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LUNÉVILLE

Lunéville1 tire son nom du culte qu’on rendait autrefois à Diane sur une montagne du voisinage. On n’a pu découvrir aucune trace du temple autrefois consacré à la déesse; mais dans le lieu qu’on suppose avoir été le bois sacré, on a trouvé des médailles qui représentent la déesse.

En creusant les fortifications de la ville, on a également mis au jour deux statues en pierre : l’une représentait un homme tenant à la main une sorte d’enseigne sur laquelle était un croissant; l’autre figurait une femme ayant la tête encadrée dans un croissant renversé.

Malgré tout cela, Lunéville appartient au xvuT siècle par ses monuments, et si cet endroit a été peuplé dans l’antiquité, on peut supposer qu’il a eu peu d’importance dans le moyen âge, puisqu’on n’en trouve aucune trace. L’église Saint-Jacques, achevée et consacrée en 1745, fut commencée par l’architecte Boffrand et terminée par Héré. Le portail principal, surchargé de fleurs et d’ornements, est surmonté de deux tours dont l’une porte la statue de saint Pierre, l’autre celle de saint Michel terrassant le démon.

Le principal monument de Lunéville est le château, aujourd’hui converti en caserne, comme celui de Commercy. La promenade du Bosquet est un reste de l’ancien parc qui fut si célèbre au temps de Léopold et de Stanislas. Il a conservé quelques-unes de ses statues et de ses magnifiques allées, mais il est bien déchu de sa splendeur première.

x. Lunéville porte d’or, à la bande d’azur, chargée de trois croissants montants d’argent.

NANCY

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