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adjurait et priait Wille d'accueillir, de guider, de s'attacher et de sauver des périls de la grande ville le jeune Bourguignon, a cet enfant », comme il l'appelle !
« 15 octobre 1710.
« M. Prudhon, né avec un caractère moins fort que (Naigeon), se livrant avec facilité à l'amitié, sans défiance de ceux qu'il aime, peut tomber dans le précipice le plus affreux, et des sociétés qu'il se fera à Paris dépend le bonheur ou le malheur de sa vie. Son goût dominant est l'ambition de sortir de la foule des peintres médiocres ; il travaille avec ardeur, mais il faut que quelqu'un lui dise de travailler. Si quelque sujet médiocre s'empare de son esprit^ ce qui est très-facile, il gagnera son cœur avec aisance et M. Prudhon courra à la débauche avec moins de plaisir qu'au travail, mais avec autant de docilité. Il est incapable de dérèglement par lui-même, mais, s'il y est conduit, il peut y être extrême, et cette idée me ferait frémir si je n'osais me flatter que, par amour pour le bien, par amitié pour moi, par pitié pour cet enfant, déjà marié depuis trois ans, vous daignerez vous l'attacher, lui permettre de vous parler avec confiance, de vous consulter, de ne rien faire sans votre aveu et votre avis. Je lui ai montré vos lettres, je lui ai laissé voir la vénération que vous m'avez inspirée; son cœur a été attendri, il vous a nommé son père, il vous aime et vous respecte déjà comme tel. »
Voil;\ Prudhon à Paris. Aussitôt arrivé, il (H-rit à M. de Joursanvault :
Monsieti7\
Apres quelques fatigues et un peu de plnye essuyés dans une longue route, nous sommes enfin arinvés Inen portants à Paris chez madame de Mandre, tante de Naigeon. Cette dame nous a reçus avec toute la politesse et rhonncteté possible, il paroît que Naigeon sera trèsheureux chez elle, elle lui a témoigné beaucoup d'amitié et d'affection et semble prendre ses intérêts avec grand zèle; pour Ramey et moi, nous allons chercher à nous procurer une chambre, monter notre ti^ès petit inénage et un endroit pour vivre à peu de frais. N'en étant encolle qu'à ce point là,, je ne puis rien vous dire d'intéressant de Paris, des tableaux ou de ma propre situation. Cet après-midy ou demain au plus tard nous irons rendre les visites les plus intéressantes premièrement à Monsieur Wille, Monsieur Vatelet, etc., et ensuite les autres. De là nous tirons voir les galeries et églises, et moi sortant de là, et n'ayant point de temps à perdre, firai acheter un châssis., de la toile et des couleurs, composer mon sujet et le peindre ensuite.
Monsieur le Marquis Dapchiez a donc la bonté de s'intéresser à moy auprès de son Eminence. Je désii^ei^ois bien savoir si Monsieur a fait tenir à Madame de Meneccr une lettre de recommandation qu'elle în'avoit fait espérer de luij ; j'oserai dans ce cas vous prier, Monsieur, de la demander à cette dame pour me la faille tenir, car m. 31.
la protection de Son Eminence me seroit fiârememt très utile et d'un grand poids, etfai très à cœur d'avoir accès auprès d'elle.
W ayant encore rien vu et ne sachant rien sur quoi rn étendre^ je in arrête. Je reprendrai bientôt la plume, car f aurai sûrement dans peu quelque chose à vous dire.
Je suis avec les sentiments c^ue vous me connoissés plein de zèle et d'attachement fose dire aussi d'amitié sincère
Votre très humble et très obéissant sej^viteur,
Prudhon, peintre.
Messieurs Naigeon et Ramey vous assurent de leurs très humbles respects, et tous ensemble, test-à-dire moi avec eux, nous osons vous prier de dii^e mille choses charmantes de yiotre part à Mademoiselle d'Embrun et lui présenter nos respectueux hommages.
Paris, ce 28 octobre 1780 *.
Mais, à Paris, Prudhon se fatiguait en efforts infructueux, en tentatives vaines; le manque de travail, la misère, le renvoyaient dans sa province.
Au fond, ces années de 1780, 1781, 1782, qu'est-ce qui les remplit ? Un roman de cœur, que nous raconte, d'une manière charmante, M. Alfred Sensier avec la mémoire de ses souvenirs d'enfance et les lettres qu'avait eues en sa possession M. Pelée.
Prudhon s'était logé à Paris, rue du Bac, dans la
L Lettre autographe possédée par M. Eudoxe Marcille.
maison de M. Louvier «à la porlc cochèrc entre un marchand de vins et un sellier». Dans celte maison habitait Jean-Baptistc-Ilaphaël Fauconnier, entrepreneur (le broderies et fournisseur des toilettes de dentelle de la cour, vivant en famille avec une bellemère, une aimable femme, et deux sœurs, M'"'^ Nanette et Marie.
Dans cette famille de bourgeois aisés, le jeune peintre bourguignon trouvait l'accueil le plus secourable et le plus aimable. M^^" Marie avait dix-huit ans, était fort jolie avec une physionomie do grâce et de malice dans des traits réguliers. Toujours entourée de bambins pendus à sa robe blanche, ainsi qu'une rieuse maîtresse d'école d'amours, elle fut l'inspiratrice de ces jolies représentations de l'Enfance qui marquent le début de l'OEuvre de Prudhon ; MaïKje mon petit, mange, et son pendant : Oh! les jolis petits chiens; deux gravures conservées dans la famille, comme ayant été possédées par M"° Marie.
Prudhon était jeune, était sensible, et de plus très mal défendu contre les entraînements par les attaches de son malheureux mariage ; il s'abandonna au bonheur d'aimer, de se laisser peut-être aimer, ne parla pas de son mariage, encore moins de sa paternité, laissant supposer à la famille Fauconnier et à M''* Marie qu'il était libre, soupirant timide et discret du reste, faisant sa cour surtout avec des peintures de scènes amoureuses, des portraits à la ressemblance caressée, des dessins allégoriques oîi
l'Amour grave avec sa flèche sur un autel les initiales M. F. (Marie Fauconnier).
Cet amour secret, tout voilé qu'il est du nom d'amitié, s'échappera plus tard dans cette lettre de la fm de 17 83, datée de Dijon, où Prudhon a été forcé de revenir :
Venons maintenant à ce qui se passe au dedans de moi. Eloigné des personnes cjuune douce amitié i^endait chères à mon cœw\ mon existence ne me semble plus qu'un rêve pénible dont je voudrais m'efforcer de sortir, si l'illusion pouvait, pour un moment, tenir la place de la réalité. Eh! mon ami, faut-il avoir une âme sensible pour n'éprouver que des sensations douloureuses? Livré à moi-même, je me retrace vivement la vie heureuse que je goûtais avec vous; mais il ne me reste que le regret d'être hors de la portée d'en jouir encore. Et vous, aimable demoiselle, dont la douce amitié semait de fleurs les jours épineux de ma vie, les chai^mes de votre amitié n'apporteront plus de soulagement à ma détresse. La sérénité ne ti^ouvera plus ci séjourner dans mon âme et le poison de l'ennui me minera tout à son aise. C'est que, encore dans ces jours cruels, tout ajoute à ma mélancolie. Si je fouille au dedans de moi, je n'y trouve c^uun vide affreux. Si j'envisage ma situation présente, toutes les idées d'honneurs, de fortune et de gloire disparaissent et deviennent chimériques à mes yeux. Eh! mon aimable demoiselle et amie, un instant de votre présence dissiperait bientôt les sombres vapeurs et rend?mt le calme à mon esprit agité, car l'amitié est aux âmes sensibles un cdiment qui purge l'âme de ses faiblesses et la
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fait snriiy do rel ahattenwnt oh l'ennui le plonge lorsqu'elle se troure dénuée des secours de cette même amitié... »
Quand PriuUion revenait à Paris, il y revenait avec sa femme. 11 fallait avouer son état de mari. Est-ce à propos de cet aveu que Fauconnier se fâcha avec lui ? Gela no semble pas invraisemblable. Quant à M"'' Marie, elle ne lui dit que ces indulgentes paroles : «Voyez-vous ce Prudhon, qui ne m'avait jamais dit qu'il était marie ? »
M"® Marie ne se maria jamais, se faisant une maternité avec les enfants de sa famille et de son voisinage, jusqu'à sa mort, aimant autour d'elle la gaieté de leurs jeux et le doux épèlemen t. qu'elle leur faisait faire de la Civilité puérile et honnête \
A la fin de novembre 1783, Prudhon partait pour Dijon, mettait quatre jours par le coche à gagner Auxerre, oti le manque d'eau le forçait à s'arrêter, gagnait dans une auberge, avec sa conversation, les bonnes grâces d'un Américain qui lui laissait faire une partie de son chemin dans sa chaise de poste, enfin gagnait Dijon avec un peu de fatigue, en deux étapes de neuf lieues. Il recevait au débotté la proposition du professeur de l'Académie de prendre
1. Le roman de Prudhon [Revoie inlernalionale rie l'Art et de la Ciiriosilé, 15 décembre 1869)
comme écolier Tévêque do Dijon. Il Acceptait avec joie ; en province, ainsi qu'il l'écrit, nun évêque étant quelque chose)). Et il faisait au sortir de l'entrevue avec Devosge la connaissance d'une espèce d'amateur désireux de posséder quelques tableaux de sa façon.
Mais, hélas ! le lendemain de cette lettre datée du 27 novembre, tout était à vau-l'eau. Il n'était plus question de l'amateur ; un freluquet avait été choisi pour être le professeur de dessin de M^i^révêque, et il n'y avait plus à l'horizon pour Prudhon que la promesse encore incertaine d'un plafond pour les Élus de la Province.
De ce jour, le noir rentrait dans sa pensée si facilement portée à la mélancolie. Il prenait en horreur Dijon. Il ne vivait plus que par l'envolée de ses souvenirs rue du Bac, dans l'aimable intérieur Fauconnier, tout plein de crainte que la mémoire de sa personne ^(. ne s'affaiblisse dans V affection de ses amis », appelant leurs douces lettres, qui seules, disait-il, le vivifiaient et l'empêchaient de nêtre qu'un automate. Au milieu de cela, gagnant à peine le nécessaire, — de quoi payer sa pension. — à l'aide de quelques portraits, de quelque commande charitable de l'ami Fauconnier, dépité de voir remettre de mois en mois le concours, et malade des fièvres ; travaillant cependant et finissant son plafond à la satisfaction de son professeur.
Enfin le concours tant de fois remis s'ouvrait dans la seconde moitié de l'année 1784. C'est dans ce
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concours que Tàme généreuse de Prudhon se laissa aller ;\ ce beau trait de dévouement que Voiart raconte dans sa notice. « Voisin d'un de ses concurrents' dont il n'était séparé que par une cloison, il l'entendit gémir de l'insulTiance de ses moyens : quittant alors spontanément son propre ouvrage, il détache une planche et vole au secours de son compagnon; il termine son travail, sans songer qu'il se nuit à lui-même, et son concurrent obtient le prix. Touché de l'injustice faite à Prudhon, le jeune vainqueur avoue franchement qu'il lui doit son succès. Les états de Bourgogne réparent l'erreur, la pension ù Rome est accordée à Prudhon; et ses émules, pénétrés d'admiration, le portent en triomphe dans toute la ville de Dijon.
Et Prudhon est à Marseille au commencement de novembre 1784, prêt à s'embarquer, ayant fait prix de deux louis pour la traversée et de quarante sols par jour pour la nourriture. Les retards et les lenteurs d'un capitaine qui le fait attendre trois semaines épuisent sa pauvre bourse, cette bourse qu'il dit ménager avec une très grande et stricte économie, qu'il pèse avec angoisse, et où il voit à peine la somme nécessaire pour arriver à Rome. Enfin il part; mais le vent est contraire. A peine sorti du port de Marseille, le bâtiment est obligé de se mettre à l'abri dans la rade de Toulon. Au bout de dix
l. C'est celui sans doute sur lequel Prudhon s'exprime ainsi dans une de ces lettres : concurrent pas bien à craindre pour le talent, il ne pourrait l'être que par la faveur.
grands jours, le vent redevient bon, le bâtiment sort du port, et Prudhon croit finie Tcpreuve de ses impatiences. Mais, à dix lieues au large, le vent redevient contraire et force le bâtiment à se réfugier à Porto-Ferrajo, où le malheureux Prudhon est encore retenu dix-neuf jours. L'on finit par se remettre en mer la veille de Noël, et Prudhon débarque à Civita- Vecchia, maudissant la mer et cette traversée de trente-six jours. Le lendemain, il est à Rome, non sans avoir embrassé, à la façon du Romain, cette terre qu'il va conquérir : en route, il était tombé de voiture. Il s'installait ; le dimanche suivant, il était chez le cardinal de Bernis, au milieu de ces peintres, au milieu de ces sculpteurs, de ces architectes, de ses musiciens venus des quatre coins du monde et réunis tout les dimanches à la table de l'ambassadeur de France. Il courait et errait dans les rues de Rome^ ;
1. Uue lettre de 1785, adressée à Fauconuier et publiée par M. Clément, donne ces renseignements sur la vie romaine de Prudhon :
«... Pour le présent, je n'ai rien de nouveau à vous dire. Là vie monotone qu'on mène ici en exclut toute variation. Le matin je me lève pour aller dessiner d'après l'antique. A midi, je dîne et continue après dîner l'ouvrar/e du matin. Le soir, lorsque la nuit tombe, je vais seul me promener dans quelque endroit peu fréquenté jusqu'à l'heure de l'académie, où je me trouve tout aussi seul que s'il n'y avait que moi. L'envie en général que les Français portent à ceux qui ont quelque talent fait que le parti le plus sage est de n'avoir communication avec aucun. Il m'en coûte bien peu à moi, mon ami, qui ne me suis jamais soucié de ces gens qui se disent vos amis, et qui sont loin de Vétre en effet.
« ... Il esta Rome certain café où s'assemble une partie des artistes français, et où je me suis trouvé trois ou quatre fois daiis les commencetnents. Là chacun cherche un point de dispute, qui se rencontre bientôt, pour faire étalage de son éloquence. Là tous les maîtres passent en revue et ne sont point épargnés. On critique celui-ci, on déchire celui-là. Tous ceux qui ne peuvent entrer en comparaison avec Raphaël sont proscrits.
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les projets et les résolutions abondaient et se pressaient en lui; il se promettait de beaucoup dessiner d'après les statues antiques, d'après la nature, d'après Raphaël surtout, dont les peintures exécutées en tapisserie emportaient son admiration, à ce point qu'il voulait un moment remplacer la copie du plafond du Guide, que lui avaient commandée les états de Bourgogne, par la copie d'une de ces tapisseries merveilleuses. Puis ce premier feu d'amour pour Raphaël passait, et Léonard de Vinci s'emparait de l'enthousiasme du jeune peintre, qui écrivait en s'agenouillant sous le charme et la possession d'une tapisserie de la Gène :
/e so}'s de voii^ tout fraîchement les admirables tapisseries exécutées autrefois sur les carions du fameux
Raphaël lui-même est blâme' de ne s'être pas assez asservi à l'antique. Le mieux de tout cela, c'est que tous ces messieurs les beaux parleurs n'étudient ni Raphaël ni l'antique, e' s'amusent chez eux à ne rien faire qui vaille, n
Dans une autre lettre également adressée à Fauconnier, et qui nous avait été communiquée par Laperlier, son possesseur, Prudhon donnait ainsi son adresse :
« M. Prud'hon, peintre, pensionnaire des étais de Rourgogne, accanto Sin Lorenzo in panisperna ai mouti a Roma. » Et il ajoute : « Car j'ai changé de maison et je me suis mis dans vies meubles, ma maison et mon quartier sont en bon air, mais un peu éloignés du centre de Rome; l'avantage de cela est que je suis plus tranquille. Entre trois qui étions du même sentiment à cet égard, nous avons loué la moitié d''un hôtel, ou d'un palais en terme romain, dans lequel nous avons chacun deux grandes chambres, notre entrée particulière, et en commun plusieurs mansardes, une cuisine et un jardin. A ma part, je paye 60 livres. Je fais venir mon dîner pour n'avoir pas à sortir dans le tnauvais temps. Enfin, mon ami, il ne manque que de vous aooir avec moi pour être heureux ; car, qu'estce que sont les commodités de la vie si le cœur nest pas content '^ Le mien exhale souvent des soupirs du côté de Paris, mais en vain ; dans le long espace qui nous sépare, ils n'ont que trop le temps de se perdre. »
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Raphaël; sans contredît, c'est, selon moi, ce quil a fait de plus beau, de mieux senti et de plus expressif; mais quelqu'un qui l'a surpassé bien au delà dans la pensée, la justesse de la 7'éflexion et du sentiment et de plus dans le précis, le moeleux et la force d'exécution, et dans l'entente du clair obscur et de la perspective, etc., c'est l'inimitable Léonard de Vinci, le père, le prince et le premier de tous les peintres, d'api^es lequel on voit également une seule tapisseine exécutée sur sa fameuse Cœne peinte « Milan dans un réfectoire de Dominicains. Ce tableau est le premier tableau du monde et le chefd'œuvre de la peinture; toutes les parties de Fart s y t}'ouvent 7'éunies au degré Je plus sublime; lorsc^u'on est devant, on ?ie se lasse pas d'admirer, soit le tout ensemble, soit chaque détail en parliculier. C'est une source intarissable d'études et de réflexions; la vue de ce seul tableau suffiroit à perfectionner un homme de génie au point d'égaler ou de surpasser Raphaël mê7ne, puisque tout y est 7'éum; cependant peu de personnes y font attention non seulement à ce tableau, mais en géné7'al à tout ce qu'on voit de Léona7'd; ou le 7nérite de ce g7'and homme est t7'op au-dessus de leur intelligence, ou ce qu'il a fait est t7'op parfait pour qu'il leur vienne à la pensée d'oser ja7nais app7'ocher de sa maniè7'e, leur pa7'aissant comme une chose absolument impossible. Cet ho7n7ne rare jolgnoit au génie le plus sublime, un raisonnement juste et une spéculation profonde, choses qui se 7'encontrent 7'arement en une même tête, puisque le pi^emier semble appartenir à un homme sanguin et le second paroît êt7'e le fait d'un homme f7'oid et réfléchi : aussi a-t-il emploie