ZIX
Benjamin Zix, né à Strasbourg en 1772 et mort en 1811, n’est aucunement connu en dehors de l’Alsace, où son nom a une trèsgrande importance. C’était un homme doué d’une extrême facilité pour composer, qui a fait un nombre incalculable de petites gouaches, très-spirituellement touchées. La biographie de cet artiste est peu connue, mais la Repue d’Alsace a publié à propos des amateurs de son œuvre une notice que nous reproduisons 1 :
« La destruction des cinq tableaux et de plus de cent cinquante dessins de Benjamin Zix, l’artiste strasbourgeois par excellence , qu’avait réunis avec tant de peine pour le musée de Strasbourg son dévoué conservateur Egmont Massé, nous engage à citer très-sommairement les amateurs de son œuvre. Benjamin Zix, à qui l’on doit les dessins de trois bas-reliefs de la colonne Vendôme, fut tour à tour volontaire à l’armée du Rhin, dessinateur, graveur attaché au grand quartier général de l'Empereur. Vivant Denon, bon juge en matière d’art, l’estimait beaucoup. Il mourut en 1811, dans la force de l’âge, à Pérouse; il dessinait alors les champs de bataille d'Italie. L’admirable esquisse de la bataille d’Eylau, qui a inspiré le baron Gros pour son tableau, était chez son neveu, M. Ch. Bœrsch, rue des Tonneliers, à Strasbourg. François Schuler, architecte, son ami d’enfance, avait soixante-douze compositions pour les Métamorphoses d’Ovide, datant du commencement du siècle. En 1870, ces dessins, moins deux, passèrent au musée et devinrent la proie des flammes (avec la Fête de village, la Danse de l’ours, les Musiciens ambulants, Orphée et Eurydice, les Musiciens du régiment, etc.). »
Zix a fait également des dessins pour plusieurs ouvrages, entre autres la Relation des fêtes données par la ville de Strasbourg à LL. MM. les 22 et 23 janvier 1806 (fig. 5i).