense M. Baudicour, la pièce citée sous le N" 3 des eaux-fortes de la main de Fragonard?
Parmi les peintures de la vie familière non gravées : En 1777, à la vente du cabinet de Randon de Boisset, « La Sultane se reposant sur son canapé » (H. 3 pieds L. 2 pieds 6 j).) se vendait 4,201 livres. Le même tablenu se vendait 2,700 livres
FUAGONARl). 333
à la vente de Vassal de Saint-Hubert, en 1783, et l'esquisse de la composition (H. 12 p., L. 8 p.) passait à la vente du li mai 178G. En 1777, à la vente faite par Madame du Barry « une fenime entourée d'enfants que rej^^arde un homme d'une fenêtre, » était achetée 1,"J00 francs par le joaillier Aubert. En 1778, à la vente du peintre Gros, passait « une jeune fille, les deux coudes appuyés sur une table, lisant une lettre » (H. 13 p., L. 10 p.). La même année 1778, à la vente du peintre Natoire, se vendait une esquisse (H. 14 p., L. 17 p.) : une chambre de ménage, où l'on voyait, sous les yeux du père et de la mère, deux enfants jouant dans leur berceau, tandis qu'un troisième se drape dans une couverture. En 1779 à la vente Trouart, une toile (H. 20 p., L. 23 p.) représentant deux jeunes filles assises sous une statue de 'Vénus, et dont l'une tient une couronne, destinée à un jeune berger, qui vient à elles en colin maillard, était achetée par Alizard 1,550 livres. A la même vente une esquisse (H. 26 p., L. 34 p.) où l'on voyait une femme, un homme, un enfant, assis devant le feu, à côté d'un vieillard endormi se payait 84 livres. La même année 1779, à la vente Ghendt, un « Philosophe lisant dans un livre » était acheté 120 livres. Et cette année passait encore à la vente de l'abbé Gevigney un geôlier ouvrant une prison (H. 36 p., L. 30 p.). En 1780, à la vente de l'imprimeur Prault, un enfant s'essayantà monter sur un âne, pendant qu'un petit garçon et une petite fille lui font manger de l'herbe (ovale H. 24 p., L. 19 p.) se vendait 150 livres; un enfant portant des cerises dans son chapeau (ovale H. 14 p., L. 11 p.) 48 livres; le buste d'une jeune fille coiff'ée d'un bonnet rond à demi penchée sur l'épaule droite (H. 14 p., L. 11 p.) 241 livres; deux pendants : une jeune fille vue à mi-corps s'amusant d'un chat, une autre tenant deux petits chiens (H. 21 p., L. 18 p.) 63 livres 3 sols. En 1783, à la vente de Tonnelier, deux pendants, deux figures à mi-corps, un vieillard tenant un sac, une jeune fille le bras droit sur une table tenant un livre (H, 11 p. 9 l., L. 9 p.) étaient achetés 200 livres. En 1785, à la vente du bailli de Breteuil, passait une toile représentant dans un intérieur de Chambre, près d'une table couverte de cartes, une amie tenant les mains d'une fillette qu'un jeune homme s'efforce d'embrasser. Ce tableau repassait en 1864, à la vente du docteur Aussant, où il vse vendait 4,000 fr. La même année 1785, à la vente du joaillier Aiibert, se vendait une jeune femme, en
corset et en jupon, faisant faire l'exercice à deux chiens épagneuls (H. 20 p., L. 24 p.). La même année, à la vente du marquis de Veri, étaient achetés 400 livres deux pendants peints sur cuivre (H. H p. 1/2 L. 9 p.) : l'un « Le petit garçon à la curiosité », l'autre « La petite fille à la marmotte ». En 1786, à la vente Saint-Maurice, passait un intérieur, où des enfants se carressant étaient regardés par leur mère à travers une porte entr' ouverte. En 1790, dans une vente du 28 avril, où repassaient le petit garçon à la curiosité et la petite fille à la marmotte du cabinet Veri, « L'Amour Maternel » une esquisse peinte en Italie, était vendue 12 francs. En 1793, à la vente du 9 avril, passait un jeune enfant étudiant son alphabet (H. 14 p., L. 13 p.). En 1816, à la vente du marchand de tableaux Constantin, une esquisse représentant de jeunes époux contemplant un enfant endormi (H. 26 p., L. 32 p.) se payait 7 francs. En 1825, à la vente Didot, passait un père renversé sous les caresses d'un enfant, sujet baptisé par le catalogue « L'Heureux ménage ». En 1841 à la vente Perregaux passait « La Maîtresse d'École » composition assez semblable à « Dites donc s'il vous plaît ». En 1845 à la vente de M. de Cypierre c'étaient « La Balançoire », Le Colin Maillard. En 1867, à la première vente Laperlier, « L'espiègle », une petite fille assise sur un tabouret tirant les cheveux à un magot (H. 88 c, L. 74 c.) était adjugée 1,120 francs. L'année suivante, à la vente du marquis de Blaisel, « La Réconciliation, le Retour au logis » se vendaient 12,000 fr. En 1879, à la seconde vente Laperlier, la petite fille aux chiens, la fillette en chemisette pressant des petits chiens nouveau-nés contre sa poitrine, se vendait 2,260 francs ; la Résistance, ou la défense d'une soubrette renversée sur un lit par un galant, 3,500 francs.
■ En 1880, à la vente de la collection Walferdin : u l'Enfant blond » montait à 11,700, « La croisée » à 1,250, « Les Charlatans» à 3,100, « Les Marchands de jouets » à 335, « Les Projets de mariage » à 1,800, (c Les Laveuses » à 4,600, « Le Rendez-vous de chasse » à 2,700, « La petite coquette » à 7,100, « La mort d'un enfant » à 1,100, « Le Début du modèle » à 15,000, « L'Amour enhardi et la Surprise » deux réductions décoratives exécutées pour Madame du Barry au château de Luciennes, se vendaient chacune 15,000. « Les Amants heureux » atteignaient le chiffre de 20,000.
A la vente de la succession AVaUenlin, lo Colin-Mailiard se vendait 2,500 francs ; l'Atelier de l'artiste, 300 Irancs ; l'Intérieur villageois, 1130.
Il faut joindre à cette énuinération de peintures familières «La Liseuse » de M. de la Béraudière.
Au Louvre est exposée « La Leçon de musique» : une jeune tille vêtue d'une robe de satin blanc, assise devant un clavecin, ayant à côté d'elle un jeune homme à toque, qui s'appuie d'une main sur le dos du fauteuil et tient de l'autre un cahier de musique. Cette esquisse a été donnée au Musée i)ar M. Walferdiu, eu 1849.
Au Musée de Besançon, provenant du legs Paris, sont conservés deux panneaux, peints par Fragonard, l'im représentant un jeune homme et une jeune femme à une, fenêtre, l'autre une mère à une fenêtre, sou enfant entre les bras.
Parmi les dessins de la vie familière non gravés :
En 1777, à la vente du prince de Conti « le Père de famille », dessin au bistre (H. 9 p., L. 14 p.) provenant du cabinet de M. Besse, était acheté 340 livres par M. Langlier. En 1780, à la vente Prault, passait un pastel (H. 7 p., L. 5 p.) où deux jeunes filles, à demi cachées par un jrideau vert, jetaient des roses. En 1781, à la vente Sireul, un dessin au bistre représentant une jeune fille de profil, une rose à la main^ était vendu 0 livres 10 sols; un pastel d'un effet singulier, où se voyait une jeune servante coiffée et ajustée d'une manière pittoresque, 12 livres; un autre buste de femme au pastel, représentée la tète nue et les cheveux retroussés, 19 livres 19 sols. En 1783, à la vente Vassal Saint-Hubert, une femme endormie dans une étable près d'un taureau^ montait à 95 livres. En 1786, à la vente Saint-Maurice, passait ime jeune femme entourée de sa famille qui se chauffe, attisant le feu sous une marmite. En 1787, à la vente du duc Chabot, c'était un musicien bouffon sonnant de la trompette sur un tonneau, et « le Repos d'une famille » dans la campagne. En 1814, à la vente du graveur de Lauuay se vendaient, sous le même numéro, « le Retour de Champs » et des femmes et des enfants jouant avec un chien. A la vente Norblin en mars 18G0, «Les suites de l'orgie», composition de douze figures de jeunes hommes et de jeunes femmes, folâtrant après un repas bachique, se vendait 195 francs. A la vente de la collection M. Walferdin, « Je ne le ferai i)lus, maman! » (H. 23 c, L. 20 c.)
était adjugé à 700 francs; « La Lecture aux enfants » (H. 23 c, L. 17 c.) à 260 francs; « La Conversation » (H. 27 c, L. 35 c.) à 220 francs; « La Mauvaise Nouvelle » (H. 42 c, L. 35 c.) à 255; « ('endrillon » (H. 24 c.,L. 21 c.) sanguine, à 465 francs, « Le Chat emmailloté » (H. 45 c, L. 34 c.) à 900 francs; « Visite à la nourrice », bistre rehaussé de couleur (H. 30 c, L. 38 c), à 1,030 francs; « La Huche » (H. 42 c, L. 60 c), dessin vendu 400 francs précédemment à une vente de Villot, à 2,650 francs; « L'Attente, » dessin à la pierre noire et au bistre (H.34c.,L. 25 c), à 545 francs. «Le Songe du mendiant» (H. 34 c, L. 50 c), à 1,020.
Au Boulevard des Italiens, en 1860, M. His de la Salle exposait « Le Remède », bistre (H. 20 c, L. 14 c).
Illustrations de livres.
Dea territa ynœsto..., par Choffard. — Cérès vient allumer deux brassées de sapin de l'Etna, par Choffard.
Ces deux compositions, représentant l'Enlèvement de Proserpine et la Recherche de Cérès, ont été gravées en tête de page dans le Voyage de Saint-Non en Sicile. Le bistre de l'Enlèvement de Proserpine (H. 32 c, L. 45 c.) se vendait 155 francs à la vente Walferdin. — On ne s'avise jamais de tout, Le juge de Mesle, Sœur Jeanne, Le Baiser rendu, Le Baiser rendu (autre sujet), L'Hermite, Imitation d'Anacréon, Alix malade. Le Pâté d'anguille, Belphégor, Les Amis, La Gageure des trois commères (Le fil), La Gageure des trois commères (le Poirier j, La Gageure des trois commère (Le lit), La Fiancée du roi de Garbes, La Fiancée du roi de Garbes (Le Coffret), Joconde (l'Anneau), Le Paysan qui a offensé son Seigneur, Le Gascon puni, Le Faucon, Le Glouton, Le Cocu battu et content, Le Muletier, vingt-trois compositions à l'état d'eau-forte ou terminées et gravées par Lingée, Delignon, Tilliard, Dambrun, Trière, Alliamet, Patas, Halbou, Dupréel, pour les Contes de La Fontaine publiés i)ar Didot l'aîné. Le prospectus annonçait 80 figures qui devaient être gravées d'après les dessins de Fragonard. M. Walferdin avait eu la bonne fortune de réunir quarante-huit de ces dessins dont quarante- deux étaient dessinés à la pierre noire et six lavés au bistre sur trait de plume. Voici leurs titres : Le Bât, La Jument du compère Pierre, Le Tableau,
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l'Auneau d'Haiis Carvcl, L'Oraison de Saint-Julien, La Servante justiliée, L'Krniite (2 sujets), Les Troqueurs (2 sujets), La Chose impossible, Le Quiproquo (2 sujets), Les Lunettes (2 sujets), Le Diable de Papefiguière, Le Villageois qui cherche son veau, La Mandragore, Les Cordeliers de Catalogne, Le Cuvier, Le Remède, Le Cas de conscience. Les Aveux indiscrets (2 sujets), La Confidente sans le savoir, Richard Minutolo, Le Diable en Enfer, La Gageure des trois commères (2 sujets), Le Berceau, Alix malade, Le Cocu battu et content (2 sujets), Le Pâté d'anguille, Le Calendrier des Vieillards, Belpliégor, lie Paysan qui a offensé son Seigneur, A Femme avare galant escroc. Le Mari confesseur. Le Psautier, La Clochette, On ne s'avise jamais do tout, Le Savetier, Joconde, Le Muletier (2 sujets). Le Purgatoire, Le petit chien qui secoue de l'argent et des pierreries. A la vente de M, Walferdin ces quarante-huit dessins étaient retirés à 10,500 francs ^ — Une autre suite de ces dessins, au nombre de 57, exécutés au bistre et qui appartenait à M. P"'euillet de Couches est aujourd'hui la propriété du baron Portails.
Parmi les dessins d'illustration non gravés :
Citons deux dessins à la plume lavés au bistre pour l'illustration des Contes moraux de Marmontel, passés à la vente Collet en 1787. A la vente Walferdin, sept dessins provenant des dixneuf dessins vendus à la vente Denon pour une illustration de Don Quichotte, se vendaient, 1,025. A la même vente étaient adjugés, pour la somme de 4,000 francs, cent trente-six dessins lavés au bistre pour l'illustration de Roland furieux. Et je me rappelle encore avoir vu chez M. Walferdin, une suite de scènes contemporaines, légèrement croquées à la pierre noire, pour l'illustration d'un roman inconnu ^.
1. Fragonard était par tempérament et par goût l'illustrateur né de lia Fontaine, et nous voyons, avant la commande de Didot, passer à la vente du 21 novembre 1785 deux bistres (H. 7 p. L. 5 p.) représentant « Le Mari battu et content » et « Le Savetier et le Financier ».
2. Ce sont sans doute les cinq dessins à l'estampe et au crayon noir, achetés 405 francs par le baron Portails à la vente de la succession de Walferdin et catalogués ainsi : Gracieuses compositions pour illustrer les « Veillées du Château. »
Paysages.
Vue de l'Entrée de Tivoli et des murs de la villa d'Est, par Saint-Non. — Vue des restes d'un théâtre que l'on retrouve PARMI les restes DE LA VILLA Adrienne, par Adélaïde AUou. — Vue d'un caveau découvert a Pompeia près du Vésuve, par Fessard. Le dessin se vendait 19 francs à une vente des années dernières. — Paysage italien, par Saint-Non. — Berger faisant sortir un troupeau, par Saint-Non. — Troupeau que conduisent un berger et une bergère se donnant la main, signé du monogramme D. L. — Femme lavant à une fontaine où s'abreuvent des bestiaux, i)ar Viehl. Charmante eau-forte à laquelle a peut-être travaillé Frago. — 2° Vue de Carpentras, par Viehl. — Annette a l'âge de quinze ans, par Godefroy. — Annette A l'aoe de vingt ans, par Godefroy. Le tableau original d'Annette à vingt ans a passé à la vente de Vassal de Saint-Hubert et a repassé à la vente de Robert de Saint-Victor, où il s'est vendu 150 francs. — Le Temps orageux, par Mathieu. — Enfin, dans l'œuvre de De Launay du Cabinet des Estampes, je trouve deux grands paysages non terminés, dont l'un surtout, avec sa petite indécence d'une femme tombée d'âne, me semble gravé d'après une composition, de Fragonard.
Parmi les paysages peints non gravés :
En 1777 , à la vente Randon de Boisset, un paysage dans lequel on voit une vache blanche boire à un rocher (H. 20 p., L. 23 p.) vendu 1,650 francs. En 1778, à la vente du peintre Gros, un paysage des environs de Meudon, avec sur une terrasse un groupe de garçons et de jeunes filles jouant au colinmaillard (H. 13 p., L. 16 p.), vendu 400 livres. En 1779, à la vente Trouart, un repos de personnages sous deux grands arbres, et sur le devant un chemin où passe un chariot attelé d'un cheval (H. 20 p., L. 24 p.), vendu 730 livres. Un autre paysage avec un passage de taureaux et de vaches dans le lointain et un pâtre assis au premier plan sur une pierre (H. 13 p., L. 16 p.), vendu 150 livres. La même année 1779, à la vente Ghendt, un paysage où une paysanne vêtue de rouge, montée sur un cheval, conduit un troupeau (H. 24 p., L. 27 p.), vendu 108 livres. En 1785, à la vente Veri, un paysage représentant l'entrée d'un bois, devant laquelle passe une rivière, avec quantité de jolies
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figures se préparant aune promenade sur l'eau (cuivre, H. 9 p. 1/2 L. 12 p. 1/2), vendu 500 livres. En 1786, à la vente Saint-Maurice, une ('Dntaiiie oii i)lusieurs femmes sont occupées ù laver (lu kuge. Eu 1792, à la vente du graveur de Launay, un jardin à cascades, où de jeunes filles et de jeunes garçons jouent ù colin-maillard. En 1810, à la vente Villeminot, paysage avec cascades, bosquets, gondole (H. 70 p., L. î)0 p.). En 1822, à la vente Saint-Victor, un paysage avec moulin à vent et troupeau en inarche, vendu 73 francs. A la même vente, « Paysage avec blanchisseuses, » vendu 110 francs. A propos du complet mépris dans lequel était tombée l'école française, l'expert en parlant de ce tableau disait : a Voici un de ces tableaux sur lequel la mode ou l'engouement ont singulièrement exercé leur influence. On l'a vu vendre autrefois une somme de 3,000 francs et peutêtre aura-t-on l'injustice d'en méconnaître le mérite. »
En 1867, à la vente Laperlier, « l'Abreuvoir )> se vendait 790 francs. En 1880, à la vente de la collection de M. Walferdin, U La Mare » était adjugée à 3,800, « Les Trois Arbres » à 2,100, '( Le Tertre » à 3,150, « L'Etable » à 15,000, « Le Rocher » à 5,900, « La Rentrée des troupeaux » à 3,850. A la vente de la snccession Walferdin, «■ le Cours d'eau » se vendait 2,700 francs ; « la Mare avec le Chien poursuivant les canards, » 1,050; « La forêt de Fontainebleau, » 610.
« L'orage », exposé en 1860 au Boulevard des Italiens, est aujourd'hui au Louvre dans la galerie La Caze.
Parmi les dessins de paysages non gravés :
En 1777, à la vente de Madame du Barry, un paysage lavé au bistre et mêlé de sanguine représentant une vue des Jardins de la villa d'Est, vendu 100 livres. En 1781, à la vente Sireul, le dessin au bistre d'une avenue en perspective (H. 16 p., L. 13 p.), vendu 148 livres. En 1783 à la vente Blondel d'Azincourt, deux vues de jardins ornés de petites figures spirituellement touchées, vendues 120 livres. En 1787, à la vente de la collection des dessins du duc Chabot, un temple antique habité par des villageois faisant manger leur ânon sur un autel antique, dessin qui fait partie maintenant de rna collection ; un paysage avec vue de bosquets, charmilles et degrés descendant à une rivière oii il y a une gondole, desssin qui a repassé à la vente Tondu.
A cette vente Chabot, sous le No 179, était offerte aux enchères une collection de quatre cent quarante dessins exécutés par
M. Fragonard dans un de ces voyages en Italie, tant à Rome qu'à Gènes, Naples, Bologne, Florence, Sienne et autres villes. Paillet l'expert déclarait cette suite a un trésor oii l'on trouvait tout ce que le génie peut imaginer de plus gracieux et de plus spirituellement exécuté ». Cette suite serait-elle la collection de Fragonard en quatre volumes qui existe à la bibliothèque de Besançon et provient d'un legs de l'architecte Paris * ?
En 1880, à la vente Walferdin^ deux vues prises dans le parc de Saint-Cloud se vendaient 330 francs; « Les environs de Tivoli, >' 710 francs; « Femmes à la Fontaine, » 400 francs; u Le Vésuve » (daté du 23 avril 1774), 290 francs; « Avenue d'un parc, » 1,810 francs ; « Le Temple de Vesta à Tivoli, » 1,110 fr. « La charrette embourbée, » la première idée à la sanguine du tableau de la galerie La Caze, 540 francs; u La ('ascade de Saint-Cloud, » 655 francs.
Deux charmants petits paysages à Taquarelle; l'un représentant un paysage par un ciel orageux; l'autre une villa italienne, ont été exposés par M. Bottolier à l'Ecole des Beaux-Arts, en mai 1879.
Études, Têtes d'expression, Croquis.
Une planche contenant un bas-relief et deux autels, d'après un dessin fait par Fragonard en 1768. Reproduction d'antiques
L Cette indication est elle bien exacte, et de cette collection ne se trouverait-il pas seulement au Musée de Besançon, léguée par l'architecte Paris, une série de sanguines représentant : « Les Cascades de la grotte de Neptune k Tivoli, la vue du Temple de la Sibylle dans les jardins de la villa d'Esté, le beau groupe de Cyprès dans le même jardin, la vue prise de dessous les grands cyprès de la même villa, la grande cascade de Tivoli vue à travers l'arcade, vue des jardins de la villa d'Esté, vue prise du pied d'une cascade dans le jardin de la villa d'Esté, vue des mêmes jardins devant l'escalier de la gerbe, vue des ruines d'un temple antique à Baies connue sous le nom du tombeau d'Agrippine? A ces neuf sanguines, il faudrait encore ajouter quatre bistres dont deux vues des environs de Gênes.
2. J'ai vu chez AL W'alferdin deux curieux dessins, vendus 155 francs. à la vente de sa succession. Ce sont deux vues de la Bastille, au crayon noir rehaussé de blanc, avec les personnages pochés au bistre. L'un, qui est un dessin très exact de la cour intérieure, porte Frago 1788. Ils ont repassé depuis dans une vente faite par Clément.
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qui a donné à Frajifonard l'idée de ses quatre Bacchanales. — Vieillard assis sur une chaise, par Demarteau l'aîné, en facsimilé de sanf^uine. — Femme se retroussant en marchant, par Demarteau, eu l'ac-simile de sanguine, n» 351. — Homme montrant un crâne, par Demarteau, en fac-similé de sanguine, n° 365. — liA Reki.fxtion (sic), par Martel, en imitation de sanguine. — Tête d'expression, par Picot. Petite tète gravée en Angleterre et imprimée eu rouge. — Rondes d'amours, deux planches gravées, par Saint-Non, en fac-similé de l)istre.
Et nombre d'études d'ajjrès nature, non gravées, au bistre, à la pierre noire, à la sanguine, de cette belle, grasse et roulante sanguine qui n'appartient qu'à lui, et parmi lesquelles je citerai u Le Chasseur » de la collection d'Aigremont, « Le Pécheur » de la collection Walferdin, u La Jeune Fille assise sur une chaise » de ma collection. Puis des groupes de têtes, comme le dessin des « Sept âges de la vie » appartenant à M"^^ Scheurer-Kestner, et exposé à l'P^cole des Beaux-Arts, en 1879, comme les numéros 728, 729, 730, 731 du Musée du Louvre, montrant des têtes de vieillards, de chérubins, d'hommes faisant la grimace, de jeunes filles, de nègres, des têtes exprimant la terreur ou coiffées bizarrement, mêlées à des têtes de tigre, de cheval, de lion.
Fragonard a exécuté aussi nombre de croquetons de la vie des gens à laquelle sa vie était habituellement mêlée. M. le vicomte de la Girennerie me faisait voir un croquis de Fragonard fait à Cassan, où l'artiste s'est représenté dessinant M. Bergeret, posant en pied, devant une longue table entourée de femmes, le crayon à la main, et parmi lesquelles se trouve j\Xme Je la Girennerie, sa grand'mère et la seconde femme de Bergeret. Et il existait près de cent cinquante dessins, racontant gentiment et comiquement les épisodes de l'existence de tous les jours de la vie commune à la Folie Beaujon et à Cassant
1. Deux dessins très importants (H. 43 c, L. 34 c), représentant des scènes de l'intérieur Bergeret, ont été vendus 700 francs chez M. Laperlier et achetés par M. Eudoxe Marcille, qui les a exposés à l'École des Beaux-Arts, en 1879. L'an, c'est Le Concours, où l'on voit dans une grande salle une table entourée d'enfants lisant et écrivant sous la direction d'une jeune maîtresse, qui fait épeler une fillette sur ses genoux. L'autre, c'est La Récompense, le pendant du précédent, et dans