‹ L'art en Alsace-LorraineChapitre 103 sur 179 · P OE R S O N · texte numérisé non relu

P OE R S O N

harles Poerson, de Metz, qui fut admis en 1 65 1 à l’Académie

V t de peinture et de sculpture, au moment de la jonction avec le

corps des jurés de la maîtrise, a eu autrefois une grande célébrité, bien que son nom soit aujourd’hui tombé dans l’oubli le plus profond. Ses ouvrages, que la spéculation a sans doute fait passer sous d’autres noms, sont à peu près introuvables, même dans son pays natal. Son fils, Charles-François Poerson, qui fut peintre d’histoire, académicien, directeur de l’Académie de France à Rome et prince de l’académie de Saint-Luc, n’a guère, plus que son père, échappé à l’oubli. Ses rapports au ministre, comme directeur de l’Académie de France, sont à peu près tout ce qu’on connaît de cet artiste, et ils touchent bien moins à l’art qu’à la politique. Il a fait un tableau, qu’on a longtemps vu au palais du grand Trianon, et qui représentait la jonction projetée de l’Académie royale de Paris avec l’académie de Saint-Luc à Rome. Les Poerson, qui ont reçu de leur vivant tous les honneurs que peut ambitionner un artiste, et ont été, en quelque sorte, la personnification de l'art officiel, ne sont guère connus aujourd’hui que des érudits et n’occupent qu’à titre de souvenir historique une place dans l’école française.

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