MADAME HERSENT, DESSIN DE HEIM
LE XV IIIe SIÈCLE.
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ne saurait comprendre les causes, occupée qu’elle est d’autres passions; les idées de littérature et d’art créent des antagonismes furieux et des haines comiquement absurdes. Les camps rivaux échangeaient les épithètes les plus aimables : momies, perruques, vandales, enragés, barbes de bouc. Ce qui ressortait le plus clairement de la chose, c’est qu’alors nous avions des cheveux et que nos adversaires étaient chauves; ils chantaient comme les anciens de Lacédémone : à quoi nous faisions la réponse des jeunes Spartiates dans Plutarque. Ce grand tumulte s’est apaisé, et les œuvres des deux écoles qui s’excluaient figurent amicalement côte à côte sur les murailles éclectiques de l’exposition universelle, et voilà que nous admirons M. Heim après l’avoir fort malmené et fort rudoyé, surtout lorsqu’il était membre du jury et refusait - — nous nous le figurions du moins — les œuvres romantiques que nous affectionnions principalement. »
En 1859, Heim exposa l’admirable série de dessins représentant les membres de l’Institut (fig. 53). Il y a dans tous ces dessins, maintenant placés au Louvre, une jeunesse, une vie, une fermeté qu’on ne soupçonnait pas chez le vieux peintre classique, et ils demeureront assurément un de ses titres de gloire pour la postérité.